Contraction de texte
Texte :
Faire du sport est bon pour la santé. Sans doute, puisque cette « vérité » nous est régulièrement rappelée. Mais pourquoi ? Pourquoi une activité physique régulière améliorerait-elle notre santé et nous maintiendrait-elle en forme ? Avant d’expliquer pourquoi, rappelons que diverses études ont montré, entre autres, que bouger régulièrement réduit le risque de développer un diabète, de mourir d’un accident vasculaire cérébral ou d’une crise cardiaque, prévient certains cancers, améliore le moral, fortifie les os, renforce les muscles, augmente les capacités respiratoires, réduit les risques de chutes et de fractures chez la personne âgée, aide à contrôler l’excès de poids, etc. !
Ces dernières années, les recherches dans ce domaine ont explosé, étendant encore ces observations. Entre autres, l’exercice stimulerait le cerveau – et surtout l’aptitude à mener à bien des tâches qui exigent de l’attention, de l’organisation, de la planification – et réduirait les symptômes de la dépression et de l’anxiété chez certaines personnes. De plus, les biologistes commencent à comprendre les mécanismes déclenchés à l’échelle des cellules et des molécules par une activité physique régulière. […]
On s’est aussi aperçu qu’il n’est pas besoin d’être un adepte du triathlon pour recueillir les fruite de l’exercice physique. Il y a 20 ans, les experts en médecine préventive ne prônaient que l’activité intense. Aujourd’hui, ils insistent aussi sur les bénéfices de séances régulières et modérées. L’une d’entre nous (Joann Manson) a contribué a démontré les bienfaits comparables, sur la santé, de l’exercice physique intense ou non, dans le cadre d’études à grande échelle. Conduites de 1976 à 1989, ces études, réalisées sur 238 000 infirmières volontaires, sont parmi les plus vastes menées sur les facteurs influant sur la santé des femmes. A partir de leurs données et d’autres, les dernières directives relatives à l’exercice physique de l’Organisation mondiale de la santé, publiées en 2010, recommandent de pratiquer au moins deux heures et demie d’activité modérée par semaine (la marche rapide, par exemple) ou une heure et quart d’une activité d’endurance soutenue, tel le jogging, une fois par semaine, ainsi que des exercices de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.
Les scientifiques ont mis au point des méthodes rigoureuses pour mesurer des exercices d’aérobic. Il existe aussi un moyen efficace et moins couteux d’évaluer l’effort produit : le test de la parole. Si votre cœur bat un peu plus vite, qu’il vous est plus difficile de respirer, mais que vous pouvez encore parler ou réciter un poème tout en bougeant, c’est que votre activité reste modérée. Au contraire, si vous ne parvenez plus qu’à balbutier un ou deux mots, c’est que l’exercice est devenu intense. Enfin, si vous pouvez chanter, cela indique que l’exercice est devenu intense. Enfin, si vous pouvez chanter, cela indique que l’exercice est de faible intensité. […]
Les bienfaits de l’exercice se font sentir quand celui-ci devient une routine. L’organisme s’adapte aux exigences accrues dont il fait l’objet et acquiert de l’endurance à mesure que la personne devient plus performante. Par exemple, les poumons absorbent davantage d’oxygène à mesure que la respiration devient plus profonde et que le cœur pompe plus de sang à chaque battement. Les modifications biologiques qui en résultent améliorent la santé à long terme. […]
Depuis longtemps, les athlètes savent que le sport est bon pour le moral et améliore la santé psychique. Mais ce n’est qu’en 2008 que l’on a pu mesurer l’état d’euphorie des sportifs après un effort prolongé. On a montré que le cerveau libère plus d’endorphines (des hormones comparables aux opiacés qui procurent un sentiment de plaisir) durant une course de fond que pendant un exercice de courte durée, et que ces substances sont actives dans des régions du cerveau responsables des émotions fortes.
Shari Bassuk, Timothy Church et Joann Manson, extrait de leur article du magazine Pour la Science, n° 435, Janvier 2014.
1. Résumé : 9 pts
Ce texte compte environ 632 mots. Vous le résumerez en 158 mots. Une marge de 16 mots en plus ou en moins est tolérée. Vous indiquerez à la fin de votre résumé le nombre exact de mots utilisés.
2. Discussion : 9 pts
Dans leur article, publié en janvier 2014 dans le magazine Pour la Science, Shari Bassuk, Timothy Church et Joan Manson écrivent : « Faire du sport est bon pour la santé. »
Pensez-vous que seul le sport soit bénéfique pour la santé physique et psychologique ? Vous répondrez à cette question au terme d’une argumentation soutenue par des exemples précis et variés.
3. Présentation : 2 pts

