La dernière chance

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Des razzias négrières au néocolonialisme contemporain, en passant bien sûr par le colonialisme, le système de prédation planétaire fondé sur le déni de la dignité humaine, n’a rien fait d’autre que changer de forme. Il est demeuré identique, intact et stable, mais en affirmant davantage son hégémonie.  De fait, c’est une erreur de croire qu’avec l’apparente modernité les peuples d’aujourd’hui jouissent des conditions de vie plus dignes et humaines que ceux d’hier. En fait, l’unique  changement manifeste  jusqu’ici est bien celui de la radicalisation des stratégies répressives et oppressives.  

Ce système capitaliste impérialiste mondial à la tête duquel se trouve la prétendue superpuissance américaine est victime de ses propres contradictions jusqu’aujourd’hui. Lesquelles contradictions étaient déjà considérées par Marx comme les germes de la destruction future ou de l’auto-destruction du capitalisme, en ce sens que l’accumulation du capital est  inséparable de la prolétarisation croissante des masses, et donc, des crises et des frustrations sociales susceptibles de générer sa suppression.

L’évidence la plus frappante de nos jours est que les crises du système capitaliste ont atteint leur comble : guerres tous azimut et crises politiques généralisées avec leurs conséquences, terrorismes, le pillage effréné des ressources  naturelles, l’industrialisation aveuglante et le dérèglement écologique, crises financières, pauvreté abjecte, chômage rampant, etc... Il va sans dire que cette configuration chaotique et inique du monde qui profite pourtant au CAPITAL, offre à la communauté mondiale actuelle des opprimés l’ultime chance de se saisir comme acteurs de l’histoire et de s’organiser pour renverser la tendance dominante et instituer un ordre mondial juste, c’est-à-dire restituer la dignité humaine.

Cette lecture scientifique des faits valide et entérine la théorie révolutionnaire de Lénine pour qui la crise sociale et l’existence d’un parti révolutionnaire sont les préalables à toute transformation sociale. Jamais! Jamais le capitalisme n’a été autant secoué et essoufflé par ses  propres contradictions ou crises, auxquelles il faudrait tout simplement associer un mouvement social bien structuré, solide, dynamique, déterminé et conscient de sa mission d’avant gardiste, pour en découdre définitivement avec la bourgeoise mondiale qui constitue le cimetière du bonheur de l’humanité.

2016 est l’ultime chance qui s’offre aux opprimés ou aux victimes de tous les pays de s’unir et de prendre leur destin en main, car l’ennemi suffoque en s’enlisant crescendo dans des crises qui lui sont consubstantielles.  Mais, à défaut d’une solidarité prolétarienne internationale, laquelle constitue la signature de l’acte de décès du capitalisme comme le pensait Marx et Engels, il faut une solidarité prolétarienne nationale.

Que ceux qui ont soif de la vérité, de la liberté, de la justice, du bonheur ou de leur manifestation concrète dans leur quotidien se mettent donc au travail, mieux qu’ils s’organisent. Mais en quoi consisterait précisément cette organisation salutaire pour le prolétariat?

La prise de conscience en est le principal fondement ; elle se résume à la compréhension parfaite et radicale du système concentrationnaire régnant. Ceux qui ont  pris conscience sont ipso facto garants de la création des mouvements de libération, ainsi que de la formation de leurs cadres et des masses à l’effet de construire une masse critique sûre. La formation doit être adossée à des stratégies d’éducation globale de la société, partant prioritairement et surtout de la base au sommet. Aucun secteur, ni aucune couche de la société ne pourraient, pour ainsi dire, ne pas être imprégnés du sens du combat et de ses idéaux.

Tout cela constitue un travail idéologique qui doit nécessairement être érigé sur une base économique indestructible sans laquelle l’organisation serait en proie à la fébrilité, et  pire, à la mendicité. Retenons une fois pour toute que même si c’est de la pauvreté que naissent les conditions sociales d’une révolution, celle-ci ne peut pas pour autant être faite avec la pauvreté. Le pauvre doit préalablement définir et acquérir  les moyens de son combat ou, tout au moins, le faire progressivement en fonction des circonstances. Toujours est-il qu’il doit éviter d’être matériellement démuni tout au long de son parcours. En cela, nous sommes fondés à croire que LE PAUVRE N’A PAS LE DROIT DE FAIRE LA REVOLUTION.

Que l’action soit déclenchée si tout est compris! Ne donnons pas du temps à l’ennemi pour reprendre son souffle, ce qui serait encore fatal pour nous et pour les générations futures. Surtout, n’oublions pas, c’est la dernière chance que nous avons.