Le protectionnisme : une option incontournable dans le processus d'industrialisation de la future République Fédérale du Nyobeland (Cameroun) et de la République de Fusion Africaine (Etat continental)
Le critère fondamental et déterminant dans le processus de développement d'un pays est l'industrialisation. Ce sont les industries qui absorbent la main d'œuvre en chômage. Il faut rentrer des devises dans les caisses de l'État, élever le niveau de vie des populations et subvenir aux besoins de l’Etat. Tout ceci demande que des ressources soient produites, qu’il y ait des fonds présents. Seuls les industries garantissent cela. Sans les industries, on est obligé d’acheter tout à l’extérieur. Puisqu’on n’aura pas assez d’argent pour acheter, on sera condamné à vendre nos ressources du sol et du sous-sol. C’est ce qu’on appelle l’économie de traite. Et quand les ressources du sol et du sous-sol seront épuisés, c’est la mort qui nous attendra. Il n’y a pas de développement sans industries. Les pays développés sont les pays industrialisés. Les pays puissants sont les pays industrialisés. Le critère fondamental de déterminant pour classer les pays est la capacité industrielle. L’Afrique noire représente moins de 3 % des industries mondiales. C'est pourquoi l'Afrique noire est sous-développée et piétinée dans le monde. D'autres éléments de puissance viennent tout simplement s'ajouter à l’absence des industries. L’Afrique a moins de 3 % des industries Mondiales. Sur ces 3%, pratiquement 2 % sont des délocalisations des industries étrangères ou des industries appartenant aux étrangers. La capacité industrielle propre de l'Afrique noire est donc de 1 %. Ceux qui sont surpris de la situation actuelle de l’Afrique noire sont ceux qui ne font pas des analyses, ou sont de mauvaise foi. Avec un tel pourcentage, ce serait un miracle que l’Afrique s’en sorte, parvienne à s’occuper de ses populations. Il ne s'agit pas d'une malédiction de la race ou du fait de sa culture. Si nous ne mangeons pas, nous maigrissons. Essayer de trouver la raison de notre maigreur dans la sorcellerie du voisin ou de l'oncle, c'est contourner le problème, c'est le fuir. On ne peut pas couper la tête de la poule et être surpris que la poule meure, ou trouver des raisons métaphysiques à la mort de la poule. Dans la même logique, on ne peut pas manquer d'industries et attendre le développement. C'est tout simplement de la sorcellerie. Toutes les grandes puissances qui se sont imposées dans le monde depuis la révolution industrielle ont d'abord été des puissances industrielles avant d'être des puissances militaires : Allemagne, France, Angleterre, États-Unis, Russie, Chine, Japon, Corée. C'est le chemin incontournable vers la grandeur. Sans industries, pas de grandeur, pas de logement décent, pas de respect dans le monde, pas de respect de sa race. Le tort que nous font les présidents africains imposés de l'extérieur est immense. Ils manquent cruellement de vision. Au lieu de réaliser l’industrialisation de l'Afrique, ils construisent des mosquées et des églises, achètent de grosses voitures, détournent nos fonds et nous condamnent à une mort certaine. C’est pourquoi le peuple africain doit se préparer à les chasser tous, et sous l’égide de la Ligue Associative Africaine, imposer des présidents progressistes et révolutionnaires. Nos présidents actuels se contentent de vendre nos matières premières. Quand ces matières premières seront finies, ou quand personne n’en voudra encore, nous allons nous manger sur ce continent, à cause des présidents imposés de l’extérieur. Nous devons nous organiser pour choisir nos propres dirigeants, et y laisser notre vie s’il le faut. Dans les pays, la Ligue Associative Africaine s’assure de la formation des futurs dirigeants du continent. En basant notre économie sur la vente des matières premières, les présidents actuels condamnent notre peuple à la mort. L’un des plus nuls, le nul des nuls, le président Paul Biya du Cameroun a vendu les maigres entreprises laissées par son prédécesseur Ahmadou Ahidjo aussi nul que lui.
Des jours particulièrement difficiles nous attendent, sauf si nous parvenions à prendre le contrôle de nos pays et à basculer rapidement vers l'Etat continental que nous appelons la République de Fusion Africaine. Nous avons plusieurs fois, dans nos publications, affirmé que la Grande Révolution Panafricaine se fera par étapes. Il faut que la chaîne rompe quelque part. Nous estimons que ce sera au Cameroun. Que ce soit le Cameroun ou dans un autre pays africain du continent ou outre-mer (Haïti, nouvelle Guinée, Jamaïque…), celui qui jouera le rôle de pionnier n'aura pas le choix. Il devra forger une force militaire capable de déclencher et de réussir la guerre d'unification du continent, puisque nous passerons par là. Pour cela, il doit avoir une base industrielle solide. Nous prenons le cas du Cameroun.
Une fois le pouvoir, nous engagerons une politique de protectionnisme, telle que définie dans notre projet de société. Le protectionnisme est une politique qui vise à protéger l'industrie nationale de la concurrence étrangère par l'élévation des tarifs douaniers. Les produits étrangers, pour entrer au pays, doivent payer des frais très élevés. Quand une industrie a produit, il faut écouler ses produits. Pour cela, il faut trouver des marchés. Chaque pays est un excellent marché pour ses industriels. Les nationaux doivent donc avoir la primauté sur le marché national. Pour protéger les entrepreneurs nationaux, il faut éviter une concurrence déloyale entre les entreprises étrangères et eux. Tous les pays riches et industrialisés ont pratiqué le protectionnisme. Que fait le président Paul Biya du Cameroun ? Il fait exactement le contraire du protectionnisme. Il a signé les Accords de Partenariat Economique (A.P.E.) avec l'Union Européenne. Ces accords prônent l'ouverture des frontières entre les deux entités. Les produits de l'Union européenne se déversent au Cameroun et ceux du Cameroun sont également sensés se déverser à l'Union Européenne. Seulement, le Cameroun ne produit pratiquement rien. La banane qu’il vend au marché internationale est la propriété d’une société française. Peut-être un peu de cacao, de café… Donc l’Union Européenne a tout intérêt à voir les frontières ouvertes entre le Cameroun et elle. Par contre, le Cameroun est extrêmement perdant dans cette ouverture. Ce sont donc des accords de dupe entre la très intelligente Union Européenne et l’incompétent gouvernement camerounais de Paul Biya.
Pour mieux comprendre ceci, prenons Ngono, un jeune camerounais de 35 ans. Ngono est pêcheur. Chaque matin, il va pêcher avec sa ligne. Il lance sa ligne dans l'eau et attend, parfois le vent souffle et il croit que c'est le poisson, et tire sa ligne : rien. En fin de journée, il pêche 4 kilogrammes de poissons. Par mois, cela lui fait environ 100 kilos de poissons si on exclut les jours fériés. Il doit nourrir sa famille, là vêtir, envoyer ses enfants à l'école, payer son loyer, garder l’argent pour se construire et pour les cas de maladie, s'occuper des problèmes familiaux, répondre parfois aux sollicitations de ses amis ou de ses proches… Pour survivre, Ngono doit vendre 1 kg de poisson au moins à 1000 francs pour espérer avoir 100 000 Frs par mois, ce qui lui permet à peine de sortir du cadre de survie. Jacques Poil de Crapaud est un entrepreneur français. Il a une société de poissonnerie. Il a un bateau de pêche de dernière génération qui aspire les poissons. Il quitte de la France avec son bateau. Tandis que le bateau aspire les poissons, les classe et les mets dans les paquets, on lui fait le massage. Pendant ce temps, Ngono est au soleil et sous la pluie entrain de lancer sa ligne pour attraper les poissons qui fuient. Poil De Crapaud arrive au port de Douala contrôlé par son compatriote Bolloré. Avec les APE que le Cameroun a signés avec l’Union Européenne, il ne paie pas cher à la douane et fait entrer au Cameroun des tonnes de poissons prêts. Congelcam est une société camerounaise de vente de poisson. Devant lui, il a Ngono qui lui vend le kilo de poisson à 1000 Frs et Poil de Crapaud qui lui vend le même kilogramme de poisson à 600 francs. Congelcam recherche son bénéfice. Dans tous les cas le client qui viendra acheter les poissons ne demandera pas comment on les a eu, ni d’où ils sortent. Les clients achèteront ce qui est moins cher et bon. Congelcam achète le poisson de Poil De Crapaud. Ngono ne peut pas supporter cette concurrence. Il rentre à la maison, arrête de pêcher, ou bien continue, mais la fin du mois ne parvient même pas à s’occuper de sa petite famille. Le ventre creux, ses filles deviendront des prostituées pour avoir de quoi manger. Au Cameroun on dit qu'elles vendent le piment. Même sa femme va vendre le piment. Il ne sera pas respecté. Son foyer sera menacé. Il ne pourra pas envoyer ses enfants à l'école. Il va aller louer un studio (1 chambre et 1 salon) pour sa femme, lui, ses 4 enfants et quelques nièces. Il va se replier sur sa tribu où il pense avoir un soutien, nuisant ainsi à l’unité nationale.
Retournons en arrière et revoyons le cas de Ngono quand la LIMARA sera au pouvoir. Ngono va continuer de pêcher ses 4 kilogrammes de poisson par jour. Quand Poil De Crapaud va accoster au port de Douala avec ses tonnes de poissons, le gouvernement limaraiste lui demandera des tarifs élevés pour pouvoir vendre ses poissons sur le marché camerounais. Il sera obligé de vendre son kilogramme de poissons à 1000 francs ou 1200 francs. Ngono pourra supporter la concurrence avec lui sur son propre marché. Quand les deux se présenteront devant Congelcam, il achètera tous les poissons de Ngono. La demande en poisson va être très forte, ce qui va obliger Ngono à s’organiser pour répondre à cette forte demande. Il va recruter 3 camerounais pour l’assister, réduisant le taux de chômage. Il va passer de la ligne de pêche au filet, puis à la pirogue, et enfin au bateau. Il va créer une société appelée Les poissons de Ngono. Bientôt son capital sera de 5 millions, 10 millions, 100 millions, 10 milliards… Chaque année, il paie 40 millions de taxes à l'État camerounais, ce qui permet de construire un bureau administratif. Donc par an, Ngono seul construit un bureau administratif pour l'État camerounais. Sa famille est heureuse. Sa première fille qui était condamnée à vendre le piment a fait des études de médecine. Elle veut ouvrir un hôpital de référence. Son père lui prête 200 millions. Bientôt elle devient elle aussi milliardaire et paie les mêmes taxes que son père. Par an, elle construit elle aussi un bureau administratif pour le pays. La famille Ngono seule qui était condamnée à la misère, à vivre dans un studio, construit elle seule environ 4 bureaux administratifs par an à l'Etat camerounais. Elle a sorti plus de 50 personnes du chômage. Les poissons de Ngono peut alors compétir sur les marchés internationaux avec l'entreprise de Jacques Poil De Crapaud. Tout ceci a été possible grâce au protectionnisme de la LIMARA qui a protégé Ngono de la concurrence étrangère. C'est pour cela que dans le mémorandum que nous avons fait sur notre projet de société, nous avons insisté sur la pratique du protectionnisme. La LIMARA se présente toujours comme le fidèle représentant des intérêts du peuple camerounais. Cela a toujours été comme cela et ne changera jamais. La Ligue Associative Africaine de son côté est engagée dans la construction d’un Etat africain uni appelée la République de Fusion Africaine.
