LES ECOLES DE GENIES
La plus grande force d’un mouvement révolutionnaire n’est pas une armée très puissante ou des richesses incalculables. La plus grande force reste l’organisation. Ce qui est valable pour une organisation révolutionnaire est valable pour un pays. Une petite armée bien organisée remporte des victoires sur des armées nombreuses et peu organisées. Le Vietnam qui a battu les Etats-Unis était militairement plus faible. Toutes les armées de libération qui ont remporté des victoires militaires sur les colons étaient au point de vue de l’armement, des finances et de l’expérience de loin inférieurs par rapport aux colons, pourtant ils ont remporté des victoires. Je prends ce cas pour souligner la force de l’organisation. L’organisation revient à mettre chacun à sa place, où il a le plus d’aptitudes. Les hommes n’ont pas les mêmes capacités. Il y a ceux qui sont physiquement très forts, d’autres qui sont de très bons stratèges, d’autres encore qui sont très intelligents. L’erreur serait de mettre celui qui est physiquement très fort en conception de la stratégie et celui qui est un bon stratège où il faut une grande force physique. Ni l’un ni l’autre ne pourra apporter de grands résultats. Ce serait comme dire au poisson de voler et à l’oiseau de nager. Ni l’un ni l’autre ne pourra fournir des résultats attendus. On dira qu’ils sont incapables. En fait il n’y a pas d’incapables. Il y a des paresseux, mais pas d’incapables. Le plus importants est de mettre chacun à sa place. Cette tâche revient aux organisateurs du mouvement révolutionnaire ou aux gouvernants du pays. C’est le reproche à notre système éducatif, qui juge des personnes en fonction de leur capacité intellectuelle, leur capacité à assimiler des connaissances apprises. Pourtant d’autres personnes sont plutôt aptes non à assimiler, mais à produire des connaissances…
Revenons sur notre sujet à savoir les écoles de génies. Une Nation qui veut émerger a besoin des gens qui sortent du commun, des gens dont les connaissances sont largement au-dessus de la moyenne, des gens capables de voir et d’appréhender ce que le commun des mortels ne voit pas. Des gens dotés de capacités extrêmes. Ces personnes existent dans tout peuple et sont souvent la pierre angulaire du progrès, si on parvient à leur donner la capacité d’exprimer leur génie. Il est convenu aujourd’hui qu’Einstein était un génie, parce qu’il a eu la possibilité d’exprimer son génie. Mais des milliers d’autres n’ont jamais la possibilité d’exprimer ce génie, pour plusieurs raisons : A cause du système éducatif qui a déjà défini les critères, de l’organisation sociétale qui, grâce au chômage, à la misère, su favoritisme, à la jalousie, les empêche d’éclore leur génie. Ils vivent, grandissent et meurent sans jamais exprimer leur génie. Ils deviennent comme tous les autres êtres, et se contentent de naitre, se nourrir, grandir, travailler, se marier, faire des enfants, les élever, vieillir et mourir. Ceci est la voie du commun des mortels. Il y a juste une légère différence avec les animaux, sans prétendre bien sûr blesser les sensibilités. Le génie n’est pas comme cela. Il a des capacités surhumaines qu’il faut exprimer. La société doit donc lui donner la possibilité d’exprimer ce génie, sans lequel nous ne pouvons pas aller rapidement vers le progrès auquel nous aspirons tous. Si les autres personnes sont comme des voitures vers le progrès, le génie lui est comme l’avion, comme la fusée. Il faut donc les détecter et mieux les encadrer. Dès la prise de pouvoir de notre parti politique la LIMARA (Ligue des Masses pour la Renaissance Africaine) au Cameroun, nous instituerons des écoles de génies. L’école de génie est une école spéciale, où enseignent les meilleurs enseignants du pays et du monde entier. Il faut aussi être apte à faire des sacrifices financiers nécessaires pour donner aux génies une formation optimale. C’est une école suréquipée, avec des plus grandes bibliothèques, les plus grands laboratoires, des écoles ouvertes aux connaissances au monde. Les programmes sont élaborés en fonction des capacités des élèves et des attentes du pays. Ceux qui sortent de ces écoles sont directement mis au service du pays en fonction de leurs capacités. Nul n’aura le droit d’aller travailler hors du pays, d’ailleurs ce principe valable pour les génies sera aussi valable pour tout apprenant que le pays formera, sauf si, par jeu d’alliance, nous mettions des personnes au service d’une cause ou d’un pays ami. Chaque Etat (les régions actuelles) aura une école primaire de génie et une école secondaire de génie. La capitale Yaoundé aura l’école universitaire de génies. Ces écoles de génies regrouperont les plus intelligents de chaque région. Après les résultats, les élèves ayant les plus grandes moyennes seront présélectionnés pour entrer à l’école des génies. S’ils réussissent les épreuves de sélection, ils entreront à l’école des génies, à la classe correspondante à leur niveau intellectuel. Tous les apprenants de l’école des génies seront sous l’entière charge de l’Etat, que ce soit pour leur logement, leur nutrition, leur argent de poche, leur distraction, leurs stages de perfectionnement dans les pays amis, leurs voyages touristiques, leur habillement. L’Etat s’assurera qu’il ne leur manque rien pour leur formation. Chaque génie devra exceller dans son domaine de compétence et être le plus illustre au monde. Après le triomphe de la Grande Révolution Panafricaine, de telles écoles seront créées partout en Afrique. Il y aura une école continentale de génies, réunissant la crème de la crème de la plus haute intelligentsia africaine. De cette manière, nous ferons un développement sûr et contrôlé. La LIMARA reste le fidèle représentant des intérêts du peuple camerounais, avec la Ligue Associative Africaine engagée dans la construction de la République continentale appelée la République de Fusion Africaine.