Le régime Néo colonial de Paul Biya : comment venir à bout d'un tel régime ?

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Le régime de Paul Biya est sans aucun doute l' un des régimes les plus incompétents et les plus répressifs de la planète. C'est un régime répressif qui viole les droits de l'homme, avec une armée qui violente la population, un régime assis sur  la corruption, qui a fait du Cameroun le pays le plus corrompu du monde. C'est un régime qui a réussi à bloquer tous les espoirs de changement du pays, en privatisant les principales entreprises d'État du pays. Il a un pouvoir absolu.  Il contrôle tous les leviers du pouvoir :  Armée, finance, institutions publiques... Il contrôle tous les trois  pouvoirs du pays : Exécutif, législatif, judiciaire. En plus du pouvoir exécutif, il est celui qui nomme les responsables du pouvoir judiciaire, et ces responsables sont nommés sur le critère de leur obéissance au pouvoir exécutif. Il contrôle les deux parlement. Le président Paul Biya nomme seul 30 % des sénateurs et son parti reste en course pour l' élection des 70% de sénateurs restants. Il contrôle également la chambre basse du parlement. Il contrôle les deux chambres à plus de 70%.  Il est donc un régime doté de pleins pouvoirs. Il règne sans partage, avec une opposition réprimée. En plus de cette toute puissance à l' intérieur, il bénéficie du soutien des grandes puissances à qui il donne les ressources du pays pour se maintenir à la tête de l'État. Ces grandes puissances impérialistes ferment les yeux sur ses agissements. La question cruciale est : comment peut-on vaincre un tel régime ?

I- Les premières stratégies pour vaincre le régime

1- La solution électorale

 L'opposition s'est longtemps contentée de vouloir remplacer le régime, de le chasser. Elle a essayé par les élections. Le régime est accusé d'avoir perdu plus d'une fois les élections et s'est maintenu par la force. Le régime nomme les membres de Elecam, l' organe chargé d'organiser les élections et de la cour constitutionnelle chargée de proclamer les résultats. Le code électoral est à son avantage. Les opposants se sont opposés à ce code électoral sans succès. La solution électorale semble donc ne pas porter des fruits. C'est pourquoi les partis politiques comme le CPP (Cameroon People's party) ont décidé de ne plus aller aux élections. En plus de tous ces dispositions, le régime est souvent accusé de bourrer les urnes, rendant encore plus difficile la solution électorale.

2- Les villes mortes

 L'opposition a tenté les villes mortes. Elle a plusieurs fois paralysé les activités du pays pour faire pression sur le régime. Des activités ont cessé dans les villes et régions du pays en 1990 et en 2025 dans les régions francophones et depuis plus de 6 ans aucune activité ne fonctionne les lundis dans les zones anglophones du pays. Le régime a réussi à contourné les villes mortes, se retranchant à yaoundé quand la situation est plus difficile pour lui, affirmant que tant qu'il a Yaoundé, l'opposition n' a rien.

3- La solution parlementaire

 L'opposition a essayé de le combattre au parlement, mais il a su corrompre certains opposants et les empêcher de faire bloc au parlament quand il n' avait pas eu la majorité absolue. Il a fini par prendre le contrôle absolu du parlement, retranchant l' opposition à la simple figuration sans réelle influence. Il règne sans partage, et l'opposition n'a aucun moyen de l'influencer d'une manière que ce soit. 

4- La solution de cooptation

Certains dirigeants de l' opposition ont tenté de se faire coopter par les puissances impérialistes pour être imposés à la tête du pays. Mais ce que paul Biya offre à ces pays, le total accès à nos ressources pour se maintenir au pouvoir, aucun opposant ne pourra le faire. Les impérialistes choisissent donc celui qui défend le mieux leurs intérêts. En plus la France au Cameroun hésite toujours. Tous ceux qu'elle avait choisi au Cameroun avaient fini par se retourner contre elle. Le premier, Paul Soppo Priso, choisi pour diriger la JEUCAFRA (Jeunesse Camerounaise Française), était devenu un nationaliste très proche de l' UPC qui combattait la France. André Marie Mbida n' acceptait pas toutes ses exigences. Ahmadou Ahidjo avait fini par créér des structures économiques pour la rivaliser. Pour remplacer Paul Biya elle doit donc beaucoup réfléchir. Elle n' a pas intérêt à le faire pour le moment, sauf si elle craint que la forte contestation populaire de son régime ne favorise la montée au pouvoir d'un nationaliste qu'elle ne contrôle pas.

II- La faute de l'opposition et du peuple

Si le régime a pu devenir aussi puissant malgré son incompétence et ses injustices, c'est parce qu'il a trouvé des facilités pour de devenir.

1- Une opposition clientéliste

 Beaucoup d'opposants luttaient pour le poste de president de la République ou pour des postes personnels. Le régime a su leur donner ces postes pour les briser, et les retourner contre le peuple. presque tous ses principaux opposants ont fini dans son gouvernement.

2- Le choix des opposants dociles

 Le régime a lui-même choisi ses opposants, en refusant de reconnaitre les véritables opposants et à propulser les opposants sans vision pour décrédibiliser l'opposition aux yeux du peuple. Les opposants qu'il a choisi se sont lancés dans une course pour les postes, et ont fini de désillusionner le peuple, qui ne croît plus ni au régime ni à ses opposants. Et dans cette situation savamment organisée, le peuple avait préféré le régime. 
L'opposition choisi, engagé dans les postes, cherchait plus à plaire au régime pour mériter des postes qu'à penser une stratégie inédite de lutte.

3- Une opposition qui se contente de dénoncer les abus

 L' opposition dans sa majeure partie n' a dénoncé que les actes flagrants du régime, et a fait juste une critique de forme du régime. Sur les médias, ces opposants crient sur le régime, montrent ses insuffisances que tout le monde voit, sans organiser le peuple. C'est une opposition clientéliste qui veut crier fort pour mieux négocier les postes au sein du régime ou pour faire croire au peuple qu'elle combat alors que son but est de crier pour séduire le peuple et avoir des élus. Son seul objectif est d'obtenir les postes administratifs.

4- Des opposants issus de la même famille politique que le régime

 Presque tous les opposants qui combattaient Paul Biya sortent de l' ancien parti unique l' UNC, puis le RDPC, le parti au pouvoir. Ils répètent les mêmes tares que le régime. Le régime s'est donc trouvé seul, sans opposition véritable, ce qui lui a permis d'agir sans crainte, et d'assoir son pouvoir de manière durable. On ne comprendra jamais l' opposition camerounaise sans revenir à la lutte pour l'indépendance du pays. Deux familles politiques s'étaient constituée. Une, nationaliste et upeciste, qui luttait pour l' indépendance du pays. L' autre, aujoulatiste, avait défendu le colon français pour des intérêts personnels au détriment des intérêts de la nation. Cette opposition aujoulatiste s'était majoritairement retrouvée au parti unique, et c'est elle qui s'était retrouvée à la tête de l' opposition, ce qui justifie ses tares. À l' origine cette opposition est clientéliste et c'est la même chose qu'elle a répété quand elle a eu la tête de l' opposition camerounaise.

5- Une opposition non différente du régime

Les opposants choisis se comportent exactement comme le régime quand ils ont des postes nominatifs ou électifs. Il n' y a pas de grandes différences entre une mairie, un ministère, un service public dirigés par l' opposition et par le régime : mêmes détournements de fonds, l'incompétence, l'orgueil, l'arrogance, l'injustice. Le peuple ne voit pas de différence entre le régime et l'opposition.

6- Une opposition non formée et un peuple émotif

 L'opposition a refusé de se former pour organiser le peuple. Le peuple de son côté est resté émotif. Il n'a pas été capable de soutenir une avant-garde capable de constituer un contre-poids sérieux et alternatif au régime. Il a suivi les crieurs, les harrangueurs de foules au lieu de soutenir les leaders qui parlaient de strategie. Il a préféré, au cas où il a voulu soutenir, plutôt les organisations les plus proches du pouvoir. La diaspora a fait pareil, et s'est contentée de crier sur le régime, organiser les marches à l' étranger, au lieu de soutenir financièrement les mouvements qui tentent d'organiser le peuple, de constituer une avant-garde sérieuse de combat. 
Tout a contribué à renforcer le régime qui aujourd'hui n'a en face de lui aucune force  politique capable de lui tenir-tête à part les rebelles amazoniens qui ne sont pas une force politique mais une force militaire.

III- Maintenant que faire ?

Engagé dans la révolution de son pays, Lénine avait écrit deux  livres de renom : que faire ? Par où commencer ? Ces questions sont d'actualité dans le Cameroun actuel.

1- Une auto-critique sans concession 

Il faut d'abord accepter la réalité. Nous avons échoué, et cet échec est individuel et collectif.
Et si nous avons échoué, c'est parce que nous avons failli à plusieurs endroits. Il faut faire une auto-critique sans concession de notre opposition et de notre peuple. Personne n' est victime. Par nos calculs et nos agissements nous avons cru possible de lutter pour notre rayonnement personnel sans compromettre l'avenir du pays. Et en faisant cette auto-critique de l' opposition il faut tirer des leçons claires. Si nous voulons changer de situation, il faut changer le type d' opposition qui s'apprête à prendre les commandes du pays. Si le même type d'homme intéressé par les postes est maintenu, alors rien ne changera. Il ne faut pas jeter toute l' opposition. Des figures comme Kah Walah et quelques rares personnes font la différence. Mais c'est tout le type d'homme qu'il faut changer. Le nouveau type d'homme doit être formé, nationaliste. Ce type d'homme est très difficile à trouver, mais beaucoup se trouvent dans la LIMARA et nous en formons, difficilement sûrement, mais nous le faisons. Il faut faire l' auto-critique du peuple et montrer qu'il est la seule cause de cette situation. Par sa paresse, son manque de formation, le choix douteux de ses opposants, les calculs tribaux et égoïstes, il a contribué à renforcer un régime qui aujourd'hui l' écrase.

2- Le peuple comme seule solution

 Il faut que nous travaillions intensément à faire comprendre au peuple qu'il est le seul capable de changer cette situation. Seul lui peut vaincre le régime néo colonial, à condition de se laisser former, organiser, et de soutenir l'avant-garde qui est la LIMARA. Un peuple qui verse ses revenus à l' église et dans les mosquées au lieu de chercher à soutenir une avant garde capable de changer ses conditions de vie n' est pas une victime de sa situation. Il en est un responsable.
Si nous restons orgueilleux en trompant notre égo en disant que le régime est faible et que la colère du peuple peut le renverser, nous nous trompons. Il serait grave également de chercher à toujours justifier nos manquements par le fait que le régime utilise des méthodes anti- républicaines. S'il peut le faire, c'est parce que nous n' avons pas constitué un contre poids capable de l'en empêcher.

3- Renforcer l'avant-garde 

Il faut renforcer lavant-garde pour le combat politique national. Quand Lénine écrivait ses deux ouvrages, le parti communiste russe n' était pas encore créé. Et la première recommandation de Lénine était de mettre sur pied un mouvement populaire d'avant-garde. Avec la LIMARA, nous prenons donc une légère avance sur la Russie de l' époque, à condition de savoir capitaliser cette avance. Le livre "Par où commencer" avait été rédigé en 1901, et "Que faire ?" en 1902. Le parti ouvrier social-démocrate russe est officiellement créé en 1912, pour être cette avant-garde prônée par Lénine depuis 1901. Ce mouvement fonctionnait déjà en clandestinité. Lénine insiste que la classe ouvrière ne développera pas spontanément une conscience révolutionnaire politique complète en se limitant aux luttes économiques et aux actions spontanées. Il préconise la formation d’un parti d’avant-garde composé de militants professionnels, disciplinés et théoriquement formés, capables d’élever la conscience des masses et de conduire l’action politique. Revenant à la LIMARA, il faut donc
 renforcer la formation de militants, la soutenir financièrement pour la rendre assez forte pour tenir face au régime Néocolonial, sinon après Paul Biya le régime imposera une autre personne peut-être plus que Paul Biya, sans que nous ne puissions agir de quelque façon. Nous devons opérer un choix drastique : faire ce qu'on a l' habitude de faire et rentrer pleurer ou avoir le courage de fortifier la LIMARA pour qu'elle soit capable de venir à bout du régime. Les grandes périodes exigent de grandes décisions. Et nous sommes à une période cruciale de notre Histoire.

4- Éviter la spontanéité

Avec une avant-garde conséquente, on va éviter de lancer de peuple inutilement contre le régime et concentrer après toutes nos énergies sur la libération des prisonniers. Les marches du MRC de 2018 et 2020 avec les arrestations et la repression, celle du FSNC et l' Union pour le changement de 2025 avec les assassinats et la répression ont fortifié le régime et renforcé au sein de la population le mythe de son invincibilité, ce qui fragilise l' opposition globalement. Toute victoire commence par la destruction du mythe de l' invincibilité de son ennemi. Il faut briser ce mythe en obtenant de petites victoires sur le régime néo colonial de Paul Biya.

5- Segmenter la lutte

La LIMARA, l'avant-garde cherche à segmenter la lutte. S'il est difficile d'affronter le régime en face et le vaincre, il faut l' affronter où il est vulnérable et où on est sûr de le vaincre, pour briser petit à petit le mythe de son invincibilité. Tant que ce mythe est nourri au sein du peuple, une victoire contre le régime est impossible. Il faut prendre en main l'éducation secondaire par exemple, en donnant des contenu orientés aux contenus définies par le régime, afin d'user de ses faiblesses pour préparer la jeunesse aux défis de demain, ce que fait déjà la LIMARA.
Il faut remplacer le régime partout où il a échoué, en offrant à la population ce que le régime ne parvient pas  à lui donner, c'est ce qui fera la différence, parce que le peuple doit être convaincu que nous pouvons faire mieux que le régime pour accepter les sacrifices auxquels nous allons sans aucun doute dans un futur proche ou lointain, l' appeler. Pour réussir à remplacer le régime partout où il a échoué, il faut fortifier la LIMARA qui va donner du travail à la populations, créer des écoles dans les campagnes, les forages dans les zones saheliennes, organiser la paysannerie en zones rurales et le prolétariat en zone urbaine pour faire contre-poids au régime et préparer sa chute. Bref poser les bases d'une révolution populaire qui seule peut nous assurer un avenir glorieux. un choix doit être fait, et la LiMARA est l'avant-garde. Soit nous continuons avec la mesquinerie et voir nos enfants mourir au désert pour chercher le travail ailleurs, soit résolument nous nous engageons dans l' avant-garde qui propose une alternative pensée au peuple camerounais. L' heure du choix est arrivé. La voie de la LIMARA est la voie de la lutte et de la dignité. Elle n' est pas celle de la facilité et des postes. Elle est celle de la liberté et non de la soumission. Le peuple camerounais doit comprendre que quand un peuple ne se reconnaît pas en ses dirigeants, il faut changer ces dirigeants. Et si les dirigeants bloquent tous les moyens conventionnelles de les changer, il faut les combattre. Ils deviennent des ennemis. Et pour celà il faut s'organiser.

6- Le journal révolutionnaire 

Lénine prônait la mise sur pied d'une presse clandestine (Iskra), un instrument central pour diffuser l’idéologie, coordonner les cellules, critiquer les réformismes et relier les noyaux militants dispersés. Le journal est à la fois organe d’éducation politique et outil d’organisation. Dans le cadre de notre pays, le journal "Le peuple en action" sera bientôt édité. Il ne sera pas officiel, ce qui ne nous empêchera pas de créér des journaux officiels pour la lutte du peuple. Nous utiliserons massivement les réseaux sociaux pour former, recruter et organiser les militants.

7- Éducation politique permanente

Lénine proposait d'utiliser des syndicats pour la formation des travailleurs, afin de passer de la conscience syndicale à la conscience de classe. Il distinguait la conscience syndicaliste basée sur la lutte pour salaires, l' amélioration des conditions de vie de la conscience social-démocrate ayant une visée révolutionnaire. Sa stratégie était de remplacer ou compléter les revendications économiques par une éthique politique. Et ceci à travers des cours, agitations, brochures et interventions ciblées auprès des travailleurs. 
Lénine a donc compris la nécessité de former le peuple qu'on voulait mobiliser. Notre peuple camerounais non formé politiquement ne peut jamais réussir à se libérer. Ceux qui l' appellent à l' action sans le former et l' organiser le sacrifient pour leurs intérêts personnels. Il faut trouver les moyens pour permettre au peuple de comprendre tous les enjeux de la lutte.

8- Organisation clandestine, centralisation et discipline

Face à la répression du régime du Tsar que le peuple russe derrière le parti communiste russe affrontait, Lénine prône des structures disciplinées, hiérarchisées et centralisées. Ce système donnera le «centralisme démocratique ». C’est la forme organisationnelle qui, selon lui, permet d’agir efficacement et rapidement. Dans notre pays, en fonction des contextes, on pourra faire autre chose, proposer autre chose. 

9- Alliance tactique entre intellectuels révolutionnaires et ouvriers

Lénine place les intellectuels révolutionnaires : théoriciens, journalistes, militants clandestins comme formateurs et liens entre noyaux militants dispersés et la masses ouvrières. Le but n' est pas de gouverner éternellement les paysans, mais de fournir l’impulsion théorique et la coordination pratique, afin de mieux préparer les paysans et prolétaires aux responsabilités politiques.
Cette stratégie de Lénine est capitale dans notre pays où l' intellectuel se croit au dessus du paysan, et le plus grand rêve du paysan est de fuir la paysannerie pour le travail du bureau.

10- Travail légal/illégal combiné et flexibilité tactique

Lénine recommande de coupler l’action illégale (presse clandestine, cellules, actions secrètes) et des formes légales/ouverts (groupes légaux, syndicats, associations...), et d’adapter la tactique selon le rapport de forces. Son livre "Par où commencer" met l’accent sur l’importance d’un organe public (presse) capable de mobiliser. Il doit donc comme nous l'avons dit plus haut exister deux presses, une légale et une clandestine destinée à l' organisation des cellules et à la formation.

11- Former des cadres: priorité à la discipline morale et théorique

Pour Lénine, les militants doivent recevoir une formation idéologique, une formation pratique (organisation et agitation), respecter une discipline stricte. C'est pourquoi il faisait une obsession pour les cellules, la sélection des délégués. La formation des militants est capitale. La LIMARA a commencé timidement cette formation à cause de ses moyens financiers très limités. Elle sait la valeur de cette formation pour le mouvement, pour rendre le mouvement efficace.

12- Viser à politiser les luttes quotidiennes pour en faire des luttes contre l’État

Lénine recommandait de relier chaque revendication sociale à une stratégie plus vaste : transformer les grèves et réclamations en moments de conscience politique et en leviers d’affrontement contre l’appareil d’État. La LIMARA, l' avant-garde de la lutte de notre peuple doit donc pouvoir montrer comment chaque événement global majeur, chaque revendication du peuple entre dans la lutte politique que le peuple camerounais mène contre le régime néo colonial de Paul Biya et aussi celui qui le suivra si nous ne parvenons pas à attendre nos objectifs tôt.

De manière globale, voici ce que nous recommande Lénine dans notre situation actuelle : formation d'une avant-garde, lancer et maintenir un organe de presse clandestin fort, construire des cellules locales ( quartiers, universités), former des militants professionnels, lier les agitations du peuple au combat politique contre le régime néo colonial, provoquer des grèves et manifestations et les relier à une stratégie organisationnelle qui prépare le changement, ne pas confondre spontanéité et stratégie. Ce sera à notre parti politique d'avant-garde la LIMARA, de pouvoir les utiliser en fonction de notre contexte camerounais.