Épreuve Langue française Tle A4

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Ezazou, s’étranglant
subversion ! ô subversion ! au secours ! ma femme est une subversive.
(se mettant a genoux.)
Mon dieu, je vous prie de lui pardonner ces vilaines paroles, vous ne les avez pas entendues, n’est-ce pas ? pardonnez-les-lui, car elle ne sait pas ce qu’elle dit.
Vingt dieux, que diraient mes valeureux compagnons d’armes s’ils apprenaient que la femme de leur caporal-chef Ezazou Pimb Ngouda est une subversive !
(avec emphase.)
    Madame, vous me traitez d’anonyme, parce que je suis bon patriote, parce que je suis un bon kuvain, parce qu’enfin, je m’attelle a la glorieuse tache de supporter l’équipe kuvaine de football ? mais dites, oubliez-vous qui je suis ? oubliez-vous que je suis soldat, grade et que malgré ma retraite, je demeure fidele a mes chefs aussi bien qu’a ma patrie ?
La donc ou ma patrie me dit d’aller, j’y vais en courant ! a présent, ma patrie ne me commande qu’une chose : de soutenir inconditionnellement notre équipe de football, car, si d’autres pays, d’autres continents, sont connus grâce a leur ordre, a leur prospérité, a leurs institutions sociales et leurs lois humaines, le kuva, a l’exemple de notre continent, veut être connu grâce a son sport en général, et son football en particulier.
Dites donc : connaitriez-vous le Brésil si pèle n’existait pas ? qui parlerait des noirs américains si Mohamed-Ali, foreman, frazier, et tant d’autres, ne tenaient bien haut sur les rings du monde, les fanions de leur noble race ?
Ce que ne peuvent donc nous obtenir, madame, ni notre économie hésitante, ni nos lois détournées, ni nos institutions décadentes, le football, lui, nous le donne : le respect des autres peuples, leur admiration, leur estime, voila pourquoi c’est un devoir pour tout kuvain digne de ce nom, de militer pour le football, et de lui donner dans ce pays, la place qui lui revient.
Tel serait mon discours d’investiture a l’assemblée nationale, si je devenais un jour president de la république, moi, Ezazou Pimb Ngouda, caporal-chef retraite.
MONICA, en riant.
quel bon président tu ferais, monsieur, toi qui ne sais faire que des discours et des péroraisons !
Georges Abelar, le supporter, paris, loris talmart, 1982.

QUESTIONS.

        I-COMMUNICATION : /5pts
1a. A partir de deux indices explicites et de deux indices implicites pertinents, dites qui parle dans le texte et donnez la nature du dialogue.      2,5pts
b. Quels sont les récepteurs de ce texte.  1pt
2.  Par quels indices Ezazou implique-t-il Monica dans sa réplique. que vise-t-il par cette implication.            1,5pt

      II)   MORPHOSYNTAXE : 5PTS
1. Repérez dans le texte le point d’interrogation. analysez-le et donnez sa valeur.        2,5pts
2a. Repérez les conjonctions de coordination dans l’extrait : « ce que ne peuvent donc nous obtenir, … lui, nous donne », analysez-les et donnez leurs différentes valeurs.      2pts
b. Quelle vision de la republique se dégage de ces propos d’Ezazou ?   0,5pt

II-SEMANTIQUE : 5PTS
1a- Dégagez la connotation des adjectifs qui qualifient l’économie, les lois et les institutions kuvaines dans le texte.    2pts
b. Quel trait de caractère d’Ezazou se dégage de cette qualification ?    0,5pt
2a. Construisez le champ lexical de la gloire et celui de la décadence.       2pts
b. Comment justifiez-vous leur association ?             0,5pt

IV-RHETORIQUE DES TEXTES : 5PTS
1a. A partir d’indices précis, dites quels sont le genre et le type de ce texte.    2pts
b. Dégagez la thèse soutenue par Ezazou dans le texte.        0,5pt
2. Relevez dans le texte deux figures d’insistance et dites quel rôle joue chacun d’eux dans l’argumentation du locuteur.   1,5pt
3. Quelle est la tonalite qui se dégage du texte ? justifiez votre réponse.       1pt