Correction d'exercices. La violence est injuste d'où qu'elle vienne

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Que vous suggèrent ces propos de Jean Paul Sartre : "la violence est injuste d'où qu'elle vienne".

Travail préliminaire
 
Définition des mots clés 
Violence: le fait d'agir sur une personne contre sa volonté, c'est l’utilisation de force ou de pouvoir, physique ou psychique, pour contraindre, dominer, tuer, détruire ou endommager. 
Injuste: Ce qui n' est pas conforme à l'égalité,  ce qui est contraire à la justice

Reformulation 
La violence est mauvaise qu'elle que soit celui qui l'exerce

Problème 
La nature de la violence 

Plan global 
I- La violence est injuste 
II- La violence peut être juste
III- Définir les conditions d'utilisation de la violence 

Problème 
Si nous admettons avec Jean Paul Sartre que la violence est injuste, ne peur pas aussi être juste dans certains cas ? Au final, ne faudrait-il pas définir les conditions d'utilisation de la violence ?

Plan détaillé 
I- La violence est injuste 
Arg: Elle cause des dommages à celui qui la reçoit 
Citation. Friedrich Halker: " la violence prétend être là solution d'un problème. C'est elle qui est le problème."

II- La violence peut être juste
Arg: Elle permet d'établir la justice 
Jean Paul Marat: " c'est par la violence que l'on doit établir la liberté".

III- Définir les conditions d'utilisation de la violence 
Arg: En la soumettant aux lois 
Citation. Max Weber : " l'État revendique avec succès le monopole de la violence légitime."

Exemple de sujet rédigé 
 Pour Eva Peron " la violence aux mains du peuple n' est pas la violence, mais la justice." Pour elle, le peuple peut utiliser la violence pour se libérer et revendiquer des droits, bref pour de rendre justice. Jean Paul Sartre est radicalement opposé à cette manière de penser et estime toute violence est à condamner, peu importe son origine. Il écrit : " la violence est injuste d'où qu'elle vienne." La contradiction entre ces deux penseurs soulève le problème de la nature de la violence. Si nous admettons avec Jean Paul Sartre que la violence est injuste, ne peut-elle pas aussi être juste dans certains cas ? Au final, ne faudrait-il pas définir les conditions d'utilisation de la violence ?

La violence est injuste dans la mesure où elle cause des dommages à celui qui la reçoit.
En fait, celui qui subit la violence est humilié, violenté. Parfois la violence physique le prive d'une partie de son corps ou provoque chez lui un handicap. Parfois il porte les conséquences de la violence toute sa vie, qu'elle soit morale ou physique. La violence est donc à condamner sous toutes ses formes. Ce qui pousse Friedrich Halker à déclarer : " La violence prétend être la solution d'un problème. C'est elle qui est le problème."

La violence est donc injuste. Mais ne peut-elle pas être aussi juste?

La violence peut être juste dans la mesure où elle permet d'établir la justice ou d'arriver à la liberté.
En effet, comme le précisait Karl Marx, dans la société, il y a des classes qui s'affrontent. Une classe opprime une autre. C'est par la violence que la classe opprimée de libère. Aussi, la violence permet de maintenir la paix dans la société, et empêcher aux plus forts d'utiliser leur force pour opprimer les plus faibles. C'est en vantant ce côté utile et juste de la violence que Jean Paul Marat écrit : " c'est par la violence que l'on doit établir la liberté."

D'une part la violence est donc injuste, et d'autre part elle est juste. Ne faudrait-il pas plutôt définir les conditions de son utilisation ?

Nous pouvons définir les conditions d'utilisation de la violence en la soumettant aux lois.
En fait, ce sont les lois qui doivent définir les conditions d'utilisation de la violence
 Et dans ce cas, seul l'État utilise la violence physique pour instituer la paix et veiller au respect des droits et devoirs des citoyens. C'est dans cette lancée que Max Weber écrit : " l'État revendique le succès le monopole de la violence légitime."

Parvenus au terme de notre devoir qui était axé sur la nature de la violence, nous avons vu dans une première partie qu'elle est injuste, car en cause des dommages à celui qui la reçoit. En deuxième partie, nous avons vu que la violence est juste dans la mesure où elle permet d'établir la justice et de parvenir à la liberté. En troisième partie, nous avons vu que nous pouvons définir les conditions d'utilisation de la violence. Nous pensons au final que la violence en soi n'est pas mauvaise, et toit dépend de son utilisation.