Comment allons-nous construire la République de Fusion Africaine ?
Introduction
Les pays africains depuis leurs indépendances sont gangrénés par de multiples problèmes qui ont abaissé notre Nation à un niveau de marasme économique, social et politique. La plupart des régimes qui ont dirigé le continent jusqu’ici n’ont pas mis sur pied des politiques efficaces pour unir le continent et faire de lui une grande Nation. Si quelques régimes comme ceux de Nasser, Nkrumah, Sankara ont pris des grandes initiatives dans ce sens, le fait qu’ils étaient minoritaires ont fait que leurs actions n’ont pas porté de fruits. Dans un contexte de divisions, ces initiatives se sont la plupart de temps limitées à leurs petits pays et n’ont pas eu un grand impact continental. La situation du continent s’est empirée avec des régimes incapables mis sur pied de l’extérieur et travaillant pour l’extérieur. Pourtant les ressources naturelles et culturelles du continent le prédestinent à jouer le rôle principal parmi les grandes Nations mondiales. Le continent dispose de vastes étendues de terres arables qui devaient permettre à sa population de manger et surtout de bien manger. Il dispose d’immenses réserves de pétrole, de bois qui devaient permettre à ses entreprises et industries de fonctionner pour absorber la main d’œuvre et ainsi résoudre le problème de chômage. Ses importants cours d’eau devaient résoudre le problème d’énergie et permettre à chaque foyer d’avoir de l’électricité de manière permanente. Mais, rares sont les foyers qui ont de l’énergie électrique. Même quand il y en a, l’intensité est très faible, et des coupures sont constantes. La situation est drastique dans certains petits pays (Ce terme désigne nos pays actuels. Il permet de les différencier du grand et puissant pays que construit la Ligue Associative Africaine. Ce terme sera constamment utilisé dans ce document). Notre continent dispose d’immenses gisements de cobalt, de nickel, d’Uranium, de manganèse, de bauxite, d’étain. Pratiquement 60% des richesses minières de la planète se trouvent dans notre continent. Quand nous citons ces ressources naturelles, loin de nous l’idée de centrer le développement de la Fusion Africaine sur l’exploitation de ces matières premières, ce sera aller dans le même sens que les régimes incompétents contre lesquels notre Révolution se bat pour imposer la Fusion Africaine. Toutes ces réserves peuvent finir. Nous pensons le développement du continent en mettant un accent particulier sur les générations futures. Mais nous allons puiser un peu dans ces ressources pour poser les bases de l’industrialisation de la Fusion Africaine. Cette base industrielle sera aussi bénéfique à nos enfants et aux générations futures qui nous succèderont.
La plus grande richesse sur laquelle nous allons nous appuyer pour construire notre continent est humaine. Ce sont ces hommes et femmes dynamiques qui ne demandent qu’un moyen pour servir la Patrie (ou Matrie). Notre population est très jeune et travailleuse. Nous sommes recherchés à l’extérieur pour nos compétences. Nos ingénieurs font fonctionner les industries des grandes puissances mondiales actuelles. Quand nous sommes à l’extérieur, nous nous démarquons au travail par rapport aux travailleurs des autres continents, mais en Afrique nous sommes en chômage. Notre peuple est aujourd’hui dans un état de pauvreté, de crise économique, de chômage inouïs. Cette situation où l’ont drastiquement plongé les régimes incompétents dans nos petits pays du continent n’a pas tué en notre peuple l’amour de la Patrie si nécessaire pour faire sortir le pays du marasme actuel. Plongé dans le chômage, la souffrance et la misère, ce grand peuple est prêt à rebondir. C’est avec cet esprit patriotique de notre peuple, fort et courageux, que nous allons construire notre grand pays et le hisser au sommet des grandes puissances mondiales. Notre réseau routier est obsolète, nos chemins de fers dans la plupart des petits pays datent de la période coloniale, nos plans d’urbanisation datent des années 1960, notre peuple meurt par manque de médicaments et de médecins pour les soigner pourtant nous avons des milliers d’infirmiers en chômage. Nous avons besoin de bâtiments gigantesques, de gratte-ciels. Notre tissus industriel est embryonnaire, les quelques entreprises mises sur pied sont presque toutes privatisés. Dans la plupart de nos petits pays, les parents peinent à envoyer les enfants à l’école. Nos dirigeants, dans leurs voitures luxurieuses, narguent le peuple qu’ils gouvernent. Ils détournent l’argent de nos pays pour mettre dans les banques étrangères, laissant le peuple dans le marasme actuel. Dans beaucoup de nos petits pays règne la dictature des militaires. La plupart des régimes, se sentant mal aimés par les peuples qu’ils gouvernent, ont recruté dans les armées nationales des délinquants qui n’hésitent pas à tuer, violer et torturer notre peuple. Ils boivent dans les bars, luttent, saoulent, agressent les civils. Nos universités manquent de laboratoires. Ce qu’on appelle laboratoires dans nos pays manquent d’équipements. La balance commerciale de nos petits pays est chaque jour plus déficitaire. Le continent ne produit presque rien et doit importer l’essentiel de ses besoins de l’extérieur. Les petites entreprises locales ne sont pas encouragées et soutenues par les politiques gouvernementales. En plus de cette situation qui ne leur permet pas de s’en sortir, plusieurs régimes dans nos différents petits pays ont signé des Accords de Partenariat Economique avec l’Union Européenne, ouvrant de ce fait les frontières de nos différents petits pays aux produits étrangers. Les quelques producteurs locaux du continent qui pouvaient créer une base industrielle nationale doivent faire face à la concurrence étrangère. Pourtant ces entreprises étrangères avec lesquels les nôtres sont en compétition sur notre propre marché sont subventionnées par leurs Etats respectifs. Ces entreprises étrangères ont pris le temps d’accumuler un grand capital, ce qui leur permet de payer des machines perfectionnées pour faciliter leur production. Nos entrepreneurs la plupart de temps produisent manuellement. Une telle concurrence est suicidaire pour nous. Le système judiciaire de nos petits pays laisse à désirer. Les fautifs qui ont des moyens pour corrompre les juges sont mis en liberté, tandis que les innocents pauvres sont enfermés. L’unité continentale peine à se construire. Les replis identitaires prennent le dessus sur la conscience nationale africaine. Tout en prétendant militer pour l’unité du continent, la plupart des régimes de nos petits pays ont mis sur pied des mécanismes de division pour mieux assoir leur domination sur notre peuple.
La mainmise de l’extérieur sur notre continent se renforce. Cette mainmise se fait avec la complicité des régimes incompétents qui font appel à l’extérieur pour se maintenir au pouvoir. Ils ne contestent pas la néo colonisation de notre continent, au contraire ils tentent de tirer profit de cette situation en trahissant notre peuple. L’insécurité est criarde, des agressions se multiplient dans nos villes et quartiers. Des groupes armés font la loi dans plusieurs petits pays. L’essentiel de notre population vit dans des taudis. Parfois des dizaines de personnes s’entassent dans une chambre où se trouvent parfois des mariés qui ont besoin des moments d’intimité. Notre continent manque cruellement d’infrastructures, pourtant l’essentiel de notre population est en chômage et manque quoi faire. Dans plusieurs de nos petits pays, la corruption a envahi tous les secteurs de la vie nationale. Même les secteurs aussi sensibles que la défense nationale, la justice et l’éducation. Des incapables qui ont corrompu pour se hisser à des postes de responsabilité ont conduit notre continent à la situation actuelle, alors que les compatriotes capables et compétents qui peuvent relever le continent sont en chômage soit par manque d’argent pour corrompre, soit parce qu’ils sont restés fidèles aux principes républicains.
Les slogans politiques auxquels plusieurs de nos compatriotes dans nos petits pays ont fait confiance pour voir le changement tant espéré ont été sans effet. Ces slogans permettent juste de maintenir un espoir qui n’arrivera jamais. Chaque jour, la situation de notre continent se dégrade un peu plus et la plupart des régimes ne cessent de montrer leur incapacité à trouver des solutions fiables aux problèmes du continent. Devant ce faux espoir, notre peuple s’est tourné vers les partis d’oppositions pour espérer trouver celles capables de changer la situation. Mais, dans une large mesure, ce fut une nouvelle déception. Notre peuple a trouvé des partis d’opposition divisées, affaiblies, sans attache avec le peuple, avec des programmes politiques souvent douteux, sans une vue globale de la situation. Doublement déçu, notre peuple, jadis si fort et si vaillant, qui a prouvé sa grandeur et sa détermination dans son glorieux et incessant combat contre les razzias négrières, la colonisation et le néocolonialisme, s’est lancé dans une déliquescence de mœurs avancé, à l’alcool et au tabagisme. Notre peuple est devenu timide, il cherche à fuir ce chaos en s’exilant. Ce peuple, que tout prédestine à la grandeur, va laver les cadavres en Europe, meurt dans la mer en voulant joindre l’Europe. Nos frères vont épouser les vielles veuves en Europe, à condition de fuir ce marasme au continent. On a du mal à croire que c’est le même peuple qui s’est dressé contre les négriers, qui a mené pendant 400 ans une résistance sans cesse aux négriers jusqu’à sa victoire sur ces négriers au XIXe siècle. On a du mal à croire que c’est au sein de ce peuple qu’ont émergé des personnalités comme Toussaint Louverture ou Nat Turner. On a du mal à croire que c’est ce peuple qui a combattu l’entrée des colons sur le continent. On a du mal à croire que c’est au sein de ce peuple qu’ont émergé des grands comme Menelik II ou Abdel Kader. Ce peuple qui a vaincu les colons est devenu morbide. Ce peuple au sein duquel ont émergé des personnalités comme Kwame Nkrumah, Gamal Abdel Nasser, Thomas Sankara, Patrice Lumumba ou Mouammar Al Kadhafi cherche à se fuir. Les régimes incompétents imposés à la tête de nos pays par nos ennemis ont réussi à transformer notre peuple héroïque en un peuple de peureux, de soumis qui ne rêve que d’un moyen pour fuir le continent. Ces régimes ont détruit en notre peuple la confiance et l’esprit de grandeur qui mettent les peuples debout. Notre peuple est souvent très sous-représenté lors des scrutins parce qu’il n’y croit plus. La solution à la situation actuelle de notre continent est révolutionnaire et exige des hommes capables de redonner vie au peuple. Ne trouvant pas ces hommes, nous avons été obligés de les devenir. Nos différentes expériences dans les associations et notre amour sans faille pour notre peuple et pour l’Afrique nous permettent de clamer haut et fort que nous sommes des hommes dont notre continent a tant besoin. La seule méthode pour nous mettre réellement au service du continent est de réussir la Révolution continentale et proclamer la Fusion Africaine. Nous pourrons alors mettre en pratique tout ce qui va suivre. Notre peuple est avide de changement pour ne pas disparaitre et nous incarnons ce changement. Notre formation sans cesse nous permet d’affirmer sans risques de nous tromper que nous sommes ces hommes et femmes dont a besoin notre continent.
Pour mieux expliciter ce fait, nous allons faire la différence entre les révoltés, les réformateurs et les révolutionnaires. Ce qui lie les trois types d’hommes est leur réaction à une situation difficile. Le révolté oppose un non catégorique. Il n’a pas de solutions pour remédier à la situation. Le réformateur face à la situation propose des retouches et des améliorations qui donnent des conforts. C’est comme une carrosserie de voiture rongée par la rouille et où on ajoute une couche de peinture. De l’extérieur, la voiture parait neuve, mais de l’intérieur, la situation se dégrade. Ce qui fait que les réformes ont des durées limitées. Les révolutionnaires face à une situation difficile prennent le temps d’étudier cette situation, comment on en est arrivé, les forces qui se conjuguent pour maintenir la situation difficile, les forces qui combattent cette situation. Ils réfléchissent et pensent une solution globale et totale pour résoudre la situation. Ils proposent une alternative bien pensée et bien mûrie. Ils changent les hommes qui maintiennent la situation difficile par des hommes nouveaux capables de mettre fin à la situation. Nous sommes de cette dernière catégorie. En Egypte et en Tunisie en 2011, des révulsions populaires ont mis fin aux régimes de Ben Ali et Hosni Moubarak, mais ceux qui les ont remplacé n’ont pas apporté le changement que le peuple escomptait tant. Parce que le problème du continent n’est pas un changement d’hommes à la tête de nos pays. Il faut que les hommes qui arrivent soient porteurs du changement. Ces hommes doivent avoir prouvé par leurs actes. La Révolution panafricaine forme des hommes qui s’apprêtent à porter le changement du continent.
Nous nous sommes engagés à sauver notre peuple longtemps souffrant, détruit au dedans par l’incompétence de certains régimes et au dehors par l’impérialisme étranger, et plus particulièrement français. Nous sommes prêts à donner nos vies pour le triomphe de cette Grande Révolution Panafricaine. Nous sommes prêts à rompre le cordon malsain qui lie l’Afrique à l’occident impérialiste qui ne cherche qu’à exploiter les richesses de notre continent en nous laissant mourir de faim, de maladies, de chômage, sans éducation, dans la promiscuité. L’ère des fausses promesses est révolue pour notre continent.
I- Le plan économique
Une économie socialiste pour la Fusion Africaine
L’économie est l’épine dorsale d’une Nation. Lorsqu’elle est souveraine et bien gérée, cela influe automatiquement sur l’ensemble des autres domaines de la vie de la Nation. C’est en fait elle qui guide la politique. Sans moyens financiers, les bonnes intentions, les plus grands projets restent irréalisés. Les économies de nos petits pays dépendent presque toutes de l’extérieur. Quand on essaie de les étudier, on est effrayé, tellement on ne sait pas ce que veulent réellement ceux qui les conçoivent. Les politiques économiques que nous mettrons sur pied permettront d’autonomiser la Fusion Africaine. Toutes les politiques sociales que nous mettrons en application (Education gratuite, santé gratuite, logement gratuit, maisons d’alimentations populaires où des Africains et Africaines viendront manger gratuitement, aliments moins chers) ne pourront pas être possibles si nous ne mettons pas sur pied une politique économique solide, assurant la présence constante d’argent dans les caisses de notre Etat continental. Dès le triomphe de la Révolution, nous poserons les bases fondamentales d’une telle économie. Une économie capitaliste, fondée sur la recherche effrénée du profit individuel ne peut pas soutenir de tels projets sociaux. Notre économie sera donc socialiste, fondée sur la recherche du bien collectif par rapport aux intérêts individuels.
Pourquoi optons-nous pour l’économie socialiste ?
Au-delà de tout ce qui se dit de néfaste de cette économie par les pionniers du capitalisme mondial, l’économie socialiste a fait ses preuves dans les autres pays du monde. Quand la Russie fait sa révolution en 1917, elle n’est pas comptée parmi les grandes puissances mondiales. Elle se tourne vers une économie socialiste. En 1947, soit seulement 30 ans après, elle discute la première place de l’économie mondiale avec les Etats Unis d’Amérique. Les deux pays engagent une épreuve de force économique, idéologique et militaire pendant 43 ans. La Russie, qui entre temps a fédéré les autres pays pour devenir Union des Républiques Socialistes et Soviétiques (URSS) a le dessus sur cette épreuve de force avant d’être trahi par un des siens, Gorbatchev, qui éclate le pays et démissionne de sa présidence. Avant la Grande Révolution socialiste russe de 1917, une épreuve de force était impensable entre la Russie et les Etats-Unis d’Amérique à cause de l’écart qu’il y avait entre eux au niveau de développement.
En 1949, la Chine fait sa révolution. C’est un pays qui sort à peine de la situation coloniale. Soumise par quatre puissances, elle a subit les abus du colonialisme comme toutes les autres colonies. Dès sa Révolution de 1949, elle se tourne vers une économie socialiste. Résultat, elle est aujourd’hui la première puissance économique mondiale, devant les Etats Unis d’Amérique. A ces deux pays, on peut ajouter le Cuba et le Venezuela. Quand Cuba fait sa révolution en 1959, la situation du pays est semblable à celle de beaucoup de nos petits pays : chômage, misère, influence étrangère sur le pays, politiques sociales presqu’inexistants. Fidel Castro conduit son pays vers une économie socialiste. Les résultats aujourd’hui parlent d’eux-mêmes. La santé, l’éducation, le logement sont gratuits à Cuba. Les citoyens des Etats-Unis d’Amérique qui n’ont pas assez d’argent pour se soigner fuient pour aller prendre des soins gratuits à Cuba. Le pays a l’un des systèmes sanitaires les plus performants de la planète. La délinquance y est presqu’inexistante et les prisons sont presque toujours vides. Dans une telle société, même le délinquant se ramolli. Des voleurs ne trouvent plus de raisons de voler puisque l’Etat leur offre tout ce qui est nécessaire pour eux. Quand Hugo Chavez et ses camarades prennent le pouvoir à Caracas en 1999, le Venezuela est dans le marasme économique et social. Mais à la mort d’Hugo Chavez, l’éducation, la santé, le logement étaient gratuits. Le pays est arrivé à une situation où on ne cherche plus à soigner la maladie, mais on anticipe sur la maladie pour que le peuple ne soit pas malade. Des médecins entrent dans les maisons pour examiner les citoyens. Dès qu’ils détectent un mal, ils anticipent sur la maladie. On peut aussi citer les exemples de la Bolivie d’Evo Morales, de la Libye de Mouammar Al Kadhafi et plusieurs autres pays du monde. Tous ces pays ont pratiqué une économie socialiste.
L’adoption d’une monnaie continentale
Plus une monnaie est utilisée, plus elle prend de la valeur et s’impose comme monnaie de référence dans les transactions financières. Dès le triomphe de la Grande Révolution panafricaine, notre première action sera de mettre fin aux petites monnaies de nos petits pays et de créer une monnaie nationale de la Fusion Africaine appelée Afro. Nous mettrons sur pied une Banque Centrale Africaine forte pour imprimer et gérer cette monnaie nationale africaine. Quand la nouvelle monnaie sera en circulation, nous engagerons la répression monétaire avec une technologie qui limitera considérablement la falsification. Créer une monnaie ne suffit pas, il faudra un contrôle étroit et strict sur les montants en circulation. Il faudra contrôler les prix de tout ce qui se vend sur le territoire de la Fusion Africaine afin d’éviter une inflation dangereuse ou une déflation. La confusion des prix et la mauvaise gestion des taux de change, les transferts incontrôlés de fonds vers l’étranger sont des moyens de déstabilisation qui pourront constituer des menaces pour notre monnaie. Nous sommes préparés à tout cela.
L’audit de la dette et le rejet pur et simple d’une partie de cette dette
La Ligue Associative Africaine ne paiera pas les dettes qui ont été contractées pour enrichir les dirigeants corrompus de nos petits pays, pour servir à la construction d’infrastructures qui avaient pour rôles de favoriser le pillage des ressources de nos petits pays ou les dettes contractées pour payer les armes qui ont servi à combattre les nationalistes dans nos petits pays. Nous ne paierons que les dettes qui ont réellement servi notre peuple. Quand nous étions incapables de payer la dette, la Banque Mondiale et le Fond Monétaire International envers qui nous sommes endettés nous ont imposé des plans d’ajustement structurels. Ces plans d’ajustement structurels demandaient de réduire le nombre et le salaire de fonctionnaires, de vendre nos industries… Notre peuple en a beaucoup souffert. Les intérêts de la dette sont énormes et dépassent parfois la somme que nous avons emprunté. Nous continuons de payer une dette qui ne finit jamais. Posons les cartes sur la table. L’occident n’a pas payé pour les razzias négrières, pour la colonisation dont notre pays a souffert et pour le néocolonialisme contre lequel notre Révolution se bat. Nos parents ont travaillé gratuitement pour eux pendant plus de 400 ans. Et s’il faut payer ce travail ? Plus de 100 millions de nos parents ont été déportés pour travailler gratuitement pour eux. Et s’il faut payer seulement 50 000 francs CFA (soit 76 euro) par mois à un déporté et pour 400 ans. Qui doit à l’autre ? A cette somme, ajoutons plus de demi-siècle de colonisation. Et aussi plus d’un demi-siècle de néo colonisation. Malgré ce fait, la Révolution panafricaine est gentille. Elle paiera la dette, mais en partie.
L’industrialisation du pays
Si nous avons les bonnes intentions pour notre peuple, mais ne mettons pas sur pied des politiques industrielles solides, alors nous ressemblons à des perroquets qui chantent dans les oreilles des citoyens. Le peuple doit voir se réaliser toutes nos promesses, pour cela, il faut de l’argent. Cet argent, ce sont nos industries qui doivent nous apporter. Ces industries doivent être bien pensées. Certains de nos petits pays ont mené des grandes révolutions qui ont coûté de centaines de milliers de vie. Mais une fois le triomphe de la Révolution, la situation des pays n’a pas véritablement changée. Ahmed Ben Bella qui était le chef du FLN (Front de Libération National) qui a libéré l’Algérie et par ailleurs le premier président du pays reconnaissait que quand il était le président de l’Algérie, il s’est rapidement rendu compte qu’ils avaient gagné un hymne, un drapeau et rien d’autre. Le système économique du pays était bloqué. Ce sont toujours les puissances qu’ils avaient combattu et vaincu qui fixaient les prix de leurs ressources, le développement social était bloqué. Frantz Fanon dans le même sens déclare que les régimes qui se clament révolutionnaires n’ont pas souvent des politiques économiques solides et, dès que la révolution triomphe, ils ne savent plus quoi faire pour relever l’économie du pays et sont obligés de faire appel à ceux qu’ils ont combattu et vaincu. L’appel au secours de l’ancienne métropole a un piège : Les éléphants blancs.
Nous éviterons le piège des éléphants blancs
Les éléphants blancs sont de grands et coûteux projets qui ne rapportent rien au pays. Dès les indépendances, les pays africains décident de créer un tissu industriel. Ils empruntent de grandes sommes d’argent aux anciennes métropoles pour mettre sur pied ces industries. Mais ils oublient que la réussite de ces industries fera d’eux des concurrents des industries des anciennes métropoles et limitera l’influence des anciennes métropoles sur ces pays. N’ayant pas encore un personnel assez qualifié, ils font appel à l’ancienne métropole pour monter ces industries. Ces anciennes métropoles y mettent de mauvaises pièces maitresses. Dès que les industries commencent à fonctionner, des pannes gravent surviennent. Nos petits pays font à nouveau appel aux anciens colonisateurs pour les réparer. Après plusieurs réparations, nos petits pays se rendent compte que les entreprises, au lieu de produire de l’argent, en consomment plutôt. Ils décident de vendre ces entreprises à vil prix aux anciens colonisateurs. Dès le triomphe de la Grande Révolution continentale, la Ligue Associative Africaine évitera ces éléphants blancs. Nous formerons notre population à la technologie de pointe capable d’assurer la mise sur pied et la gestion de nos entreprises et industries.
Partir de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises pour bâtir une industrie solide
Bien évidement il ne s’agit pas de vouloir les industries pour les avoir. Il faut un travail harassant et incessant dans ce sens. Pour amorcer un développement industriel, il faut un capital important que nos petits pays ne disposent pas encore et que sûrement la Révolution panafricaine ne disposera pas dès son triomphe. La Ligue Associative Africaine n’ira pas contracter des sommes colossales supplémentaires pour détruire l’avenir de nos enfants. Nous comptons sur l’Artisanat, les petites et les moyennes entreprises pour bâtir de puissantes industries. L’Etat va soutenir les petites entreprises nationales pour leur permettre d’évoluer jusqu’aux industries. Il va créer et multiplier ces entreprises pour absorber la main d’œuvre en chômage. Quand ces petites entreprises seront nombreuses et le problème de chômage résolu, nous allons les regrouper en coopératives, et l’Etat va donner à ces coopératives des machines de base. Ces coopératives vont implémenter la spécialisation et le début du travail à la chaine, avec l’application de la standardisation des produits. Quand ces coopératives seront assez développées, nous les entrainerons vers des industries en les regroupant une seconde fois. C’est comme cela que nous comptons industrialiser la Fusion Africaine. Pour mieux expliciter ce fait, nous prenons le cas avec les chaussures. Dans un premier temps, nous encourageons et créons plusieurs entreprises de fabrication de chaussures. Ces entreprises sont encore artisanales. Dans un second temps, nous les regroupons en plusieurs grandes coopératives, au sein desquelles les travailleurs se spécialisent à une tâche particulière. L’Etat donne des machines à ces coopératives pour leur permettre de rouler les semelles de celui qui en produit vers celui qui met les talons par exemple. Dans un troisième temps, nous regroupons ces coopératives en grandes industries de fabrication des chaussures capables de rivaliser sur le marché local et international avec les autres entreprises de fabrication des chaussures.
La pratique du protectionnisme
Dès que nous engageons la production d’un bien dans la Fusion Africaine, nous fermons les frontières du pays à tous nos concurrents. Avec cette politique, nous sommes les seuls présents sur notre marché. Cette politique vise à empêcher la concurrence étrangère qui va asphyxier toutes nos petites entreprises et faire retourner notre population en chômage. Dans le cas de notre exemple des chaussures, nous sommes pratiquement 1 milliard d’Africains sur le continent. Si nous ajoutons nos territoires outre-mer comme Haïti et les autres, nous serons plus d’un milliard. En fermant nos frontières, nos entreprises de fabrication des chaussures se trouvent submergées. En supposant que chaque africain aura besoin de 4 paires de chaussures, cela fait 4 milliards de commandes pour pouvoir chausser notre peuple. Devant une telle situation, nos petites et moyennes entreprises seront obligés de recruter une main d’œuvre considérable pour pouvoir répondre à la demande créée par la fermeture des frontières. Le problème de chômage sera résolu. Mais le plus grand avantage que nous allons tirer n’est pas la fin du chômage, c’est le fait que l’argent va rester au pays pour nous permettre de mener des projets sociaux. Quand une entreprise étrangère vend ses produits dans nos pays, elle part avec l’argent que nous lui donnons et notre pays s’appauvrit. Nous manquons de l’argent pour mener des projets sociaux. Notre peuple entre dans la misère que nous vivons aujourd’hui. Quand nous serons dans la phase industrielle et capable de rivaliser avec les autres industries, nous rouvrirons nos frontières. C’est ce que tous les pays aujourd’hui développés ont fait, que ce soient la Chine, les Etats-Unis d’Amérique, la Russie, l’Inde, ou même la France. Transformer nous-mêmes nos matières premières Quand nous avancerons vers des industries, nous aurons la technologie et les moyens nécessaires pour exploiter et transformer nous-mêmes nos matières premières. Ce qui va donner davantage du travail au pays. Nous allons quitter des pays affaiblis par le chômage où nous nous trouvons actuellement pour devenir un grand pays qui importe la main d’œuvre étrangère pour pouvoir occuper certaines de ses tâches, parce que notre développement créera assez de travail. Nous créerons des industries de transformation de cacao, de café, des industries textiles pour le coton, de transformation du bois, du caoutchouc, des denrées alimentaires, du pétrole en dérivés pétroliers, de diamant, de l’or etc. Aucune pièce de notre argent ne se perdra à l’extérieur. Nous ferons nous-mêmes tout ce dont la grandeur de notre Révolution panafricaine exigera de nous.
Renationaliser nos entreprises et industries
Notre continent a connu quelques régimes révolutionnaires qui ont mis sur pied quelques entreprises et industries dans nos petits pays où ils ont opéré leurs révolutions. Mais plusieurs de ces entreprises ont été vendus. Avec le triomphe de notre Révolution, nous nationaliserons toutes nos entreprises et industries. Les compagnies aériennes, ferroviaires, l’eau, l’électricité… Pratiquement toutes les entreprises nationales de nos petits pays sont passées aux mains des étrangers qui ne cherchent qu’à faire des bénéfices. Des secteurs comme l’eau, l’électricité sont des secteurs stratégiques, des instruments de souveraineté qui ne doivent sous aucun prétexte être privatisés. Surtout aux capitalistes animés par la recherche effrénée du profit individuel. Ils peuvent y injecter des germes pathologiques qui rendent malade notre peuple et ils viennent nous vendre les médicaments pour mieux nous appauvrir.
Mettre un accent particulier sur l’agriculture et l’élevage
L’agriculture est une immense source d’emplois et de produits alimentaires. Un pays n’est pas souverain si son estomac est contrôlé de l’extérieur. Quand la Révolution panafricaine aura triomphé, nous investirons grandement pour moderniser notre agriculture. Un de nos projets sociaux est de créer des maisons d’alimentation où des compatriotes vont manger gratuitement. Ce projet n’est pas réalisable si nous n’avons pas une agriculture modernisée et développée, une agriculture de dernière génération capable d’assurer la présence permanente de la nourriture. Nous mettrons de vastes étendus de terres arables en agriculture. Nous allons opérer la réforme agraire de la Fusion Africaine. Certains compatriotes et étrangers disposent de vastes terres non exploitées, pourtant d’autres manquent de terres à cultiver. Si les propriétaires terriens ne mettent pas leurs terres en exploitation, l’Etat nationalisera ces terres pour les donner à ceux qui en ont besoin ou pour les exploiter lui-même. Nous inciterons notre peuple à la création des coopératives spécialisées. La Fusion Africaine mettra au service de ces coopératives des tracteurs et engrais. Nous encouragerons l’agriculture biologique pour garantir la santé de notre peuple. La relation entre l’agriculture et l’élevage est claire. Il est facile de pratiquer l’agriculture en élevant des bœufs, des chèvres ou des moutons. Nous allons développer l’élevage pour garantir nos besoins en viande, en lait, en œufs, en beurre ou en fromage. Avec le développement de l’Agriculture et de l’élevage, nous serons les maitres de ce que nous mangerons. Cette modernisation va d’avantage créer des emplois et supprimer le chômage des populations d’Afrique.
Désenclaver les zones de production et construire des infrastructures
Dans plusieurs de nos petits pays, les zones de production restent enclavées, ce qui limite considérablement l’accès à ces zones. Ce phénomène a pour conséquence directe la rareté des produits alimentaires dans les centres urbains. Pour assurer la présence constante des denrées alimentaires au pays, toutes les zones de production agricoles d’Afrique seront désenclavées. Nos petits pays ne disposent pratiquement pas d’infrastructures. La plupart de nos villes se créent de façon spontanée, n’obéissant à aucun plan. Parfois les autorités administratives, pour donner un visage à ces villes spontanées, sont obligés de détruire les maisons des citoyens, sans aucune politique de recasement. La plupart des infrastructures routières de nos petits pays sont encore des infrastructures coloniales. Elles se dirigent presque toutes vers les ports. Les colons avaient créé ces routes pour acheminer les ressources du pays en Europe. Le continent est presque coupé en deux entre l’Afrique noire au Sud du Sahara et Maghreb. Les infrastructures routières crées par la Révolution permettront de faciliter les échanges à l’intérieur de la Fusion Africaine. Nous multiplierons des infrastructures de communication entre les deux grandes parties de notre pays à savoir l’Afrique noire et le Maghreb. Pour consolider l’unité nationale, il faut que les différentes composantes de la Patrie puissent vivre ensemble et se connaitre. Ceci est possible grâce à la multiplication des infrastructures de communication entre ces différentes composantes du pays. Quand ces infrastructures de communication manquent, les différentes composantes de la Patrie se renferment et se construisent mutuellement des préjugés qui nuisent à l’unité nationale. Les différentes composantes de la Patrie doivent se visiter, se connaitre, se marier, construire ensemble la Fusion Africaine. Nous multiplierons des routes, des aéroports, les chemins de métro, des téléphonies mobiles…
La planification de l’économie
La planification de l’économie aura de grands avantages pour la Fusion Africaine. Dans ce document, nous avons cité l’exemple des pays qui ont adopté une économie socialiste et ont fait de grandes avancées. Ces pays ont planifié leur développement. La planification de l’économie consiste à se fixer des objectifs à atteindre pendant une période de temps déterminée. Cette période arrivée à son terme, on évalue le chemin parcouru, et si les projets n’ont pas pu être réalisés pendant la période prévue, on recherche les raisons, on les corrige et on lance le second plan de développement. Nous planifierons le développement du pays pendant des périodes de 5 ans (plans quinquennaux).
Faire revenir les compatriotes de la diaspora et les encourager à investir au pays
Avec le triomphe de la Révolution, nous ferons revenir nos compatriotes qui sont des ingénieurs à l’étranger. Beaucoup d’entre eux excellent dans des domaines techniques et scientifiques de pointe. La Révolution continentale va les encourager notre diaspora à revenir parmi nous et se mettre au service du pays. L’Etat leur donnera des moyens techniques et financiers capables de mettre ce qu’ils ont appris au service de la Nation. En plus de nos compatriotes, nous ferons venir les ingénieurs étrangers hautement qualifiés pour mettre leurs savoirs au service de notre Nation, même si pour cela il nous faudra payer leurs connaissances chères. Nous ferons de l’espionnage industriel. Le libre transfert de technologies est un mythe. Chaque pays garde jalousement ses savoirs pour prendre le dessus sur les autres. Pour que les autres aient accès à ces connaissances, ils doivent espionner. Notre pays aura besoin d’espionner tous les grands du monde puisque nous aurons besoin des techniques de pointe dès les premières années du triomphe de la Révolution. Toutes les grandes nations du monde ont pratiqué cet espionnage pour évoluer et prendre le dessus sur leurs multiples concurrents.
Mettre sur pied des industries de pointe
Une fois que nos petites entreprises et nos coopératives seront devenues des industries, nous nous engagerons vers la création des industries lourdes et de pointe qui font la grandeur des Etats. Nous continuerons toujours avec notre modèle de protectionnisme. Nous autoriserons les entreprises étrangères à vendre leurs produits dans notre pays dans deux cas seulement :
- Nos industries sont capables de rivaliser avec elles et de l’emporter
- Nous ne produisons pas encore ce qu’elles produisent.
Dès que nous commençons à produire la même chose que les entreprises étrangères, nous les mettons hors de nos frontières pour rester les seuls sur notre marché intérieur. Dans le domaine de pointe, nous commencerons par fabriquer des vélos pour notre population. En fonction des ressources du pays, nous pouvons faire que ces vélos soient gratuits et n’appartiennent à personne. Dans cette logique, tout africain qui trouve un vélo l’utilise pour faire ses courses. Dès qu’il le dépose, une autre personne peut également l’utiliser pour faire les siennes, puisque le vélo appartient à l’Etat, donc à tous. De l’industrie de fabrication des vélos, nous évoluerons vers la fabrication de voitures, de tracteurs, d’avions, de fusées, de sondes… A ce niveau, nous rivaliserons avec les grandes puissances mondiales et enverrons nos sondes et nos satellites dans l’espace. Nous mettrons un accent sur l’astrologie.
La mise sur pied d’un organe de contrôle de l’économie
Pour nous assurer de la croissance de notre économie, nous mettrons sur pied l’OCRE (Organe de Contrôle et de Régulation Economique), dépendant du ministère de l’Economie et des Finances. Cet organe nous renseignera sur la quantité de matières premières utilisées, les gains obtenus au niveau international, les sommes que nous avons perdues au niveau international, le niveau d’exécution du budget de l’Etat, l’état d’avancement économique du pays…
II- Le plan social
Toutes les mesures sociales que nous mettrons sur pied ont absolument besoin d’une économie socialiste qui privilégie le bien être de l’homme et non la recherche effrénée du profit individuel. Seuls des hommes et femmes mus par un amour sans faille pour leur peuple peuvent apporter ces conditions de vie à ce dernier. Tout ce que nous allons citer ont été appliqué et réussi ailleurs. Donc ces mesures vont aussi réussir dans notre pays. Pour que ces mesures soient appliquées, l’Etat a besoin d’être véritablement indépendant, il a besoin d’être le maitre de ses richesses. Il a besoin de contrôler son économie, de contrôler ses industries. C’est la raison pour laquelle nous nationaliserons nos industries. Pour que tous ces projets sociaux soient possible, l’Etat a besoin d’importantes sommes d’argent toujours disponibles, c’est pourquoi nous avons opté pour la création des entreprises et la fermeture de nos frontières pour empêcher à l’argent de sortir de notre territoire national. Les projets sociaux qui vont suivre ne pourront donc pas se faire si nous ne consommons pas nos propres produits afin de maintenir l’argent sur place pour recruter et payer les fonctionnaires, assurer les besoins de notre peuple, subvenir aux exigences qu’exigent la croissance que la Révolution panafricaine va amorcer. Ces projets ne seront pas seulement menés par les Révolutionnaires, c’est ensemble que nous allons mener la Révolution et réaliser tous ces projets.
Mettre fin au chômage actuel
Nous avons évoqué cette question de chômage à l’introduction et au plan économique. C’est la plus grande des priorités de la Révolution continentale. Le taux de chômage dans nos petits pays est très élevé. Dans presque tout le continent, des ingénieurs sont en chômage, pourtant l’Afrique manque d’infrastructures. Nous avons affirmé au plan économique que pour résoudre cette question, nous allons inciter le peuple à créer des petites entreprises et les conduire jusqu’aux industries lourdes. Nous allons alléger les conditions de création des entreprises et primer ceux qui en créent. Nous fermerons les frontières pour permettre à ces petites entreprises de pouvoir se muter vers les industries.
Une autre mesure que nous prendrons sera un recrutement massif des chômeurs à la fonction publique de l’Etat, avec des salaires bas. Pour combler le déficit que leur bas salaire créera, nous mettrons à leur service des logements gratuits, des soins de santé gratuits, leurs factures d’eau et d’électricité seront payées par l’Etat. Leurs salaires leurs permettront juste d’assurer leurs autres besoins. Bien évidemment, ces nouveaux fonctionnaires de l’Etat vont construire des logements, des routes et tout ce dont le pays a besoin. Ils vont désenclaver des secteurs entiers qui sont inaccessibles dans nos petits pays, détruire des quartiers sales pour construire des immeubles et pour rendre ces quartiers prospères, respectant les normes de l’urbanisation. Des quartiers entiers seront détruits et reconstruits par ces nouveaux fonctionnaires. Une maison habitée par une famille aura au moins quatre chambres, un salon, une douche, une cuisine, quel que soit le nombre de membres de la famille.
Education obligatoire et gratuite
Nous nous étonnons du manque de patriotisme de notre peuple. Certes, notre peuple parait amorphe, mais tout se construit, même le patriotisme. Comment demander à nos populations qui ne bénéficient de pratiquement rien de nos petits pays de donner leurs vies pour les défendre. Nous ne voulons pas dire ici que si la Patrie ne nous donne rien on ne peut pas la défendre. Nous relativisons juste un fait qui est réel. Comment un enfant qui a payé sa formation, ses soins, pratiquement tout à son pays peut-il facilement donner sa vie pour le défendre ? Que signifie amour de la Patrie pour un élève dont la scolarité est le fruit du dur labeur de ses parents si ce n’est du sien ? Que signifie ce terme pour un fonctionnaire dont la famille a déboursé d’énormes sommes d’argent pour son entrée dans une école de formation ? L’école-marchandise ne génère que des comportements antipatriotiques. C’est pour cette raison que nous rendrons l’accès à l’éducation de qualité gratuite et obligatoire. Un tel choix crée chez le jeune citoyen un sentiment de reconnaissance vis-à-vis de la Patrie. Il a envers son pays une dette et il fait tout pour protéger cette Patrie afin de continuer à bénéficier de sa bonté. C’est de cette manière qu’on sème dans l’esprit du futur adulte le patriotisme. L’école permet d’acquérir des connaissances pour bien faire fonctionner les différents domaines de la vie nationale. L’éducation rend alors service à la Nation et doit de ce fait être gratuite. Cette école ne sera pas seulement gratuite, elle sera obligatoire à tous les citoyens. Ceux qui n’ont pas pu être à l’école à cette période des petits pays y retourneront pour se former.
De la gestion des prisons et des prisonniers
Pour construire notre grande Nation continentale, la Révolution panafricaine aura besoin de mobiliser toutes les forces vives du pays. Les prisons deviendront des entreprises spécialisées dans des domaines divers. Les prisonniers seront aussi des producteurs de richesse. Ceci permettra facilitera leur réinsertion sociale.
Détruire le tribalisme, les petits pays et unir la Patrie
Pour se maintenir, beaucoup de régimes de nos petits pays, tout en clamant vouloir construire l’unité nationale, divisent le peuple pour mieux régner. Le peuple ne se reconnait pas dans la plupart de régimes parce qu’ils sont imposés soit par les armes, soit de l’extérieur. Un tel régime a tout intérêt à diviser la Patrie pour éviter un soulèvement nationale contre lui. Cette politique crée des replis identitaires et le tribalisme qui maintiennent la misère nationale. Les velléités tribales et nationales ne peuvent pas cohabiter, la tribu cédera la place à la Nation. La Révolution panafricaine détruira les tribus, les petits pays actuels pour construire la nation africaine unitaire. Ces trois identités ne peuvent pas cohabiter dans un Etat qui veut prendre le sommet du monde pour des millénaires, deux doivent céder la place à l’autre. La conscience tribale et nationale doivent céder la place à la conscience continentale. Aux premières décennies du triomphe, La Révolution panafricaine encouragera les mariages intertribaux par des primes spéciales.
De la religion
La Fusion Africaine que nous créons est une Nation laïque. Chaque religion est autorisée à exercer ses activités au pays. Mais les discours religieux doivent changer. Les religions doivent trouver de nouvelles méthodes pour rechercher leurs fidèles. Elles doivent dans leurs discours respecter les autres Religions et cesser de les diaboliser. La Révolutionnaire panafricaine ne tolèrera aucune religion qui ne respecte pas les autres.
La santé gratuite
La santé est l’un des besoins vitaux de l’homme. On ne peut pas vendre la vie. Dans nos petits pays, plusieurs de nos frères et sœurs décèdent par milliers chaque jour par manque d’argent pour payer les soins dans les hôpitaux. Nous créerons de grandes entreprises pharmaceutiques pour produire les médicaments pour soigner notre peuple. La santé sera gratuite. La Révolution panafricaine expulsera les incapables du domaine sanitaire. Ce domaine est celui de la vie et seuls ceux qui sont assez bien formés et qui respectent la vie peuvent y exercer, de préférence les Révolutionnaires qui sont toujours prêts à donner leurs vies pour sauver celles des autres. Les centres de santé ne joueront plus seulement leur rôle habituel, celui d’attendre les patients et les soigner. Les médecins iront vers les populations pour les soigner, les examiner afin d’anticiper sur les maladies. Chaque centre de santé aura son territoire bien déterminé, avec sa population. Si un citoyen tombe malade dans le secteur d’activité d’un centre de santé, ce centre doit expliquer comment cela a été possible. L’Etat financera les recherches en médecine africaine. Pour que ce projet social puisse être possible, une économie forte doit assurer des entrées considérables au pays. Notre économie permettra de supporter tous nos projets sociaux.
Consolider la famille
La famille est la cellule de base de la société. Avec le triomphe de la Révolution panafricaine, nous encouragerons la famille africaine fondée sur des bases élargies et une grande solidarité. C’est cette solidarité des grandes familles africaines qui nous a permis de survivre à toutes les dominations étrangères que nous avons subi pendant notre période de faiblesse. Dans ce système, l’enfant n’appartient pas seulement à son père et à sa mère. Ses oncles sont autant de pères, ses tantes autant de mères et ses cousins autant de frères qu’il a. Ceci permet aux parents démunis de pouvoir compter sur leurs frères et sœurs pour élever leurs enfants. Ceci n’est pas une loi que nous instituerons, cette loi existe déjà. Elle est non écrite, mais s’applique. Quand un membre de la famille en Afrique est aisé et ne soutient pas les autres, c’est un scandale. Dans la même logique, la Révolution encouragera la polygamie pour permettre à toutes nos sœurs et filles d’avoir des maris. Cette mesure conforte aussi la famille dans la mesure où les hommes se concentreront sur leurs foyers de même que les filles. L’Etat donnera des primes particulières aux familles polygames. Si cette politique permet à tout citoyen d’être dans un foyer et que les filles à marier deviennent rares, l’Etat prendra des mesures pour réguler la situation. La Révolution panafricaine sera particulièrement rigoureuse avec des mariages précoces. Aucun citoyen de moins de 18 ans ne sera autorisé à se marier, quelle que soient les circonstances. Chaque mariage, qu’il soit traditionnel ou religieux, se soldera par la signature d’un acte de mariage qui réduit les divorces.
Logements gratuits
Le logement fait partir des besoins vitaux des citoyens. Un citoyen ne peut pas être tranquille dans la location d’une maison, en sachant que s’il ne paie pas il sera expulsé. Nous logerons notre population en construisant des logements sociaux pour eux. Chaque adulte à partir de 18 ans pourra, s’il le souhaite, occuper gratuitement un appartement construit par l’Etat. L’Etat s’occupe des factures d’eau et d’énergie électrique dans les ménages. L’Etat s’occupera également des factures d’eau et d’électricité des citoyens. Non seulement chaque ménage aura droit à l’adduction en eau potable et en électricité, mais ces deux éléments seront gratuits. Si la consommation d’un ménage dépasse un seuil de consommation fixé par l’Etat, ce ménage devra payer les frais supplémentaires de sa consommation.
Baisse des salaires
Les curieux qui ont lu tous ces projets sociaux se posent sûrement la question de l’origine des fonds pour supporter tous ces projets. Nous avons donné une réponse au plan économique de ce document. Pour réussir ces projets, il faut beaucoup d’argent dans les caisses de la Fusion Africaine. En plus des mesures économiques, nous réduirons les salaires de fonctionnaires. Un fonctionnaire à qui l’Etat offre le logement gratuit, paie ses factures d’eau et d’électricité, paie la scolarité de ses enfants, crée des magasins où sa famille et lui peuvent se nourrir gratuitement, crée pour lui des aires de distraction et de jeu, le soigne gratuitement ainsi que sa famille, met à sa disposition des vélos pour assurer ses déplacements de courte distance n’aura pas besoin de beaucoup d’argent. Tout ce que l’Etat lui donne gratuitement, il devait payer si la Révolution ne triomphe pas. Son salaire ne devait pas lui permettre d’avoir tout ce que la Fusion Africaine lui donne gratuitement. Donc la réduction de son salaire n’a pas d’impacts négatifs sur lui et sa famille. Avec cette politique, l’Etat garde de l’argent dans ses caisses pour continuer de supporter la croissance du pays. L’Etat devient un véritable entrepreneur puisque c’est lui qui construit les bâtiments et s’occupe des besoins des citoyens. L’Etat en quelque sorte vend tous ces projets sociaux au peuple et baisse le salaire de ce peuple pour pouvoir supporter ses dépenses. Nous avons pris un échantillon de 1000 fonctionnaires et avons calculé ce qu’ils dépensent en 4 mois pour les besoins de leurs familles (électricité, eau, logement, éducation, soins sanitaires, distraction, nutrition…) La somme dépensé était très grande. Nos calculs nous ont permis de comprendre que si l’Etat devait s’occuper de ces besoins à travers ses entreprises, les sommes dépensées seront pratiquement les mêmes, mais puisque c’est sur une longue période, l’Etat sortira gagnant tout comme les citoyens. Nous avons étendu le calcul à 1 milliard de citoyens que compte notre continent actuellement. Nous avons constaté que la Fusion Africaine sortira avec d’immenses sommes d’argent dans ses caisses, ce qui nous permettra d’engager l’industrialisation de notre pays. Cette politique permet également de maintenir de l’argent au pays puisque les citoyens devaient payer les besoins de leurs survies aux entreprises étrangères qui devaient rapatrier les bénéfices dans leurs pays respectifs.
Cette politique a un autre avantage : Avec les salaires bas et la formation que nous donnerons à nos ingénieurs, les entreprises étrangères qui paient chers leurs ingénieurs seront obligés de délocaliser pour venir s’installer dans la Fusion Africaine afin de payer nos ingénieurs moins chers et avoir beaucoup de bénéfices. Ce fait va d’avantage mettre fin au chômage qui règne actuellement dans nos petits pays. Une fois que ces entreprises étrangères délocaliseront chez nous, nous leur imposerons un transfert de technologie à nos ingénieurs. Aux premières années de la Révolution panafricaine, la Fusion Africaine aura urgemment besoin de la techno-science. Il faudra utiliser tous les moyens pour avoir cette techno-science. Dès que le transfert de technologie sera fait, nous créerons nos propres entreprises et deviendrons les concurrents des sociétés étrangères installées dans notre pays. C’est cette politique que la Chine a utilisé pour se hisser au sommet des puissances économiques mondiales. Avec les salaires bas, l’Etat choisira des compatriotes qui vont aller se former à l’étranger. Si des parents souhaitent envoyer leurs enfants se former à l’étranger ou faire des grandes dépenses qui pourraient être bénéfique à l’Etat, la Révolution panafricaine les subventionnera.
Augmentation des salles de cinéma
Le domaine du cinéma sera révolutionné. L’Etat panafricain s’impliquera grandement dans ce secteur d’activité. Toutes les productions portant atteintes aux mœurs seront sanctionnées. Quand nous parlons de productions portant atteintes aux mœurs, nous parlons de musiques et films pornographiques, qui prônent la division sociale, la déliquescence des mœurs, qui sont de nature à détruire et dénaturer la culture africaine. Les artistes et cinéastes, avant le tournage de leurs clips ou films, recevront une mini formation gratuite de l’Etat sur les enjeux du cinéma et du rôle des artistes et cinéastes dans la construction de la Fusion Africaine. L’Etat se chargera de la plus grande partie des frais de leurs films ou musiques si le message diffusé est de nature à construire le pays, à faire émerger la Fusion Africaine et à faire rayonner le socialisme. L’Etat créera ses propres maisons de production cinématographique pour tourner des films servant à la grandeur de la Patrie, à la construction de la Fusion Africaine et à l’émergence du socialisme.
L’Etat ouvrira plusieurs salles de cinéma, financera et contribuera à faire rayonner les festivals de cinéma au pays. Dans le même temps, il adoptera des mesures strictes de lutte contre la piraterie pour permettre aux artistes et cinéastes de vivre de leur art. Il régulera le prix de vente des films pour les rendre accessibles à toute la population.
Réduire le train de vie de l’Etat, réduire les salaires des élus du peuple
Dans la plupart de nos petits pays, le train de vie de l’Etat est très élevé, ce qui coûte énormément cher au pays. Les ministres, dans leurs grosses voitures, regardent les peuples qu’ils dirigent avec mépris. Leurs avantages sont énormes. Le rôle des gouvernants est de servir et non d’être servis. Le triomphe de la Révolution panafricaine sera accompagné de la réduction du train de vie de l’Etat. L’Etat mettra au service des membres du gouvernement uniquement des éléments nécessaires à l’exécution de leurs fonctions. Les élus du peuple, en occurrence les députés et sénateurs ont des salaires énormes dans plusieurs de nos petits pays, pourtant ils siègent souvent deux fois par an seulement. Leurs salaires mensuels dépassent le gain annuel de la plupart des paysans de nos petits pays qui travaillent pratiquement tous les jours. C’est une injustice qui pousse nos concitoyens à opter pour ces postes non pour servir le peuple, mais pour profiter des avantages. Les élus du peuple sont devenus les nouveaux riches de nos petits pays. Ils s’en foutent du peuple qu’ils représentent. Ils ne demandent jamais leur point de vue avant d’aller prendre une décision en leur nom. Ce sont des commerçants qui investissent lors des élections pour avoir des bénéfices liés à ces fonctions. Aux parlements, ils ne savent pour la plupart de temps pas de quoi il est question. Quand ils voient des gens applaudir, ils applaudissent aussi. En réduisant leurs salaires, notre gouvernement révolutionnaire exclura les commerçants du parlement panafricain et permettra à ceux qui veulent réellement défendre le peuple d’y siéger.
Le Peuple révolutionnaire
Notre Révolution formera un type de citoyen nouveau, fondamentalement patriote, disposant d’un amour sans faille pour la Fusion Africaine. Ce sera un citoyen sociable, respectant les mœurs et les valeurs républicaines, résolument tourné vers la culture africaine, habillé décemment, prêt à tous les sacrifices pour la Nation, bref un citoyen révolutionnaire.
La question des orphelins abandonnés, des malades mentaux et des enfants démunis
Toutes ces catégories de nos compatriotes deviennent des charges pour l’Etat. La Révolution remettra les orphelins abandonnés et les enfants démunis à des familles d’accueil. L’Etat multipliera des orphelinats pour accueillir ceux qui n’ont pas pu être dans des familles d’accueil. Toutes ces catégories de nos compatriotes recevront la même éducation que les autres pour être aussi compétitifs qu’eux. Comme tous les autres citoyens, l’Etat s’assurera de leur alimentation, de leur santé, de leur éducation, de leur emploi et de leur logement. Tous les malades mentaux du pays seront mis dans les centres psychiatriques pour être rééduqués. Ceux dont la rééducation aura réussi rejoindront les autres membres de la société pour participer aussi à la construction du pays. En fonction de leur mal, l’Etat leur donnera des tâches à faire pour participer à la construction de la Patrie. Ils bénéficieront des mêmes avantages sociaux que les autres concitoyens.
Créer des Restaurants populaires dans les quartiers et sous-quartiers du pays
Pour booster une bonne nutrition du peuple, La Révolution panafricaine créera des restaurants populaires subventionnés par l’Etat. Ces restaurants se trouveront dans tous les quartiers des villes et villages de la Fusion Africaine. Chaque citoyen pourra s’y rendre pour manger gratuitement et retourner travailler pour la construction de la Nation.
III- Le plan politique
Pratiquer la Démocratie participative
Sur le plan politique, nous instaurerons la démocratie participative. Cette démocratie est l’implication effective des citoyens dans l’exercice du pouvoir politique. Cette participation va au-delà du simple vote. Toute action politique susceptible d’exercer un impact déterminant sur les conditions de vie des citoyens doit être soumise à leur approbation. La légitimité d’une mesure dépendra de la manière dont le peuple reçoit cette mesure. Ceux qui représentent le peuple aux diverses instances de la vie nationale dans nos petits pays ne connaissent pas souvent les problèmes et les aspirations de ce peuple. Ils vivent dans le luxe et sont coupés du peuple qu’ils administrent. Ils ne peuvent pas comprendre ce peuple. Le peuple de son côté les ignore et ne les considère pas. La plupart de temps le peuple ne les connait pas. Ces élus apparaissent lors des élections pour se faire élire et disparaissent une fois élus. Avec le triomphe de notre Révolution panafricaine, le peuple prendra les devants de la scène. C’est lui qui proposera les solutions à ses propres problèmes. Les autorités administratives seront juste chargées d’organiser le peuple pour appliquer les décisions prises.
La participation des citoyens au façonnement de leurs vies et de leurs environnements passe par une formation soutenue à l’action politique. Cette formation rend le peuple capable de juger et de rechercher lui-même les solutions adaptées à ses problèmes. Les citoyens sont mieux placés pour identifier, étudier et apporter des solutions aux problèmes auxquels ils font face dans leurs régions, leurs villes, leurs villages ou leurs quartiers. Les administrateurs seront désormais chargés d’appliquer les décisions prises par le peuple. Une telle démocratie a besoin du rôle fondamental des quartiers. Pour que le quartier puisse bien jouer ce rôle, il faut que son autorité puisse être élue. Il faut que tous les habitants du quartier soient capables de diriger ce quartier. La Révolution panafricaine mettra fin au caractère héréditaire et religieux de succession dans les quartiers et établira la durée de mandat des dirigeants du quartier.
Le président rend compte de l’état d’avancement des politiques et des projets en cours de manière bimensuelle
Le président de la République se soumettra au contrôle du peuple. Pour cela, il doit rendre compte de son action une fois tous les deux mois dans une émission interactive télévisée et radiodiffusée. Au cours de cette émission, les citoyens appellent le président en direct pour lui poser des questions sur tous les points de la vie nationale (à part certains points de la défense nationale). Le Président de la République tout comme les autres élus du peuple fera l’objet du scrutin révocatoire. A mi-mandat, si une pétition ouverte par l’Organe de Gestion des Elections parvient à recueillir la signature de la moitié des électeurs ayant participé au vote, alors de nouvelles élections sont organisées pour le départ ou le maintien du Président ou de l’élu à son poste. Au cas où le Président de la République ou un élu du peuple perd les élections de mi-mandat, de nouvelles élections sont organisées pour sa succession. Dans de telles situations, il ne peut pas se porter candidat pour sa propre succession.
Des élections à deux tours
Celui qui dirigera la Fusion Africaine devra réunir au moins la moitié des votes des électeurs. Il ne peut pas diriger la Fusion Africaine si au moins la moitié du peuple ne lui fait pas confiance. Si au premier tour du scrutin présidentiel aucun candidat ne parvient à avoir la majorité absolue d’au moins 50% des suffrages valablement exprimés, alors un second tour est organisé entre les deux premiers.
Construction des monuments à l’effigie de nos héros
Le rôle des héros est déterminant pour le devenir d’un peuple. Chaque pays construit de gigantesques monuments à l’honneur de ses héros pour inciter sa population à les imiter. Pour que le peuple connaisse les actions de ces héros, il doit être en contact permanent avec eux à travers leurs monuments. La Révolution panafricaine fera un inventaire total de tous les héros d’Afrique depuis l’antiquité. Il ne s’agit pas seulement des héros qui ont combattu pour la Patrie, mais de tous ceux qui se sont élevés au-dessus des autres et qui ont rendu la Patrie fière et fait avancer notre peuple vers le bonheur. Après cet inventaire et une biographie détaillée de ces héros, la Révolution panafricaine construira pour eux un grand musée. Partout dans la Fusion Africaine, il y aura des monuments à leur effigie. En même temps que nous construirons des monuments à l’effigie de nos héros, nous détruirons ceux érigés en la mémoire des faux héros qui n’ont véritablement agi pour nos pays ou des colons dont les monuments se trouvent dans plusieurs de nos petits pays.
Plusieurs monuments et bâtiments mis en valeur dans nos petits pays rappellent les moments de notre histoire où nous avons été faibles et avons été soumis par les étrangers. De tels bâtiments et monuments enseignent à notre peuple la soumission, la faiblesse et l’empêche de se mettre debout et de combattre pour reprendre sa place dans le monde. La grandeur de notre pays est incompatible avec de tels monuments et bâtiments. La Révolution continentale les et construira de nouveaux monuments et bâtiments plus imposants qui enseignent cette fois notre force, notre grandeur et notre invincibilité. Tous les peuples du monde qui veulent grandir et émerger commencent par détruire tout ce qui les a empêchés jusque-là de grandir. Ils commencent par détruire les faux monuments et débarrasser leur histoire de mensonges et de faux héros.
Chaque citoyen peut demander aux administrateurs et à n’importe quel moment un état financier ou de gestion de leur zone administrative. Sous la Révolution panafricaine, chaque citoyen peut demander à ses administrateurs, à n’importe quel moment un état de leur gestion et de leurs finances. Les autorités sont tenus de les fournir ces documents pour qu’ils puissent les vérifier. Seules les instances relevant de la défense nationale peuvent refuser de diffuser leurs états financiers et de gestion. Les administrateurs peuvent afficher eux-mêmes l’état d’avancement de leurs projets et les rapports financiers détaillés dans leurs différents services, pouvant être consultable par tous les citoyens.
Le jugement des criminels du peuple
Plusieurs régimes dans nos petits Etats, protégés par les puissances extérieures qu’ils servent, torturent et fusillent notre peuple. La Révolution panafricaine ne laissera aucun crime impuni. Cette Révolution sera accompagnée de la chute des régimes pilotés de l’extérieur et de l’émergence d’un pouvoir central continental fort, capable d’interpellé et juger n’importe quel citoyen qui a commis des crimes avant, pendant ou après la Révolution continentale. Nous ferons un bilan complet de la gestion de nos petits pays et de nos ressources depuis l’indépendance des petits pays africains. Toutes les évasions fiscales qui ont eu lieu devront être justifiées. Les responsables des détournements de fonds seront traduits en justice et sanctionnés en fonction des lois de la Fusion Africaine.
Les critères d’octroi des marchés publics seront clairs et le choix d’une entreprise devra être justifié par des affiches ouvertes au public
Les marchés publics se feront dans une transparence rigoureuse et totale. La Cellule de Contrôle de l’Etat sera mise sur pied pour veiller à la transparence dans l’octroi des marchés publics. Si l’entreprise qui a gagné un marché public ne le réalise pas ou le réalise mal, il devra se justifier devant la justice.
La Cellule d’Organisation des Scrutins
La Révolution panafricaine dès son triomphe mettra sur pied la Cellule d’Organisation des Scrutins pour permettre à tous les Scrutins du pays de s’organiser dans la transparence. Les membres de cette cellule seront élus. Chaque parti politique enverra des délégués qui seront des membres de la Cellule. Ces membres seront élus par le peuple et par les différents partis politiques. Le vote du peuple comptera pour 70% et celui des partis politiques comptera pour 30%. Les membres de la Cellule seront élus pour un mandat de 7 ans non renouvelable.
Informatiser le fichier électoral
Avant le dépôt du bulletin dans l’urne, l’électeur doit choisir son candidat ou ses candidats par le biais d’une machine électronique tactile. En fonction du nombre de candidats, il y aura autant d’écrans dans l’isoloir. Le votant touche l’écran où il voit la photo de son candidat et le nom de son parti, ou encore les photos des candidats s’il s’agit d’un scrutin de liste ou d’un vote multiple. Dès que le votant touche l’écran, son vote est stocké dans une base de données qui enregistre directement son vote et le calcule dans les statistiques. Quand le choix de son candidat est fait, la machine imprime directement le bulletin dudit candidat que le votant met dans l’urne. Pour empêcher que des gens votent plusieurs fois, les cartes d’électeurs auront des micro-puces qui permettront à la machine d’authentifier le votant. Au fur et à mesure que le vote se déroulera, la machine comptera automatiquement les suffrages et déterminera les tendances. A la fin du vote, on effectuera alors le décompte des récépissés contenus dans l’urne. Ceci pour s’assurer que les chiffres présentés par la machine électronique correspondent effectivement aux résultats des urnes. Les résultats seront publiés le soir même du jour des élections.
Pour une diplomatie influente
La Ligue Associative Africaine, à travers la Révolution panafricaine qu’elle mène, portera la Fusion Africaine au sommet des puissances mondiales. Nous sommes actuellement constitués de petits Etats faibles, incapables de nous défendre, détruits de l’extérieur par l’impérialisme occidental et de l’intérieur par des régimes incapables installés par les impérialistes étrangers. Nous n’exerçons aucune influence sur le plan international. Aucun de nos petits pays ne compte parmi les grandes nations mondiales. Nous sommes connus au niveau international par de guerres fratricides, la mort de nos compatriotes qui tentent de fuir le continent pour l’Europe et par des coups d’Etat répétés. Notre image sur le plan international est particulièrement sale. Cette mauvaise image a un impact direct sur la manière dont on traite nos compatriotes à l’extérieur de nos frontières continentales et aussi la manière dont on traite nos présidents et nous-mêmes. Nous ne sommes pas respectés sur le plan international. La principale raison est l’absence d’un puissant Etat continental capable d’assurer la sécurité de tous les africains partout dans le monde. On nous torture partout au monde à cause du manque de cet Etat continental fort, puissant, capable d’intervenir partout pour imposer le respect de nos frères. Si les chinois sont respectés dans le monde, c’est parce que derrière un chinois on voit le puissant Etat chinois. Pareil pour un étasunien ou un anglais. Seule cette puissance africaine forte pourra peser sur le problème Israélo-palestinien et mettre fin à la souffrance et la misère où Israël a contraint nos frères de la Palestine. Beaucoup de préjugés ont été construits sur nous. Ces préjugés font que les autres peuples du monde nous jugent mal. La Révolution panafricaine, à travers des actes d’honneur et de bravoure détruira ces préjugés et mettra notre peuple au-dessus des autres peuples de la planète. La Révolution panafricaine changera le complexe de supériorité que les autres peuples éprouvent envers nous en un complexe d’infériorité. Partout dans le monde, nos concitoyens imposeront respect et admiration. Nous serons les véritables guides du monde. Nos ressources, notre position géographique et le dynamisme de notre population issue de la Révolution panafricaine nous y prédestine. Nous imposerons nos lobbies sur la planète.
Pourquoi adopter le nom Fusion Africaine ?
La plupart des hommes qui ont pensé la nation africaine unitaire avant nous ont appelé cette nation Etats Unis d’Afrique. Que ce soit Nkrumah ou Mouammar Al Kadhafi, la nation africaine unie devait porter ce nom. Etats Unis d’Afrique est une traduction littérale des Etats Unis d’Amérique. La Révolution panafricaine que mène la Ligue Associative Africaine est une rupture avec l’ordre établi. L’Etat continental que nous construisons ne sera pas une union de plusieurs Etats au sein d’une même institution, chacun assurant ses propres affaires. La Fusion Africaine est un dépassement de cela. L’Union suppose la possibilité de désunion. La Fusion suppose que les éléments divers fusionnent pour former un autre élément plus grand, plus puissant. Il n’y a plus de possibilité de division, puisque les éléments divers de la culture, de croyances fusionnent pour donner naissance à un autre élément plus grand issu de ces éléments. Les unités se perdent dans l’ensemble au point qu’on ne puisse plus cerner les différences. Une culture nationale émerge et la Patrie devient le centre de tout.
Adopter le Swahili, l’Arabe et l’Anglais comme langues officielles du pays
La langue est l’un des éléments fondamentaux pour le développement d’un peuple. C’est un puissant élément fédérateur de l’identité du peuple. Avec les petits pays actuels du continent, la Révolution panafricaine éprouve de sérieuses difficultés pour communiquer avec les différentes populations du continent. Il faut de grands moyens financiers pour traduire toutes nos publications en toutes les langues parlées par les petits pays du continent. Nous utilisons des traductions qui parfois contiennent de fautes. Ce problème de langue sera résolu dès le triomphe de la Révolution continentale. Tous les africains, où qu’ils se trouvent doivent pouvoir parler et se comprendre. L’Union Africaine a choisi plusieurs langues comme des langues officielles du continent. Parmi ces langues, la Ligue Associative Africaine opte pour le Swahili et l’Arabe. En plus de ces deux langues, nous adopterons l’Anglais comme langue d’ouverture nous permettant de discuter et échanger avec les autres peuples du monde. Le choix de l’Anglais tient du fait que c’est une langue qui ouvre sur le monde. Les plus grandes productions scientifiques sont en Anglais. Plusieurs pays du monde ont adopté l’Anglais comme la langue qui leur permet d’échanger avec les autres peuples. Nous ferons pareil.
IV- Le plan de l’Education
Des programmes éducatifs révolutionnaires
La Révolution panafricaine mettra fin aux programmes éducatifs actuels qui sont hérités de la colonisation. Ces programmes sont conçus avec la mentalité néocoloniale. Elle est centrée sur l’Europe, sur les idées que l’Europe véhicule de nous. Ces programmes n’ont pas été décolonisés. Nos programmes éducatifs servent à endormir notre peuple. Ils évitent de parler des grandes Révolutions africaines, de tout ce qui peut permettre au peuple africain de briser ses chaines et se mettre debout. Ils ne mettent pas un accent sur la techno-Science dont le continent a urgemment besoin. On enseigne à notre peuple des disciplines qui n’ont aucune importance pour la construction de la société africaine. Dans plusieurs de nos petits pays, la spécialisation des enseignements est juste sur les papiers administratifs. Les élèves de l’enseignement technique se retrouvent souvent avec plus de 20 matières par an. On enseigne tout aux élèves et finalement ils ne maitrisent rien de manière approfondi. Ils ne peuvent donc pas rivaliser avec leurs homologues des autres pays. Sous la Révolution panafricaine, la spécialisation sera poussée.
Réduction des congés pour tous les citoyens
Un peuple qui veut grandir doit faire des sacrifices. Dans nos petits pays, nous perdons trop de temps inutilement et nous comptons rivaliser avec les autres peuples. Pour la construction de la Fusion Africaine, aucune paresse ne sera autorisée. Dans plusieurs de nos petits pays, les élèves ont plus de quatre mois de congés par an. Ce qui est trop pour un peuple qui s’apprête à faire de mutations profondes et à se hisser au sommet des puissances mondiales. Pour mieux élucider ce fait, nous prenons l’exemple du Cameroun. La situation dans les autres petits pays d’Afrique est semblable à celle du Cameroun, parfois pire. Au Cameroun, les congés du premier trimestre sont souvent d’environ deux semaines, ceux du second trimestre de deux semaines également et ceux du troisième trimestre sont de trois mois. A cela, il faut ajouter les jours fériés, qui sont toujours autant de jours de congés. Ce qui fait plus de quatre mois de congés. En plus de ces quatre mois, les élèves ont deux jours de congés supplémentaires chaque semaine durant les huit mois qu’ils passent à l’école. Ce qui revient à 64 jours de plus, soit deux mois de plus passés au repos. Lors des préparations de la fête de la jeunesse et de la fête de l’unité nationale, les élèves ont souvent une semaine libre pour préparer lesdites fêtes. Ce qui revient à deux semaines de plus. En gros, sur les 12 mois que compte l’année, la plupart des élèves africains se reposent pendant sept mois. Durant les quatre mois qu’ils passent à l’école, ils débutent les cours à 7h30 pour achever à 15h30. Ce qui leur fait 8 heures de cours par jour sur les 24 heures que compte la journée. Ce qui revient à 16 heures de repos par jour. En soustrayant ces 16 heures de repos par jour sur les 4 mois auxquelles ils sont à l’école, cela équivaut à 80 jours, soit pratiquement 3 mois. Donc au final et en terme d’heures, nos élèves sont à l’école pendant deux mois deux semaines seulement sur les 12 mois que compte l’année. Ils sont en repos pendant 9 mois deux semaines par an, et avec ceci nous comptons rivaliser avec les autres pays qui sacrifient leurs repos pour construire leurs pays. Nous accusons les autres d’être les seuls responsables de notre situation. Avec tout ce repos, nous comptons voir nos conditions de vie changer. Nous croyons qu’un messie viendra construire des hôpitaux, des laboratoires et nous procurer de la nourriture à suffisance. Ce messie ne viendra jamais. Le messie c’est nous, c’est notre travail qui va nous procurer tout ce dont nous avons besoin pour notre vie. Pendant que nous passons tout ce temps en repos, les chinois, les iraniens, les coréens, les japonais, les indiens, les russes, les étasuniens étudient au prix des surmenages. Avec ce repos, nous habituons nos élèves à la paresse.
Dès le triomphe de la Révolution panafricaine, nous réduirons les congés des élèves et des étudiants. C’est seulement de cette manière que nous réussirons à avoir des connaissances capables de porter la Fusion Africaine au sommet des puissances mondiales. Nos élèves auront un mois deux semaines maximum de congés par an. Par semaine, ils auront une seule journée de repos. Les cours s’étendront jusqu’à 17 heures pour reprendre à 6 heures, sauf les mercredis qui sont réservés aux activités post et périscolaires. Seules les journées les plus déterminantes demanderont un jour férié. Dans plusieurs de nos petits pays, les fonctionnaires ont un mois de congé par an. La Révolution panafricaine ne trouve pas de problème à cela. Mais les fonctionnaires finiront la journée à 17 dans tous les corps, sauf ceux comme la médecine et la défense nationale qui exige un travail incessant. Nous travaillerons de jour comme de nuit pour porter notre pays à la grandeur et au sommet des puissances mondiales. Nous électrifierons nos villes et campagnes pour permettre le travail de la nuit. Une éducation servant à former un type d’homme nouveau capable de porter la grandeur de la Fusion Africaine L’Education révolutionnaire que nous mettrons sur pied forgera un nouveau type de citoyen capable de porter la grandeur du pays. L’intégrité, une conscience nationaliste forte, le travail, le respect de l’autre et du/des transcendant(s), le respect de la nature, le respect des animaux, le mérite, la justice etc. sont autant de valeurs que la nouvelle éducation forgera chez nos citoyens. L’entrée d’un ouvrage au programme sera réfléchie, bien étudiée et doit répondre à un objectif fixé par la Révolution panafricaine. La spécialisation sera très forte et nous avancerons vers un système technique, comme nous allons l’expliquer plus bas.
Instituer l’Egyptien ancien et le Méroitique comme les secondes langues du pays
L’Afrique a besoin de connaitre son histoire, sa gloire passée, les connaissances qui nous ont permis de construire la puissante civilisation de l’Egypte pharaonique et de Méroe. C’est pour cela que nous instituerons l’Egyptien ancien et le Méroitique comme les secondes langues de la Fusion Africaine.
Après les concours, les épreuves sont corrigés les lendemains et les résultats publiés
Après avoir organisé un concours, avant que le concours se déroule, le Département de l’Education et de la Culture convoque les correcteurs. Dès la fin du déroulement des épreuves écrites, les épreuves sont envoyées au centre de correction et les correcteurs sélectionnés font directement le déplacement. Au cas où le centre de correction serait éloigné, les correcteurs se déplacent avant le déroulement des épreuves écrites. Le lendemain du déroulement des épreuves écrites, les correcteurs regroupés dans une grande salle font la correction, sortent la liste des candidats retenus sur place, à l’unanimité. Cette liste est directement envoyée au poste national pour être publiée.
Ressourcer constamment les enseignants
C’est l’enseignant qui formera le nouveau citoyen dont aura besoin la Fusion Africaine. Cet enseignant sera alors celui qui dispose des connaissances soutenues. Il doit dispenser des connaissances aux élèves, ce qui fait qu’il doit être un chercheur infatigable. La Révolution panafricaine multipliera des séminaires dans les différents domaines pour partager les connaissances, les réactualiser et définir les nouvelles modalités pour mieux dispenser des connaissances aux apprenants. La Révolution panafricaine, en cas de nécessité, enverra des enseignants à l’étranger acquérir des connaissances pour les partager avec leurs collègues au pays.
Remplacer l’enseignement général par l’enseignement technique et militaire
La Fusion Africaine aura besoin des techniciens et des ingénieurs. Les élèves qui ont fait l’enseignement général ne sont souvent compétitifs nulle part. Ils connaissent un peu de tout, or la grandeur du pays exige des citoyens qui maitrisent parfaitement un domaine précis. Nous transformerons les établissements d’enseignement général de nos petits pays en établissements d’enseignement technique. Les élèves dès leurs bas âges seront orientés vers des domaines précis en fonction de leurs aptitudes. Ce système permet d’avoir de jeunes ingénieurs bien formés, prêts à servir la Patrie. Dès la fin du cycle secondaire, un élève sera déjà prêt pour servir le pays. L’Université lui permettra juste de faire des recherches. Pour les classes d’examen, les épreuves pour l’obtention du diplôme ne seront pas concentrées en quelques journées, mais sur toute l’année. En une période de temps, on programme une matière enseignée par différents enseignants. Dès que cette période de temps est révolue, on évalue les élèves sur cette matière et on programme l’autre matière. Ce système permet à l’élève de toujours travailler dur pour pouvoir réussir la matière programmée en une période. Il pourra suivre l’évolution de ses notes pour faire plus d’efforts sur les matières non composées. Ce système permet également aux élèves de se concentrer sur une épreuve et la valider avec succès et de se concentrer sur une autre. Les épreuves pratiques des examens se passeront en fin d’année et se feront avec une semaine d’écart, pour permettre aux élèves de réactualiser leurs connaissances et de mieux réviser. Ce système technique ne détruit pas des lettres et les filières non techniques dont le pays a aussi besoin comme l’histoire ou les sciences humaines en général. L’accès à ces filières sera rendu plus difficile et le nombre de places dépendront des besoins de l’Etat en ces disciplines. Le militarisme et les arts martiaux seront mis dans les programmes scolaires. Les arts martiaux permettront aux citoyens de pouvoir se défendre et défendre les autres en cas de besoin. En tant que sport, ces Arts martiaux permettront aux citoyens d’être en santé. Le militarisme leur permettra de défendre la Patrie si elle est menacée.
L’histoire de l’Afrique est enseignée dans toutes les branches et séries de l’enseignement primaire à l’enseignement supérieur
Pour mieux assoir la conscience nationale, le système éducatif de la Fusion Africaine intègrera l’histoire de l’Afrique dans toutes les filières de l’enseignement. Aucun fait historique du continent ne sera ignoré par les citoyens. Ceci permettra d’éviter les erreurs d’hier et de penser la Fusion Africaine en connaissance de faits. Les étudiants des écoles de formation à intégration directe dans la fonction publique de l’Etat peuvent recevoir une partie de leurs salaires pour mieux assurer leur formation. Dans les écoles de formation à intégration directe dans plusieurs de nos petits pays, les étudiants sont souvent dans des conditions de vie particulièrement difficiles. Ils peinent à survivre et à mieux mener leur formation. L’Etat leur permettra de prendre par anticipation une partie de leurs salaires pour mieux mener leurs recherches. Une fois que leurs salaires commenceront à passer, l’Etat prélèvera chaque mois un pourcentage pour rembourser l’avance faite à l’Etudiant. Tous les autres étudiants peuvent également faire un emprunt à l’Etat pour d’autres besoins personnels que l’Etat ne comble pas encore. La procédure sera la même.
Ouverture des bibliothèques et médiathèques dans chaque lycée et collège
Les connaissances dont auront urgemment besoin la Fusion Africaine se trouvent dans les bibliothèques et internet. Pour cet effet, chaque lycée et collège du pays disposera d’une grande bibliothèque bien fournie en ouvrages. La Fusion Africaine comptera aussi sur la bonne volonté des citoyens pour davantage fournir ces bibliothèques en ouvrages. Ces bibliothèques seront vastes, capables de supporter plusieurs lecteurs. En fonction de la localité de l’établissement, ces bibliothèques pourront être ouvertes le jour et la nuit. Chaque établissement disposera aussi d’une médiathèque, avec des ordinateurs connectées au réseau internet et avec libre accès aux élèves. L’Etat prendra des mesures pour bloquer des sites web qui n’entrent pas dans le cadre de l’éducation ainsi que l’accès aux réseaux sociaux dans ces médiathèques. Chaque étudiant en début de cycle recevra un ordinateur de l’Etat pour pouvoir conduire ses recherches. Dans les universités, les médiathèques seront spécialisées en fonction des filières.
Les Mercredis seront réservés aux activités post et périscolaires
L’élève et l’étudiant ne seront pas seulement des savants, ils ont besoin d’un moment pour apprendre à gérer le pays, à travailler pour les communautés. Pour ce faire, ils doivent s’impliquer et participer aux activités posts et périscolaires comme les clubs, les coopératives scolaires, les débats, les conférences et autres rencontres bénéfiques pour eux. La journée de Mercredi après-midi est réservée à eux pour se préparer à cette gestion. Cette période ne sera occupée sous aucun prétexte.
V- La défense nationale et la justice
Des dangers qui nous guetteront en tant que Nation
Nous ne savons pas encore actuellement quelle tournure prendra notre Révolution panafricaine. Il serait inconcevable et même miraculeux de mettre en œuvre toutes ces transformations économiques, sociales, politiques, culturelles fondamentales de notre continent sans provoquer la colère des forces qui tirent profit de la situation actuelle. Ces forces sont internes et externes. Ces deux forces agissent ensemble. Les forces extérieures s’appuient sur les traitres à l’intérieur du continent pour bloquer tous les progrès. C’est la coalition de ces deux forces qui nous a conduits à notre situation actuelle. Les forces intérieures sont des milliardaires qui vendent le pays aux étrangers ou qui s’enrichissent en faisant l’importation des produits étrangers au pays. Ce sont ces dirigeants corrompus de nos petits pays qui bradent nos matières premières. Ils ne sont pas à confondre avec notre bourgeoisie nationale qui est constituée de nos entrepreneurs, ceux qui ont des petites entreprises de transformation. Les forces externes sont les pays occidentaux qui ont lancé le processus de recolonisation de notre continent, qui pillent nos matières premières, qui contrôlent nos économies, qui imposent des décisions à prendre à nos dirigeants, qui contrôlent l’Union Africaine, qui mettent sur pied tous les mécanismes possibles pour nous diviser. C’est aussi l’église qui les soutient et sur laquelle ils s’appuient pour endormir notre conscience. La seule présence de notre mouvement continental met en échec les prétentions de toutes ces forces. En recherchant les intérêts du peuple et en appliquant tous les projets sociaux que nous avons cité, nous irons sans aucun doute contre leurs intérêts. Leurs intérêts et ceux des peuples sont antagonistes et chaque régime choisi qui servir. Quand un régime s’oppose à eux, ils le renversent. Seule la Fusion Africaine, un Etat continental fort, puissant et solidement armé sera capable de les vaincre. Aucun de nos petits pays ne peut les résister. Si des pays comme la Chine et la Russie ont pu triomphés de ces forces, c’est parce qu’ils sont tous les deux des pays-continents, avec une superficie et une population assez importante pour se dresser et vaincre la coalition de ces forces. Nous ne pouvons pas encore prévoir quelle tournure prendra notre Révolution panafricaine. Les possibilités qu’elle tourne en conflit armé continental sont très élevées. Nous souhaitons qu’elle soit un soulèvement général de tous les pays du continent pour chasser les traitres installés par l’occident. Au cas où la Révolution panafricaine tourne en conflit armé, nous mettrons sur pied l’embryon de l’armée nationale de la Fusion Africaine.
Pourquoi la Corée du Nord n’est-elle pas attaquée jusqu’ici et Pourquoi la force n’a pas été utilisée pour Combattre Thomas Sankara et Hugo Chavez ?
Les impérialistes ont une culture avérée de la violence. Quand ils ont en face d’eux l’armée d’un pays faible, ils l’écrasent. Pourquoi malgré leurs menaces contre la Corée du Nord, ils n’ont pas encore attaqué ce pays ? Pourquoi hésite-t-ils à attaquer l’Iran ? C’est parce qu’en cas de conflit, ces deux pays sont capables de leur donner de coups sérieux ou même de triompher sur eux. C’est la peur de se faire frapper en retour qui les empêche d’engager des opérations militaires contre l’Iran et la Corée du Nord. L’Irak a justement commis l’erreur de les laisser vérifier ses armes. Avec cette vérification, ils ont compris que l’Irak était vulnérable. Ils l’ont attaqué et ont pendu son président Saddam Hussein. La Fusion Africaine mettra sur pied des moyens pour former une armée citoyenne, nationaliste et révolutionnaire en l’équipant de tout le matériel nécessaire pour défendre la Patrie, ses ressources et ses habitants. Mais la seule action de nos forces armées ne suffira pas pour notre pays. Nous apprendrons à notre peuple à se battre. On peut vaincre une armée, mais pas un peuple. La coalition des forces impérialistes étrangères et celle des traitres à l’intérieur n’ont pas utilisé la force contre Thomas Sankara ou Hugo Chavez parce que ces deux présidents avaient appris à leurs peuples à se battre. Ils avaient mis sur pied des Comités de Défense de la Révolution. Dans ce contexte où le peuple sait se battre militairement, une épreuve de force contre le pays a toutes les chances d’échouer.
Une armée nationale
La plupart des armées dans nos petits pays n’ont pas été mises sur pied pour défendre nos pays et ses populations, mais pour défendre les régimes néocoloniaux installés aux pouvoirs par les anciens colons. Elles ont donc été mises sur pied pour combattre les progressistes à l’intérieur des pays et pour tyranniser nos peuples qui s’opposent à ces régimes imposés de l’extérieur. Ces armées sont la plupart de temps détestées par les peuples qui trouvent en elles l’obstacle majeur à leur épanouissement. Pour consolider leurs régimes, plusieurs régimes faisant allégeance aux étrangers ont recruté dans nos armées nationales des délinquants qui n’hésitent pas à tirer sur notre peuple et à maltraiter nos populations. La Révolution tournera ces armées vers la défense de la Fusion africaine et des intérêts de notre peuple.
Donner une formation révolutionnaire aux forces armées de la Patrie
La Révolution va revoir la formation des forces armées nationales. Elles ne seront plus formées pour torturer le peuple, mais pour défendre la Patrie. L’armée nationale sera à l’image de la Révolution panafricaine. Les anciens soldats seront rappelés dans les écoles de formation. Les soldats de la Fusion Africaine seront formés politiquement et idéologiquement. Ils maitriseront les enjeux de la Révolution et la géostratégie mondiale. Avant de sortir leurs armes, ils sauront pourquoi ils doivent tirer. Les balles qu’ils tireront auront pour buts de rétablir la justice et défendre la Patrie. Ils ne seront plus de simples exécutants des ordres, ils seront capables de juger les ordres qu’ils reçoivent. Ceci ne fait pas d’eux des rebelles aux ordres de leur hiérarchie, mais des soldats exemplaires de la Nation qui comprennent la portée des ordres qu’ils reçoivent et les conséquences positives et négatives de ces ordres. Les soldats de la Fusion Africaine seront avec le peuple. Ils suivront des cours avec les autres étudiants dans les universités. Ils seront des médecins, des enseignants, bref, ils travailleront avec le peuple pour mieux le comprendre et le défendre. Les civils et les forces armées de la Fusion Africaine ne formeront qu’un seul élément. Les soldats ne seront plus seulement de consommateurs des richesses du pays, ils produiront aussi des richesses. Ils seront dans tous les corps de métier. La grandeur de notre peuple et l’imposition de la Fusion Africaine au sommet des puissances mondiales exigent que tous les éléments du peuple soient toujours en train de travailler. Avant d’entrer dans l’armée, les postulants doivent maitriser un domaine d’activité précis. L’Etat enverra les soldats partout où le besoin se fera ressentir, dans le secteur public comme dans le secteur privé pour soutenir ces structures. Nous enverrons nos militaires se former dans les plus élogieuses écoles militaires du monde afin qu’ils rentrent former les autres forces armées restées au pays. Nos soldats seront capables de se battre sur tous les terrains, à tous les contextes et à tous les types de guerre.
Ouvrir la formation militaire au peuple
Nous avons dit sur le plan éducatif que le militarisme et les arts martiaux deviendront des disciplines transversales à toutes les filières et branches éducatives du pays. Ce qui donnera la formation militaire aux élèves et étudiants. Le service militaire sera ouvert à tous les citoyens du pays. Pour entrer dans les grandes écoles de formation de la Fusion Africaine, le postulant devra avoir fait son service militaire. Ceci permet au peuple de défendre la Fusion Africaine aux côtés de nos militaires en cas d’une attaque extérieure. Le service militaire empêche d’imposer des dictateurs à la tête de notre pays puisque le peuple n’a plus peur de défendre ses droits, puisqu’il sait se battre.
Assurer l’approvisionnement de nos forces armées
La Révolution panafricaine fabriquera les armes du pays pour mieux assurer notre sécurité. Nous investirons grandement dans la défense nationale. Aucune puissance étrangère ne saura l’arsenal des armes dont dispose le pays, à moins que la stratégie nous y oblige. L’une des priorités dès le triomphe de la Révolution panafricaine sera de mettre sur pied la bombe nucléaire du pays pour assurer notre sécurité. C’est cette arme qui assure la liberté des pays dans le monde actuellement. Le pays qui a cette bombe est sûr que personne ne pourra l’agresser, parce que cette bombe peut faire des dégats partout dans le monde. Cette bombe peut causer des dégâts dans des grandes comme dans des petites Nations.
Un peuple formé au droit
La Justice est l’une des raisons principales qui nous poussent en engager la Révolution panafricaine. Elle ne sera menacée sous aucun prétexte. Elle est cruciale pour la cohésion et la stabilité sociale. Dès leur entrée à l’école, les citoyens seront formés au Droit, jusqu’à leur sortie. Cette discipline fera partir des matières transversales obligatoires pour tous. Ceci permettra aux citoyens de connaitre leurs droits et ceux des autres. Cette connaissance réduira les abus de certains juges. Les citoyens, en connaissant leurs droits, pourront mieux les protéger et assurer mieux la justice sociale.
Les Comités de Défense de la Révolution peuvent interpeller et juger un citoyen.
Nous mettrons sur pied des Comités de Défense de la Révolution chargés d’assurer le triomphe et la pérennité de la Révolution. Ces Comités auront le pouvoir d’interpeller et juger des citoyens qu’ils jugent ne pas respecter les lois étatiques ou corrompus. Ces comités auront le pouvoir de juger et de sanctionner tout individu de leurs zones de compétence.
Durcissement des sanctions sur les détournements de fonds public ou la trahison de la Patrie
La Révolution panafricaine sera particulièrement sévère contre tout acte de détournement de fonds publics ou de trahison nationale. Les coupables de détournements de fonds publics devront retourner l’argent volé dans les caisses de l’Etat. Ceux qui volent de l’argent dans nos petits pays feront aussi face à la justice et rembourseront cet argent pour la construction de la Fusion Africaine. S’ils refusent de rendre l’argent dérobé au peuple, ils seront traduits en justice, jugés et condamnés. Les sanctions contre les détournements de fonds publics seront plus rudes que les crimes, puisqu’en volant l’argent du peuple, les détourneurs laissent mourir des milliers de personnes qui n’arrivent pas à se soigner, à manger ou à s’éduquer. Les sanctions iront jusqu’à la peine capitale. Toute personne qui s’allie à un étranger pour détruire son pays sera jugé pour acte de trahison nationale. Il n’y a pas de crime impuni avec la Révolution panafricaine. Des crimes commis par les régimes tyranniques de nos petits pays et qui sont restés impunis feront face à la justice pour que des sanctions puissent être appliqués aux responsables de ces crimes. L’argent de notre peuple volé sera récupéré d’une façon ou d’une autre. Au cas où les voleurs seront morts, leurs familles devront rembourser cet argent, puisque le voleur aura mis l’argent en leur nom. Si ces familles résident au pays, leurs biens seront saisis jusqu’à ce que l’argent volé retourne dans les caisses de l’Etat. Si ces familles quittent le pays, elles seront jugées pour trahison nationale, et dès qu’elles retourneront au pays, la sanction sera appliquée, même sur leurs petits-enfants. L’argent volé retournera au peuple par tous les moyens.
Conclusion
Chers compatriotes africains et africaines, voici ce que la Ligue Associative Africaine prévoit pour la grande Nation que nous construisons. La Ligue Associative Africaine ne pourra pas mener seule la Révolution panafricaine. Nous avons besoin de vous. Adhérez massivement à la Ligue Associative Africaine pour qu’ensemble nous rendions tout ceci possible. Créez des branches de la Ligue Associative Africaine dans vos quartiers, villes, villages et autres. Si vous avez des associations ou des partis politiques que vous dirigez, faites les adhérer à la Ligue Associative Africaine. La victoire réside dans l’unité. Ensemble, nous vaincrons.
