Texte : Les jeunes et la lecture Les jeunes lisent moins les livres et, surtout, lisent moins pour le plaisir. La lecture n’est plus considérée comme la porte d’accès privilégiée du savoir et n’est plus synonyme de plaisir. Ce désamour pour les livres vient, à mon avis, du glissement d...
Lire la suiteTexte : - Bravo ! dit le pharmacien. Envoyez donc vos filles à confesse à des gaillards d'un tempérament pareil ! Moi, si j'étais le gouvernement, je voudrais qu'on saignât les prêtres une fois par mois. Oui, madame Lefrançois, tous les mois, une large phlébotomie, dans l'intérêt de la po...
Lire la suiteTexte : Trois amis vivaient comme trois pierres du foyer. Il advint que l'un mourut. Les deux autres, écrasés de douleur, jurèrent de le venger. Dès la levée du deuil, ils se mirent à la recherche de la faucheuse. Pendant des jours et des nuits, inconsolables, tantôt dégoulinant de larmes...
Lire la suiteTexte : (Après son divorce avec Madeleine et sa rupture brutale avec sa maitresse Clotilde de Marelle, Georges Duroy, devenu Du Roy, se marie à l’église avec la jeune Suzanne Walter, fille de son patron.) Soudain il aperçut Mme de Marelle ; et le souvenir de tous les baisers qu’il lui ava...
Lire la suiteTexte : Le dormeur du val1 C’est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons. 5 Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignan...
Lire la suiteTexte : « Je vous salue » Vous les fouilleurs de poubelles les infirmes aux moignons crasseux les borgnes 5 les hommes rampants vous les maraudeurs les gamins des taudis je vous salue. Quel fardeau...
Lire la suiteTexte : Et puis, qu’est ce que c’est que ce sport ou vingt-cinq gaillards s’essoufflent, pendant que quarante mille bougres, immobiles, attrapent des rhumes, fument la cigarette et ne donnent d’exercices qu’à leurs cordes vocales ? Je ne dédaigne pas l’exercice corporel : je l’aime...
Lire la suiteTexte : Seigneur, je reconnais que l’homme est en délire, S’il ose murmurer ; Je cesse d’accuser, je cesse de maudire, Mais laissez-moi pleurer ! 5 Hélas ! laissez les pleurs couler de ma paupière, Puisque vous avez fait les hommes pour cela ! Laissez-moi me pencher sur cette froi...
Lire la suiteTexte : (Un enfant est tué, le 4 décembre 1851 lors du coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte. Victor Hugo qui a assisté à la veille funèbre, raconte). « Souvenir de la nuit du 4 » L’enfant avait reçu deux balles dans la tête. Le logis était propre, humble, paisible, honnê...
Lire la suiteTexte : (Saint-Preux, jeune précepteur de Julie, a dans une première lettre à la jeune fille suggéré qu’il l’aimait. Julie reste silencieuse. Il écrit alors une nouvelle lettre dont voici un extrait.) Ne vous impatientez pas, mademoiselle ; voici la dernière importunité que vous recev...
Lire la suiteTexte : ATANGANA : (s’évertuant à enfiler une vieille veste croisée pour faire honneur au visiteur) Ô mes pères et frères de Mvoutessi ! Je vois aisément que vous vous demandez : « Pourquoi est-ce que Atangana a battu le tam-tam pour nous inviter à venir chez lui cet après-midi ? » Eh...
Lire la suiteTexte : (Victor Hugo relate un souvenir de jeunesse de sa rencontre avec une belle inconnue) 1 Elle était déchaussée, elle était décoiffée, Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants ; Moi qui passais par là, je crus voir une fée, Et je lui dis : Veux-tu t’en venir dans les champ...
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