Texte : « Je vous salue » Vous les fouilleurs de poubelles les infirmes aux moignons crasseux les borgnes 5 les hommes rampants vous les maraudeurs les gamins des taudis je vous salue. Quel fardeau...
Lire la suiteTexte : Et puis, qu’est ce que c’est que ce sport ou vingt-cinq gaillards s’essoufflent, pendant que quarante mille bougres, immobiles, attrapent des rhumes, fument la cigarette et ne donnent d’exercices qu’à leurs cordes vocales ? Je ne dédaigne pas l’exercice corporel : je l’aime...
Lire la suiteTexte : Seigneur, je reconnais que l’homme est en délire, S’il ose murmurer ; Je cesse d’accuser, je cesse de maudire, Mais laissez-moi pleurer ! 5 Hélas ! laissez les pleurs couler de ma paupière, Puisque vous avez fait les hommes pour cela ! Laissez-moi me pencher sur cette froi...
Lire la suiteTexte : (Un enfant est tué, le 4 décembre 1851 lors du coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte. Victor Hugo qui a assisté à la veille funèbre, raconte). « Souvenir de la nuit du 4 » L’enfant avait reçu deux balles dans la tête. Le logis était propre, humble, paisible, honnê...
Lire la suiteTexte : (Saint-Preux, jeune précepteur de Julie, a dans une première lettre à la jeune fille suggéré qu’il l’aimait. Julie reste silencieuse. Il écrit alors une nouvelle lettre dont voici un extrait.) Ne vous impatientez pas, mademoiselle ; voici la dernière importunité que vous recev...
Lire la suiteTexte : ATANGANA : (s’évertuant à enfiler une vieille veste croisée pour faire honneur au visiteur) Ô mes pères et frères de Mvoutessi ! Je vois aisément que vous vous demandez : « Pourquoi est-ce que Atangana a battu le tam-tam pour nous inviter à venir chez lui cet après-midi ? » Eh...
Lire la suiteTexte : (Victor Hugo relate un souvenir de jeunesse de sa rencontre avec une belle inconnue) 1 Elle était déchaussée, elle était décoiffée, Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants ; Moi qui passais par là, je crus voir une fée, Et je lui dis : Veux-tu t’en venir dans les champ...
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