Plan Trump pour la paix : la fin d'une illusion occidentale en Ukraine

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Le « plan Trump » pour mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine n’a rien d’un geste humanitaire. C’est un retour brutal au réalisme impérialiste : quand une guerre s’enlise, les grandes puissances négocient au sommet, entre elles, au-dessus des peuples et surtout sans leur consentement. Comme lors de la crise des missiles à Cuba, ce ne sont pas les peuples qui décident, mais les États-majors des Empires. Quand la victoire n’est pas assurée, les grandes puissances discutent entre grandes puissances, et les nations prises entre elles deviennent des pions.

L’Ukraine : un champ d’expérimentation pour l’Occident

Depuis 2022, l’Ukraine qui croyait être un allié était en fait un instrument. Le bloc occidental a vu dans la guerre une occasion d’affaiblir son rival historique : la Russie, de tester la solidité de son armée, de mesurer sa capacité de résistance et de voir si elle pouvait être dominée. L’Ukraine n’a été, dans ce calcul, qu’un terrain d’essai. Zelenski, galvanisé par l’appui financier, stratégique et matériel des puissances occidentales, a entraîné son peuple dans une guerre dont il ne maîtrisait ni le rythme, ni les résultats, ni désormais les négociations. Aujourd’hui, le processus de paix se déroule sans lui. Les décisions viennent de Washington, de Bruxelles, de Moscou. Kiev observe, attend, subit.

L’Occident à court de munitions et de patience

Après des années de conflit, l’Occident constate que les milliards engloutis n’ont pas produit la moindre victoire stratégique. L’armée russe n’a pas été terrassée. La Russie n’a pas été isolée. Les sanctions n’ont pas provoqué l’effondrement espéré. L’Occident doit sortir de la guerre, et pour cela, il doit se plier aux réalités du terrain. Dans la logique implacable des rapports de force, quand on ne gagne pas, on négocie selon les termes du gagnant, ou du moins selon des termes qui lui conviennent.

L’Union européenne : du rejet du plan Trump à l’acceptation résignée

L’Union européenne, qui affirmait pouvoir soutenir Kiev « aussi longtemps qu’il le faudra », a vite compris la réalité : sans les États-Unis, elle ne peut pas porter financièrement une guerre longue. Et seule, elle a brièvement essayé avant de plier. Elle qui rejetait avec fermeté les propositions américaines se retrouve désormais à les accepter, en demandant quelques ajustements pour sauver la face. Elle réclame que les territoires occupés soient exclus du plan, mais la vérité est simple : les territoires perdus ne reviendront pas. Le rapport de force impose sa loi.

Une défaite totale pour l’Ukraine

Il faut appeler les choses par leur nom : l’Ukraine sort perdante de cette guerre. Elle perdra ses territoires. Elle perdra une partie de sa population. Elle perdra son autonomie politique. Et demain, sous couvert de « reconstruction », l’Ukraine deviendra un protectorat économique, un champ d’investissement européen, presque une néocolonie moderne, reconstruite à coups de dettes, de privatisations et de dépendance structurelle.

Leçon pour les peuples : ne jamais mourir pour les intérêts des puissances occidentales 

Les États doivent méditer cette tragédie. On ne s’engage pas dans une guerre pour faire plaisir à des puissances qui n’assumeront jamais les conséquences de leurs encouragements. Lorsque les blocs impérialistes décident d’arrêter les frais, ils se retirent, ferment les robinets, passent à autre chose. Et les peuples restent seuls, avec leurs ruines, leurs morts et leurs défaites.

Le plan Trump n’est pas une paix, c’est un verdict

Le monde fonctionne selon des rapports de force, non selon des slogans. Le plan Trump n’est pas une solution : c’est la confirmation d’une défaite déjà écrite, la reconnaissance que l’Occident ne peut pas vaincre la Russie sur son propre terrain. C'est la leçon que l' occident a compris de cette épreuve de force. Et c’est surtout aussi une leçon cruelle : les peuples qui se battent pour les intérêts des puissances occidentales finissent toujours perdants. Celà a été le cas de l' Irak hier, armé par les puissances occidentales pour détruire la révolution iranienne avant d'être détruit à son tour par la puissance qui l' avait armée.