Commentaire de texte philosophique

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Texte :
S'il n'existait que des structures sociales d'où toute violence serait absente, le concept d'État aurait alors disparu et il ne subsisterait que ce qu'on appelle, au sens propre du terme, l'« anarchie ». La violence n'est évidemment pas l'unique moyen normal de l'État ; cela ne fait aucun doute, mais elle est son moyen spécifique. De nos jours la relation entre État et violence est tout particulièrement intime. Depuis toujours les groupements politiques les plus divers, à commencer par la parentèle, ont tous tenu la violence physique pour le moyen normal du pouvoir. Par contre il faut concevoir l'État contemporain comme une communauté humaine qui, dans les limites d'un territoire déterminé, revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime... celui-ci passe donc pour l'unique source du droit à la violence. 
Max Weber, le savant et le politique, 1919

Consigne : Après lecture attentive du texte ci-dessus, tu feras un commentaire de texte philosophique prenant en compte les tâches ci-après :
Tâche 1 : Élabore une introduction dans laquelle, après t'avoir situé le texte, tu dégageras le thème, le problème, la thèse et formuleras une problématique 
Tâche 2 : A partir de la compréhension, une explication analytique, une réfutation et une réinterprétation du texte
Tâche 3 : Élabore une conclusion dans laquelle, tu rappelleras le problème, la thèse et l' intérêt philosophique.
Présentation : 2 pts

Travail préliminaire :
Thème : L' État et la violence 
Problème : Nature des rapports entre l' État et la violence 
Thèse : la relation entre l' État et la violence est tout particulièrement intime 

Éléments de l' Examen Analytique 
Articulation 1 : L' État ne peut pas exister sans la violence 
Articulation 2 : Les groupements politiques ont toujours considéré la violence physique comme moyen normal d'exercice du pouvoir.
Conclusion : l' État se considère comme l' unique source de la violence.

Réfutation : Quand la violence de l' État n' est pas contrôlée, il devient liberticide.
Argument : tyrannie et la dictature. 

Réinterprétation 
Ce texte a le mérite de nous apprendre sur la relation entre l' État et la violence. Il nous pousse à ne pas commettre la violence, car seul l' État peut le faire. La thématique du texte est actuelle car plusieurs peuples tentent de redéfinir la forme de leurs États.

Exemple de commentaire rédigé :
Notre texte à commenter est tiré de l' œuvre Le savant et le politique de Max Weber, publié en 1919. Ce texte met en exergue l' État et la violence et pose le problème de la nature des rapports entre ces deux notions. L' auteur défend la thèse la relation entre l' État et la violence est tout particulièrement intime. Sur quoi se base t-il pour soutenir une telle thèse? N' a-t-il pas oublier de prendre en compte le fait que la violence de l' État peut le transformer en un monstre si cette violence n' est pas contrôlée?

Max Weber défend la thèse selon laquelle l'État et la violence entretiennent des relations intimes. Pour défendre cette thèse, il montre en première partie que l'État ne peut exister sans violence. En fait c' est avec la violence que l' État  parvient à réprimer les pulsions meurtrières de sa population et à défendre le droit des faibles. En seconde partie, Max Weber montre que les groupements politiques ont toujours considéré la violence physique comme moyen normal d'exercice du pouvoir. Ils ont toujours utilisé la force pour s'imposer. Max Weber conclut en précisant que l' État se considère comme l' unique source de violence. Cette position est-elle à l' abri de la critique?

Max Weber semble n' avoir pas pris en compte le fait que quand la violence de l' État n' est pas contrôlée, il devient liberticide. Il agressse ses et les volonte. Il devient un danger et sa présence devient à craindre. C' est le cas des tyrannies et des  dictatures. Faut il donc se baser sur cette limite pour rejeter le texte de Max Weber?

Ce texte a le mérite de nous apprendre sur la relation entre l' État et la violence. Il nous pousse à ne pas commettre la violence, car seul l' État peut le faire. La thématique du texte est actuelle car plusieurs peuples tentent de redéfinir la forme de leurs États.

En conclusion, notre texte posait le problème des rapports entre l' État et la violence. Nous avons vu avec Max Weber que l' État et la violence entretiennent des rapports intimes. Mais nous avons aussi vu qu' un État qui se fonde sur la violence peut devenir liberticide. Ce texte nous a appris la valeur de la violence pour l'État.