Les lois 31 à 35 de la Maât et leur signification dans l'Égypte pharaonique et les cultures négro-africaines

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Introduction
La Maât est le fondement éthique, moral et spirituel de l'Égypte pharaonique, représentant l'ordre cosmique, la vérité, la justice et l'harmonie. Elle est incarnée par la divinité Maât, dont la plume servait à peser les âmes lors du jugement d'Osiris. Les 42 lois de Maât étaient des principes de vie que tout Égyptien devait suivre pour maintenir l'harmonie dans le monde et espérer accéder à l'Au-delà. Ces principes trouvent des échos profonds dans les cultures négro-africaines, où l'harmonie sociale et spirituelle est une valeur cardinale.

I. « J’accepte » : La loi de l’acceptation et de la soumission au divin
L'acceptation, dans la spiritualité égyptienne, signifie reconnaître l’ordre cosmique instauré par Maât et s'y conformer. Dans l’Atoumisme, l'acceptation est manifeste dans le concept de « hotep » (paix, offrande, acceptation du divin). L’offrande aux divinités et aux ancêtres symbolise cette soumission volontaire. Lors des fêtes en l’honneur d’Osiris, les Égyptiens acceptaient les cycles de mort et de résurrection comme partie de l’ordre divin. L’acceptation se manifeste à travers le respect des traditions et des ancêtres. Chez les Dogons du Mali, l’acceptation des messages transmis par les anciens et les devins est essentielle pour préserver l’ordre cosmique et social.

II. « Je suis ma guidance intérieure » : L’écoute de l’intuition divine
Cette loi renvoie à l’importance de l’introspection et de l’écoute des messages divins en soi. Les Égyptiens considéraient que la conscience était un canal direct avec Dieu et les divinités. Djehouti (Thot), la divinité de la sagesse, est celui qui aide à l’illumination intérieure. Les prêtres de Râ méditaient dans le silence des temples pour recevoir les messages divins.
Dans les cultures négro-africaine, l’intuition est primordiale, notamment chez les devins et guérisseurs, qui reçoivent des révélations dans leurs songes ou transes. Chez les Yorubas du Nigeria, l’oracle d’Ifá permet de suivre sa guidance intérieure à travers les révélations d’Òrúnmìlà, le sage divin.

III. « Je converse avec la sensibilisation » : Le dialogue avec le sacré
Cette loi insiste sur l’importance de la communication avec le monde spirituel et les forces invisibles. Dans l’Atoumisme, les prêtres, scribes et pharaons dialoguaient avec les divinités à travers des prières, des invocations et des rituels. Le pharaon Akhenaton adressait des hymnes au Dieu Aton, reconnaissant la lumière divine dans toutes choses.
Dans les cultures négro-africaines.
Chez les Bantous, les ancêtres sont consultés par des offrandes et des libations avant toute décision importante.

IV. « Je fais le bien » : L’éthique de l’action juste
Faire le bien, c’est suivre la voie de Maât en agissant en harmonie avec les autres et l’univers. Dans l’Atoumisme, l' action juste est représentée par Maât elle-même, qui guide le comportement du juste (maat kherou). Le Livre des Morts, la divinité Ani explique qu’il n’a pas fait de tort aux autres, qu’il a nourri les affamés et aidé les nécessiteux.
Dans les cultures négro-africaines, faire le bien est une obligation morale et sociale. Chez les Ashanti du Ghana, le principe de « Nkyinkyim » rappelle que chaque action doit être mesurée pour le bien de la communauté.

V. « Je donne des bénédictions » : L’offrande et le partage des énergies positives
Donner des bénédictions, c’est transmettre la lumière divine autour de soi.
Dans l’Atoumisme, la bénédiction se manifeste à travers les prières, les incantations et les gestes rituels. Les pharaons bénissaient leur peuple en célébrant des fêtes telles que le Sed, qui renouvelait leur pouvoir sacré.
Dans les cultures négro-africaines, les bénédictions sont transmises par les aînés, les prêtres et les ancêtres.
Chez les Peuls, l’aîné pose la main sur la tête du plus jeune pour lui transmettre force et protection.

Conclusion
Les lois de la Maât ne sont pas uniquement des principes religieux de l’ancienne Égypte ; elles s’intègrent profondément dans les spiritualités négro-africaines. L’acceptation, l’écoute de la guidance intérieure, la communication avec le sacré, la pratique du bien et le don de bénédictions sont des valeurs universelles qui traversent le temps et l’espace. Elles rappellent l’importance de vivre en accord avec l’ordre divin et l’harmonie universelle.

Avez-vous bien lu ce cours? Répondez aux questions suivantes :
1- Quelle est la principale signification de la loi "J’accepte" dans la spiritualité égyptienne ?
A) Refuser tout changement dans sa vie
B) Accepter l’ordre cosmique instauré par Maât
C) Ne jamais se remettre en question
D) Agir selon ses désirs personnels

2- Dans l’Atoumisme, quelle divinité incarne la justice, la vérité et l’harmonie ?
A) Osiris
B) Seth
C) Maât
D) Anubis

3- Quel est l’équivalent de l’acceptation dans les cultures négro-africaines ?
A) La soumission aveugle aux ancêtres
B) Le respect des traditions et des anciens
C) Le rejet des croyances ancestrales
D) La domination de la nature par l’homme

4- Quelle divinité égyptienne est associée à la sagesse et à l’intuition intérieure ?
A) Râ
B) Thot
C) Isis
D) Horus

5- Dans la culture Yoruba, quel système est utilisé pour suivre la guidance intérieure ?
A) La prière aux ancêtres
B) L’oracle d’Ifá
C) Le culte de la fertilité
D) La danse rituelle

6- Quelle loi insiste sur le dialogue avec le sacré ?
A) "Je fais le bien"
B) "Je suis ma guidance intérieure"
C) "Je converse avec la sensibilisation"
D) "Je donne des bénédictions"

7- Quel est un exemple de dialogue avec le sacré dans l’Égypte pharaonique ?
A) L’invocation d’Aton par Akhenaton
B) La guerre contre les Hyksôs
C) Le commerce avec la Nubie
D) La construction des pyramides

8- Comment les cultures négro-africaines conversent-elles avec le sacré ?
A) Par des sacrifices humains
B) Par la consultation des ancêtres et des esprits
C) Par le rejet des traditions
D) Par l’imitation des coutumes occidentales

9- Quelle est la signification principale de la loi "Je fais le bien" ?
A) Obéir aveuglément aux ordres
B) Agir en harmonie avec les autres et l’univers
C) Accumuler des richesses matérielles
D) S’imposer aux plus faibles

10- Quel concept égyptien signifie "dire la vérité et agir avec justice" ?
A) Ka
B) Maât
C) Ba
D) Seth

11- Quel texte égyptien montre un exemple de la loi "Je fais le bien" ?
A) Le Livre des Morts
B) L’épopée de Gilgamesh
C) Le Code d’Hammourabi
D) La Bible

12- Chez quel peuple africain le principe de "Nkyinkyim" rappelle-t-il l’importance du bien collectif ?
A) Les Zoulous
B) Les Ashantis
C) Les Dogons
D) Les Bantous

13- Quelle est la signification de la loi "Je donne des bénédictions" ?
A) Partager les énergies positives et offrir la protection spirituelle
B) Imposer sa volonté aux autres
C) Accumuler du pouvoir personnel
D) Refuser d’aider son prochain

14- Comment les pharaons transmettaient-ils symboliquement leurs bénédictions à leur peuple ?
A) En écrivant des lois
B) En célébrant des fêtes comme le Sed
C) En construisant des temples
D) En menant des conquêtes militaires

15- Quel est un exemple de transmission de bénédictions dans les cultures africaines ?
A) L’aîné qui pose sa main sur la tête du plus jeune
B) Le refus d’échanger avec les ancêtres
C) L’exil des chefs spirituels
D) L’interdiction des rituels

Réponses :
1- B
2- C
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