Venezuela : l’impérialisme américain humilié par l’Histoire

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L’impérialisme américain croyait frapper un coup décisif. Il n’a frappé que le mur de la réalité historique. En capturant Nicolás Maduro, Washington a cru répéter ses vieilles recettes coloniales : enlever un dirigeant, provoquer la panique, installer le chaos, piller les ressources. Mais le XXIᵉ siècle n’est plus le XXᵉ, et les peuples ne sont plus des troupeaux dociles. Ce que les États-Unis ont démontré au Venezuela, ce n’est pas leur puissance, mais leur incapacité à comprendre les lois profondes de l’histoire. Ils ont capturé un président, ils n’ont pas pris le pouvoir. Ils ont confondu l’essentiel avec l’accessoire. Un homme n’est pas un État. Un président n’est pas un peuple.

Nicolás Maduro capturé ? Oui. Le Venezuela soumis ? Non.

Pendant que Washington se livrait à son théâtre judiciaire, le pouvoir réel s’est réorganisé à Caracas. Les États-Unis avaient affirmé prendre le contrôle du Venezuela, mais ce ne sont pas eux qui ont pris le pouvoir à Caracas. La vice-présidente a repris le contrôle de l’appareil d’État, assumé la continuité constitutionnelle, consolidé l’autorité institutionnelle et réaffirmé sans ambiguïté son soutien au président Maduro, seul chef légitime reconnu par les forces populaires et les institutions nationales. L’armée ne s’est pas effondrée, les quartiers populaires ne se sont pas retournés, les institutions n’ont pas implosé. C’est un fait brutal pour l’impérialisme : le Venezuela n’est pas décapité, il est debout. 

L’erreur impérialiste : croire que la peur remplace la légitimité

La domination ne repose pas uniquement sur la force armée, mais sur l’acceptation ou au moins la résignation des masses. Or, au Venezuela, cette résignation n’existe pas. Le peuple vénézuélien n’a pas encore dit son mot. Et il ne le dira pas dans la langue de la soumission. Chaque agression étrangère renforce la conscience nationale, politise davantage les masses et transforme une crise politique en lutte historique contre l’impérialisme. Washington voulait la peur, il a produit la colère.

Un monde presque entier contre les États-Unis

Jamais une intervention américaine n’a provoqué une telle condamnation globale et transcontinentale en si peu de temps. L’ONU parle de violation grave du droit international. L’Union européenne critique ouvertement la méthode. L’Union africaine dénonce une atteinte à la souveraineté. Des chefs d’État africains, longtemps prudents, parlent désormais d’agression impérialiste. Même les alliés traditionnels des États-Unis reculent, tergiversent, se désolidarisent. L’Amérique a réussi un exploit : unir contre elle le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest, les peuples et les États.

Un empire isolé est un empire en déclin.

Aujourd'hui, les États-Unis d'Amérique ont commencé le jugement du Président Maduro. Ils ont ouvert son jugement aux États-Unis d'Amérique. Même cette procédure précipitée est la conséquence de la pression et de la conscience de leur erreur en capturant un président en exercice selon leur seule volonté. Cette intervention est condamnée à l’échec.
Les États-Unis ne sont pas intervenus pour la démocratie. Ils sont intervenus pour le pétrole. Et c’est précisément pour cette raison que cette opération est une faillite stratégique totale. Sans occupation durable, pas de contrôle des ressources. Sans légitimité politique, pas de stabilité économique. Sans coopération nationale, pas de pétrole exploitable. Or occuper le Venezuela signifierait une guerre longue, coûteuse, politiquement suicidaire, face à un peuple mobilisé et sous le regard hostile du monde entier. Washington ne le peut pas. Il le sait. Et le monde le sait. En violant la souveraineté vénézuélienne, les États-Unis ont compromis l’accès même aux ressources qu’ils convoitaient. L’impérialisme s’est tiré une balle dans le pied.

Conclusion : l’histoire ne pardonne pas les empires arrogants

Cette intervention restera comme une erreur historique majeure, un acte de brutalité sans intelligence politique, un aveu de panique stratégique. Les États-Unis ont montré qu’ils savent encore frapper, mais qu’ils ne savent plus gouverner, ni convaincre, ni diriger le monde. Le Venezuela n’est pas vaincu, le peuple est toujours là, le pouvoir populaire s’organise. L’impérialisme peut capturer des hommes. Il ne peut pas arrêter l’histoire. Et l’histoire, une fois encore, avance contre lui.