Origine, objet et méthodes de la philosophie

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ORIGINE, OBJET ET MÉTHODES DE LA PHILOSOPHIE

Introduction
La philosophie, qui signifie littéralement « amour de la sagesse », a toujours cherché à comprendre le monde et l’homme dans toutes leurs dimensions. Mais une question fondamentale se pose : où et comment la philosophie a-t-elle vu le jour ? Deux foyers se disputent cette paternité : l’Égypte pharaonique et la Grèce antique. Derrière ce débat se cache en réalité un débat racial : si l’Égypte est la première à avoir philosophé, cela signifie que la pensée rationnelle est née en Afrique noire ; mais si c’est la Grèce, alors la paternité revient à la race blanche. Cette interrogation permet de mieux comprendre l’objet et les méthodes de la philosophie.

I- L’origine de la philosophie

1- La fausse origine de la philosophie en Grèce antique
Certains penseurs européens ont voulu situer faussement la naissance de la philosophie en Grèce. Leur argument principal est que le mot « philosophie » est d’origine grecque et que sa définition a été donnée par Pythagore comme étant « l’amour de la sagesse ». Heidegger écrit à ce propos : « le mot philosophie nous dit que la philosophie est quelque chose qui, d’abord et avant tout, détermine l’existence du monde grec ». Ils s’appuient aussi sur les travaux des premiers penseurs grecs (Thalès de Milet, Solon, Pythagore, Anaxagore, Héraclite, etc.) pour justifier l’idée que la philosophie est née en Grèce.

2- La véritable origine égyptienne de la philosophie.
En réalité, ces penseurs grecs n’ont pas inventé la philosophie : ils l’ont apprise. Tous les grands philosophes grecs (Pythagore, Platon, Thalès, Démocrite…) sont allés étudier en Égypte pharaonique. Ils ont puisé à la source des savoirs africains : mathématiques, astronomie, médecine, théologie, métaphysique.
Celui qui apprend d’un autre n’est pas le fondateur. C’est donc l’Égypte pharaonique qui est la véritable terre natale de la philosophie.

3- L’origine anthropologique de la philosophie
D’autres penseurs affirment que la philosophie n’appartient ni aux Grecs, ni aux Égyptiens. Elle est liée à l’homme lui-même : partout où l’homme s’interroge sur lui-même, sur la nature, sur son destin, la philosophie apparaît. Cette thèse universaliste voit donc l’origine de la philosophie dans la condition humaine.

II- L’objet de la philosophie

L’objet de la philosophie désigne ce sur quoi elle porte ses réflexions. Avant Socrate, les penseurs (les « présocratiques ») s’intéressaient surtout au cosmos : comment le monde a-t-il été créé ? De quoi est faite la matière ? Quelle est l’origine des phénomènes naturels ?
Avec Socrate, une révolution s’opère : il déplace la réflexion vers l’homme lui-même. Sa célèbre maxime est : « Connais-toi toi-même ». Dès lors, l’objet principal de la philosophie devient l’homme dans toutes ses dimensions : son rapport avec lui-même (psychologie, morale, conscience), son rapport avec la société (politique, droit, économie), son rapport avec le transcendant (religion, métaphysique), son rapport avec l’histoire, la nature et la culture.

III- Les méthodes de la philosophie

La philosophie est une quête permanente et inlassable de la vérité. Pour parvenir à cette vérité, elle utilise différentes méthodes.
Une méthode est une démarche organisée et rationnelle permettant d’atteindre un but donné.

1- La maïeutique socratique
La mère de Socrate était sage-femme ; lui se présente comme « accoucheur des esprits ». Il part de l’idée que l’homme possède déjà en lui des connaissances accumulées au fil de ses vies successives, et qu’il faut l’aider à s’en souvenir par le questionnement. Il utilise aussi l’ironie pour ridiculiser les sophistes qui prétendent savoir alors qu’ils ignorent la vérité.

2- La dialectique platonicienne
Platon distingue deux mondes : le monde sensible (la doxa) qui est le monde des apparences, des préjugés, de l’ignorance. Le monde intelligible ou monde des idées, de la vérité et des lumières. 
Le rôle du dialecticien est de s’élever du sensible vers l’intelligible pour puiser la vérité, puis redescendre pour éclairer les ignorants. Le philosophe doit se libérer des a priori pour accéder à la connaissance.

3- Le doute cartésien
Pour Descartes, douter est le point de départ de toute recherche de la vérité. Le doute permet d’éviter l’erreur et de s’assurer de la solidité des connaissances. On distingue deux types de doute : le doute sceptique  qui consiste à douter de tout, même de sa propre ex