Les fondements de l' impérialisme européen
Introduction
L’impérialisme se définit comme une politique d'expansion par laquelle des États puissants imposent leur domination politique, économique, militaire et culturelle à des nations ou des peuples plus faibles. Bien que des formes d'empires aient toujours existé, l’impérialisme moderne prend son véritable essor au XIXᵉ siècle, à l’apogée de la révolution industrielle en Europe. Cette révolution technique et économique crée chez les puissances européennes un besoin pressant d’élargir leurs marchés de consommation et de sécuriser l’accès aux matières premières. Jules Ferry, figure de proue de l'expansion coloniale française, résumera parfaitement cette dépendance économique dans sa célèbre formule : « La politique coloniale est fille de la politique industrielle. » Cette dynamique de conquête systématique du monde va profondément redéfinir la géopolitique mondiale. Dès lors, quels sont les moteurs profonds qui ont poussé les nations européennes à se lancer à l'assaut du reste du monde au XIXe siècle ?
I. LES FONDEMENTS POLITIQUES DE L'IMPÉRIALISME EUROPÉEN
Plusieurs motivations purement politiques, nationalistes et stratégiques poussent les nations européennes à se lancer à la conquête du monde au XIXe siècle.
1. La recherche du prestige international et l'affirmation de la puissance
Pour les grands États européens (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie), posséder de vastes territoires d’outre-mer est le signe incontestable de la grandeur nationale. Dans un climat de rivalités exacerbées en Europe, l'expansion coloniale devient une démonstration de force : plus un pays contrôle de colonies, plus il impose son hégémonie. Une colonie devient ainsi un puissant instrument de propagande politique destiné à impressionner les nations concurrentes et à asseoir sa suprématie sur la scène internationale.
2. Le contrôle des bases et des positions stratégiques
L'acquisition de nouveaux territoires répond à des impératifs militaires et géopolitiques stricts. Les puissances européennes nourrissent l' ambition de sécuriser le globe en y installant des points d’appui militaires, des arsenaux et des bases navales indispensables pour ravitailler leurs flottes. Ces bases stratégiques permettent non seulement de protéger les grandes routes maritimes commerciales, mais aussi de projeter une influence militaire immédiate sur des zones clés du monde, pour faire face aux empires rivaux.
3. La préservation de la stabilité politique intérieure
L'impérialisme est également utilisé par les gouvernements européens comme une stratégie de diversion politique interne. À la fin du XIXe siècle, l'Europe est secouée par de fortes tensions sociales, des crises ouvrières et la montée des mouvements socialistes. En canalisant l'énergie des masses populaires vers des conquêtes nationalistes et des aventures extérieures, les dirigeants parviennent à étouffer les revendications internes, à renforcer l'unité nationale autour du drapeau et à détourner l'attention des populations de la misère ou des inégalités sociales nationales.
II. LES FONDEMENTS ÉCONOMIQUES DE L'IMPÉRIALISME EUROPÉEN
Le moteur principal et le véritable déclencheur de l’impérialisme moderne résident dans les intérêts économiques. L'essor fulgurant des usines et de la production de masse en Occident pousse les puissances européennes à se lancer à l'assaut du continent africain et du reste du monde.
1. La recherche des matières premières indispensables à l'industrie
L'explosion des capacités de production en Europe crée une dépendance absolue vis-à-vis des ressources naturelles que le sol européen ne peut plus fournir en quantité suffisante. L’industrialisation exige un approvisionnement massif et continu en matières premières végétales et minérales, telles que le coton pour le textile, le caoutchouc pour les pneus et l'isolation, l'huile de palme pour les lubrifiants industriels, ou encore les minerais précieux pour la métallurgie. Les territoires colonisés sont transformés en de gigantesques réservoirs de ressources, permettant aux usines métropolitaines de s'approvisionner.
2. Le contrôle et la sécurisation des sources d'énergie
Pour faire tourner à plein régime les machines des usines, les locomotives et les flottes maritimes, l'Europe a un besoin vital et croissant d'énergie. Si le charbon reste la source d'énergie reine du XIXe siècle, l'apparition du moteur à explosion fait rapidement du pétrole la ressource la plus convoitée de la planète. En colonisant de nouveaux territoires, les États européens s'assurent le contrôle direct et stratégique des gisements énergétiques mondiaux, garantissant ainsi l'autonomie et la pérennité de leur puissance industrielle face au reste du monde.
3. La conquête de nouveaux marchés pour écouler les produits manufacturés
En raison d'une surproduction industrielle, les entreprises européennes se retrouvent rapidement confrontées à une saturation de leurs marchés locaux. Pour éviter la faillite et maintenir la croissance économique, les puissances impérialistes transforment les territoires conquis en marchés captifs (ou monopoles commerciaux). En colonisant un territoire, l'État colonisateur impose des politiques protectionnistes strictes (comme le système de l'Exclusif) : il devient de fait le seul à pouvoir écouler ses produits manufacturés auprès des populations locales, ou s'octroie le droit de contrôler et de taxer lourdement l'accès des autres pays à ce marché.
4. L'investissement des capitaux excédentaires
L'immense richesse accumulée par la haute bourgeoisie et les banques européennes grâce à l'industrialisation génère d'importants excédents de capitaux. Pour maximiser leurs profits, les capitalistes recherchent des placements financiers hautement rentables. Les colonies offrent le terrain d'investissement idéal : le coût dérisoire de la main-d'œuvre locale et l'absence de réglementation permettent de construire des infrastructures de transport (chemins de fer, ports) et de développer des exploitations agricoles ou minières avec un retour sur investissement bien supérieur à celui de l'Europe.
5. La privation économique des nations concurrentes
Dans un contexte de guerre commerciale acharnée entre grandes puissances, le contrôle d'un territoire répond aussi à une stratégie de blocage. En s'emparant d'une région, une puissance coloniale prive directement ses rivaux politiques et économiques d’un accès aux ressources stratégiques et aux débouchés commerciaux de cette zone. Cette course à la confiscation des richesses mondiales consolide les monopoles nationaux et affaiblit les économies des autres empires concurrents.
III. LES FONDEMENTS SOCIO-CULTURELS DE L'IMPÉRIALISME EUROPÉEN
Les arguments d’ordre social, démographique, culturel et religieux ont souvent servi de paravents idéologiques ou de prétextes moraux pour légitimer l’impérialisme aux yeux de l’opinion publique internationale, masquant ainsi des motivations fondamentalement économiques.
1. La création de colonies de peuplement face à l'explosion démographique
Au XIXe siècle, les progrès de la médecine et de l’hygiène entraînent une croissance démographique spectaculaire en Europe. Face au chômage et à la surpopulation des villes industrielles, l'exportation du surplus de population devient une nécessité sociale. Les États créent alors des colonies de peuplement destinées à installer durablement leurs nationaux en quête de terres et d'opportunités économiques. C'est le cas de l’Algérie pour la France, ou de l'Afrique du Sud pour la Grande-Bretagne.
2. Le prétexte de la « Mission civilisatrice » et le racisme pseudo-scientifique
Les puissances coloniales légitiment leurs agressions par la théorie d'une prétendue supériorité raciale, intellectuelle et morale de l'homme blanc. L'impérialisme est présenté comme un devoir humanitaire : la « mission civilisatrice », théorisée par l'écrivain Rudyard Kipling comme « le fardeau de l'homme blanc » qui doit civiliser les autres races et les sortir de la «barbarie». Les Européens prétendent apporter l'éducation, la médecine moderne, la science et les infrastructures à des peuples jugés « sauvages » ou « inférieurs ». En réalité, cela sert à masquer la violence des massacres coloniaux et à détruire les structures sociales et les identités culturelles des autochtones afin de briser toute capacité psychologique et politique de résistance.
3. Les justifications religieuses et le rôle des missions chrétiennes
L’expansion impérialiste s'appuie massivement sur l'action des missionnaires chrétiens (catholiques et protestants). Sous le prétexte d'apporter le salut spirituel, d'évangéliser les populations et d'abolir des pratiques locales coutumières jugées «barbares», l'implantation des églises coloniales participe à l'assimilation culturelle. L'objectif politique global de cette entreprise religieuse est souvent de pacifier les esprits des colonisés. En prêchant la soumission aux autorités, le pardon et la résignation, l'encadrement religieux affaiblit l'ardeur des mouvements de révolte et brise la volonté de résistance armée face à l’oppression et au pillage économique.
Conclusion
En somme, l’impérialisme européen du XIXᵉ siècle ne fut pas une simple entreprise humanitaire ou fortuite, mais une stratégie globale dictée par des impératifs politiques, économiques et socio-culturels. Si la recherche de prestige et l'explosion démographique ont joué un rôle important, le véritable moteur de cette expansion fut la révolution industrielle, qui a transformé le reste du monde en réservoir de matières premières et en marché captif pour l'Occident. Pour masquer la violence de cette domination, l'Europe s'est drapée derrière le prétexte de la « mission civilisatrice » et de l'évangélisation. Cependant, cette course effrénée à l'appropriation des terres a rapidement ravivé les tensions et les rivalités directes entre les grandes puissances coloniales sur le terrain. Face au risque d'affrontements armés destructeurs en Europe pour le contrôle de l'Afrique, les nations impérialistes vont ressentir la nécessité de s'accorder sur des règles collectives de partage. C'est cette volonté de régulation géopolitique qui conduira, dès la fin de l'année 1884, à la convocation de la célèbre Conférence de Berlin, marquant le début du dépeçage officiel et systématique du continent africain.
L’impérialisme se définit comme une politique d'expansion par laquelle des États puissants imposent leur domination politique, économique, militaire et culturelle à des nations ou des peuples plus faibles. Bien que des formes d'empires aient toujours existé, l’impérialisme moderne prend son véritable essor au XIXᵉ siècle, à l’apogée de la révolution industrielle en Europe. Cette révolution technique et économique crée chez les puissances européennes un besoin pressant d’élargir leurs marchés de consommation et de sécuriser l’accès aux matières premières. Jules Ferry, figure de proue de l'expansion coloniale française, résumera parfaitement cette dépendance économique dans sa célèbre formule : « La politique coloniale est fille de la politique industrielle. » Cette dynamique de conquête systématique du monde va profondément redéfinir la géopolitique mondiale. Dès lors, quels sont les moteurs profonds qui ont poussé les nations européennes à se lancer à l'assaut du reste du monde au XIXe siècle ?
I. LES FONDEMENTS POLITIQUES DE L'IMPÉRIALISME EUROPÉEN
Plusieurs motivations purement politiques, nationalistes et stratégiques poussent les nations européennes à se lancer à la conquête du monde au XIXe siècle.
1. La recherche du prestige international et l'affirmation de la puissance
Pour les grands États européens (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie), posséder de vastes territoires d’outre-mer est le signe incontestable de la grandeur nationale. Dans un climat de rivalités exacerbées en Europe, l'expansion coloniale devient une démonstration de force : plus un pays contrôle de colonies, plus il impose son hégémonie. Une colonie devient ainsi un puissant instrument de propagande politique destiné à impressionner les nations concurrentes et à asseoir sa suprématie sur la scène internationale.
2. Le contrôle des bases et des positions stratégiques
L'acquisition de nouveaux territoires répond à des impératifs militaires et géopolitiques stricts. Les puissances européennes nourrissent l' ambition de sécuriser le globe en y installant des points d’appui militaires, des arsenaux et des bases navales indispensables pour ravitailler leurs flottes. Ces bases stratégiques permettent non seulement de protéger les grandes routes maritimes commerciales, mais aussi de projeter une influence militaire immédiate sur des zones clés du monde, pour faire face aux empires rivaux.
3. La préservation de la stabilité politique intérieure
L'impérialisme est également utilisé par les gouvernements européens comme une stratégie de diversion politique interne. À la fin du XIXe siècle, l'Europe est secouée par de fortes tensions sociales, des crises ouvrières et la montée des mouvements socialistes. En canalisant l'énergie des masses populaires vers des conquêtes nationalistes et des aventures extérieures, les dirigeants parviennent à étouffer les revendications internes, à renforcer l'unité nationale autour du drapeau et à détourner l'attention des populations de la misère ou des inégalités sociales nationales.
II. LES FONDEMENTS ÉCONOMIQUES DE L'IMPÉRIALISME EUROPÉEN
Le moteur principal et le véritable déclencheur de l’impérialisme moderne résident dans les intérêts économiques. L'essor fulgurant des usines et de la production de masse en Occident pousse les puissances européennes à se lancer à l'assaut du continent africain et du reste du monde.
1. La recherche des matières premières indispensables à l'industrie
L'explosion des capacités de production en Europe crée une dépendance absolue vis-à-vis des ressources naturelles que le sol européen ne peut plus fournir en quantité suffisante. L’industrialisation exige un approvisionnement massif et continu en matières premières végétales et minérales, telles que le coton pour le textile, le caoutchouc pour les pneus et l'isolation, l'huile de palme pour les lubrifiants industriels, ou encore les minerais précieux pour la métallurgie. Les territoires colonisés sont transformés en de gigantesques réservoirs de ressources, permettant aux usines métropolitaines de s'approvisionner.
2. Le contrôle et la sécurisation des sources d'énergie
Pour faire tourner à plein régime les machines des usines, les locomotives et les flottes maritimes, l'Europe a un besoin vital et croissant d'énergie. Si le charbon reste la source d'énergie reine du XIXe siècle, l'apparition du moteur à explosion fait rapidement du pétrole la ressource la plus convoitée de la planète. En colonisant de nouveaux territoires, les États européens s'assurent le contrôle direct et stratégique des gisements énergétiques mondiaux, garantissant ainsi l'autonomie et la pérennité de leur puissance industrielle face au reste du monde.
3. La conquête de nouveaux marchés pour écouler les produits manufacturés
En raison d'une surproduction industrielle, les entreprises européennes se retrouvent rapidement confrontées à une saturation de leurs marchés locaux. Pour éviter la faillite et maintenir la croissance économique, les puissances impérialistes transforment les territoires conquis en marchés captifs (ou monopoles commerciaux). En colonisant un territoire, l'État colonisateur impose des politiques protectionnistes strictes (comme le système de l'Exclusif) : il devient de fait le seul à pouvoir écouler ses produits manufacturés auprès des populations locales, ou s'octroie le droit de contrôler et de taxer lourdement l'accès des autres pays à ce marché.
4. L'investissement des capitaux excédentaires
L'immense richesse accumulée par la haute bourgeoisie et les banques européennes grâce à l'industrialisation génère d'importants excédents de capitaux. Pour maximiser leurs profits, les capitalistes recherchent des placements financiers hautement rentables. Les colonies offrent le terrain d'investissement idéal : le coût dérisoire de la main-d'œuvre locale et l'absence de réglementation permettent de construire des infrastructures de transport (chemins de fer, ports) et de développer des exploitations agricoles ou minières avec un retour sur investissement bien supérieur à celui de l'Europe.
5. La privation économique des nations concurrentes
Dans un contexte de guerre commerciale acharnée entre grandes puissances, le contrôle d'un territoire répond aussi à une stratégie de blocage. En s'emparant d'une région, une puissance coloniale prive directement ses rivaux politiques et économiques d’un accès aux ressources stratégiques et aux débouchés commerciaux de cette zone. Cette course à la confiscation des richesses mondiales consolide les monopoles nationaux et affaiblit les économies des autres empires concurrents.
III. LES FONDEMENTS SOCIO-CULTURELS DE L'IMPÉRIALISME EUROPÉEN
Les arguments d’ordre social, démographique, culturel et religieux ont souvent servi de paravents idéologiques ou de prétextes moraux pour légitimer l’impérialisme aux yeux de l’opinion publique internationale, masquant ainsi des motivations fondamentalement économiques.
1. La création de colonies de peuplement face à l'explosion démographique
Au XIXe siècle, les progrès de la médecine et de l’hygiène entraînent une croissance démographique spectaculaire en Europe. Face au chômage et à la surpopulation des villes industrielles, l'exportation du surplus de population devient une nécessité sociale. Les États créent alors des colonies de peuplement destinées à installer durablement leurs nationaux en quête de terres et d'opportunités économiques. C'est le cas de l’Algérie pour la France, ou de l'Afrique du Sud pour la Grande-Bretagne.
2. Le prétexte de la « Mission civilisatrice » et le racisme pseudo-scientifique
Les puissances coloniales légitiment leurs agressions par la théorie d'une prétendue supériorité raciale, intellectuelle et morale de l'homme blanc. L'impérialisme est présenté comme un devoir humanitaire : la « mission civilisatrice », théorisée par l'écrivain Rudyard Kipling comme « le fardeau de l'homme blanc » qui doit civiliser les autres races et les sortir de la «barbarie». Les Européens prétendent apporter l'éducation, la médecine moderne, la science et les infrastructures à des peuples jugés « sauvages » ou « inférieurs ». En réalité, cela sert à masquer la violence des massacres coloniaux et à détruire les structures sociales et les identités culturelles des autochtones afin de briser toute capacité psychologique et politique de résistance.
3. Les justifications religieuses et le rôle des missions chrétiennes
L’expansion impérialiste s'appuie massivement sur l'action des missionnaires chrétiens (catholiques et protestants). Sous le prétexte d'apporter le salut spirituel, d'évangéliser les populations et d'abolir des pratiques locales coutumières jugées «barbares», l'implantation des églises coloniales participe à l'assimilation culturelle. L'objectif politique global de cette entreprise religieuse est souvent de pacifier les esprits des colonisés. En prêchant la soumission aux autorités, le pardon et la résignation, l'encadrement religieux affaiblit l'ardeur des mouvements de révolte et brise la volonté de résistance armée face à l’oppression et au pillage économique.
Conclusion
En somme, l’impérialisme européen du XIXᵉ siècle ne fut pas une simple entreprise humanitaire ou fortuite, mais une stratégie globale dictée par des impératifs politiques, économiques et socio-culturels. Si la recherche de prestige et l'explosion démographique ont joué un rôle important, le véritable moteur de cette expansion fut la révolution industrielle, qui a transformé le reste du monde en réservoir de matières premières et en marché captif pour l'Occident. Pour masquer la violence de cette domination, l'Europe s'est drapée derrière le prétexte de la « mission civilisatrice » et de l'évangélisation. Cependant, cette course effrénée à l'appropriation des terres a rapidement ravivé les tensions et les rivalités directes entre les grandes puissances coloniales sur le terrain. Face au risque d'affrontements armés destructeurs en Europe pour le contrôle de l'Afrique, les nations impérialistes vont ressentir la nécessité de s'accorder sur des règles collectives de partage. C'est cette volonté de régulation géopolitique qui conduira, dès la fin de l'année 1884, à la convocation de la célèbre Conférence de Berlin, marquant le début du dépeçage officiel et systématique du continent africain.
Avez-vous bien lu ce cours ? Répondez aux questions suivantes
QCM 1
L’impérialisme est une politique par laquelle :
A. Les États faibles dominent les États puissants.
B. Les États puissants imposent leur domination à des peuples plus faibles.
C. Les États renoncent à toute expansion territoriale.
D. Les peuples colonisés dominent les métropoles.
QCM 2
L’impérialisme moderne prend principalement son essor :
A. Au XVIᵉ siècle.
B. Au XVIIᵉ siècle.
C. Au XIXᵉ siècle.
D. Au XXᵉ siècle.
QCM 3
Selon Jules Ferry, « la politique coloniale est fille de » :
A. La politique militaire.
B. La politique religieuse.
C. La politique industrielle.
D. La politique démocratique.
QCM 4
Sur le plan politique, la possession de colonies permet aux puissances européennes de :
A. Réduire leur prestige international.
B. Affirmer leur puissance et leur grandeur nationale.
C. Mettre fin aux rivalités européennes.
D. Abandonner leurs armées.
QCM 5
Les puissances européennes installent des bases navales dans leurs colonies principalement pour :
A. Développer uniquement l'agriculture.
B. Contrôler les routes maritimes et projeter leur puissance militaire.
C. Favoriser l'indépendance des peuples.
D. Réduire leur commerce.
QCM 6
L’impérialisme peut servir aux gouvernements européens à :
A. Détourner l’attention des populations des problèmes sociaux internes.
B. Supprimer les rivalités nationales.
C. Mettre fin aux mouvements socialistes.
D. Réduire le nationalisme.
QCM 7
Le principal moteur économique de l'impérialisme moderne est :
A. La révolution industrielle.
B. Le développement de l'artisanat.
C. La diminution de la production européenne.
D. La disparition du commerce.
QCM 8
Pourquoi les puissances industrielles recherchent-elles des matières premières dans les colonies ?
A. Pour alimenter leurs industries.
B. Pour réduire leur production.
C. Pour empêcher les échanges commerciaux.
D. Pour développer uniquement l'éducation.
QCM 9
Lequel de ces produits constitue une matière première recherchée par les industries européennes ?
A. Le coton.
B. Le plastique synthétique uniquement.
C. L'électronique.
D. Les automobiles.
QCM 10
La conquête de nouveaux marchés permet aux puissances européennes :
A. D'écouler leurs produits manufacturés.
B. De fermer leurs usines.
C. De réduire leurs exportations.
D. D'abandonner le commerce international.
QCM 11
Un « marché captif » est un marché :
A. Ouvert librement à toutes les puissances.
B. Contrôlé par une puissance qui y impose ses produits et ses règles commerciales.
C. Réservé uniquement aux agriculteurs.
D. Sans activité économique.
QCM 12
Les capitaux excédentaires des bourgeoisies européennes sont notamment investis dans les colonies pour :
A. Obtenir des profits.
B. Financer uniquement les mouvements indépendantistes.
C. Détruire les industries européennes.
D. Mettre fin au capitalisme.
QCM 13
La conquête d'un territoire peut également permettre à une puissance européenne :
A. De priver ses concurrents de ressources et de marchés.
B. De favoriser ses concurrents.
C. De supprimer ses propres débouchés.
D. De réduire son influence mondiale.
QCM 14
L'augmentation rapide de la population européenne au XIXᵉ siècle favorise :
A. La création de colonies de peuplement.
B. La disparition des migrations.
C. Le retour massif des Européens vers les campagnes.
D. La fermeture des frontières européennes.
QCM 15
Laquelle de ces colonies est citée comme colonie de peuplement française ?
A. L'Éthiopie.
B. L'Algérie.
C. Le Japon.
D. L'Inde.
QCM 16
La « mission civilisatrice » sert principalement à :
A. Justifier idéologiquement la domination coloniale.
B. Reconnaître l'égalité politique des peuples.
C. Mettre fin à l'expansion européenne.
D. Donner immédiatement l'indépendance aux colonies.
QCM 17
Le « fardeau de l'homme blanc » est associé à :
A. Rudyard Kipling.
B. Jules Ferry.
C. Karl Marx.
D. Léopold II.
QCM 18
Le racisme pseudo-scientifique prétend notamment que :
A. Toutes les populations sont naturellement égales.
B. Les Européens sont supérieurs aux autres peuples.
C. Les peuples colonisés doivent dominer l'Europe.
D. Les différences entre les peuples n'existent pas.
QCM 19
Les missions chrétiennes participent à l'expansion coloniale notamment par :
A. L'évangélisation des populations.
B. La fermeture des écoles.
C. La lutte contre toute présence européenne.
D. La suppression des infrastructures.
QCM 20
Selon le cours, les arguments socio-culturels et religieux servent souvent :
A. À masquer ou légitimer les véritables intérêts de la domination coloniale.
B. À supprimer les intérêts économiques.
C. À empêcher la colonisation.
D. À favoriser immédiatement l'autonomie des peuples.
QCM 21
Parmi les éléments suivants, lequel est un fondement politique de l'impérialisme ?
A. La recherche du prestige international.
B. La recherche de matières premières.
C. La recherche de marchés.
D. L'investissement des capitaux excédentaires.
QCM 22
Parmi les éléments suivants, lequel est un fondement économique de l'impérialisme ?
A. Le prestige national.
B. Le contrôle des bases militaires.
C. La recherche de matières premières.
D. La diversion politique intérieure.
QCM 23
Parmi les éléments suivants, lequel relève des fondements socio-culturels ?
A. La recherche de marchés.
B. La mission civilisatrice.
C. Le contrôle des routes maritimes.
D. La recherche de capitaux.
QCM 24
L'ensemble des motivations économiques, politiques et socio-culturelles montre que l'impérialisme :
A. Est une entreprise uniquement humanitaire.
B. Est une stratégie globale de domination.
C. Est un phénomène uniquement religieux.
D. Est un phénomène sans rapport avec l'industrialisation.
QCM 25
La rivalité entre les puissances européennes pour le contrôle de l'Afrique conduit finalement à :
A. La Conférence de Berlin.
B. La création de l'ONU.
C. La conférence de Versailles.
D. La création de la SDN.
QCM 26
La Conférence de Berlin est convoquée à la fin de l'année :
A. 1870.
B. 1884.
C. 1899.
D. 1914.
QCM 27
La Conférence de Berlin est principalement liée :
A. À la régulation de la compétition coloniale européenne en Afrique.
B. À l'indépendance immédiate de l'Afrique.
C. À la fin de la révolution industrielle.
D. À la création d'un État africain unifié.
QCM 28
Selon la conclusion du cours, le véritable moteur de l'impérialisme européen est principalement :
A. La révolution industrielle et ses besoins.
B. La volonté de diffuser uniquement le christianisme.
C. La recherche de territoires touristiques.
D. La volonté de réduire les échanges.
QCM 29
Quelle relation existe entre révolution industrielle et impérialisme ?
A. La révolution industrielle réduit le besoin de matières premières.
B. L'industrialisation pousse les puissances européennes à rechercher matières premières, marchés et débouchés.
C. L'industrialisation met fin aux rivalités coloniales.
D. L'industrialisation empêche les migrations européennes.
QCM 30
L'impérialisme européen du XIXᵉ siècle contribue principalement à :
A. Renforcer la domination européenne sur une grande partie du monde.
B. Mettre immédiatement fin aux rivalités entre puissances.
C. Supprimer le capitalisme industriel.
D. Donner l'indépendance aux territoires conquis.





Commentaires (0)
Laisser un commentaire