Leçon : METHODOLOGIE DU COMMENTAIRE DE TEXTE PHILOSOPHIQUE
Introduction du cours
Le commentaire de texte philosophique est un exercice qui permet de développer la capacité d’analyse dialectique de l’apprenant. Il exige de l’élève qu’il soit capable de comprendre la pensée d’un auteur, d’en examiner les arguments, d’en relever les limites et d’en dégager la valeur. Il doit ainsi être capable de critiquer le texte à l’aide d’arguments pertinents et valables. Le commentaire de texte philosophique comporte trois grandes parties : une introduction, un développement et une conclusion. Mais avant la rédaction proprement dite, l’élève doit effectuer un important travail préparatoire au brouillon.
I- Le travail préliminaire
Avant de commencer la rédaction proprement dite du commentaire de texte philosophique, l’élève doit effectuer un travail préparatoire approfondi au brouillon.
1- La lecture plurielle du texte
L’apprenant doit lire le texte trois à quatre fois afin de bien le comprendre. Il doit adopter une attitude de neutralité à l’égard du texte et éviter de le lire avec des préjugés ou des idées préconçues, car ceux-ci risquent de fausser sa compréhension. L’élève doit laisser le texte lui-même orienter sa compréhension. Ce sont les idées développées par l’auteur qui doivent guider l’analyse, et non des idées que l’élève aurait déjà en tête. Au cours de ses lectures, l’élève peut souligner au crayon les mots-clés, les expressions importantes et les idées principales. Il peut également repérer les connecteurs logiques afin de mieux comprendre l’enchaînement du raisonnement de l’auteur.
2- La recherche du thème, du problème et de la thèse de l’auteur
a- Le thème
Le thème est l’idée générale autour de laquelle s’organise la réflexion de l’auteur. Il indique ce sur quoi le texte est principalement centré. Pour trouver le thème, l’élève peut se poser les questions suivantes : De quoi parle le texte ? Sur quoi porte principalement la réflexion de l’auteur ? Quelle notion ou quelle réalité l’auteur cherche-t-il à examiner ? Un texte peut avoir pour thème la philosophie, le sous-développement, l’art, la science, l’ethnophilosophie, la liberté, la conscience, etc. Chaque texte possède ainsi un thème autour duquel s’organise la réflexion de l’auteur.
b- Le problème
Le problème est la difficulté ou la question centrale autour de laquelle s’organise la réflexion de l’auteur. Le texte constitue la réponse ou le point de vue de l’auteur face à ce problème. Le problème correspond donc à la manière dont le thème est orienté dans le texte. Dans la présente méthodologie, il est formulé de manière déclarative. Le problème peut, par exemple, porter sur la définition de la philosophie, le rôle du philosophe dans la société ou le rapport entre la philosophie et la science. Pour identifier correctement le problème, l’élève ne doit pas se précipiter. Il doit relire attentivement le texte et chercher à comprendre quelle difficulté l’auteur cherche à résoudre ou sur quelle question il cherche à prendre position. L’élève dispose de suffisamment de temps pour cette étape. Il doit donc prendre le temps de lire plusieurs fois le texte avant de déterminer son thème, son problème et sa thèse.
Prenons un exemple simple. Si je dis qu’Eto’o ne sait pas jouer au football et que Mayanni affirme qu’il est le meilleur joueur du monde, nous réagissons tous les deux à un même problème : la performance d’Eto’o. En affirmant qu’Eto’o ne sait pas jouer au football, je donne mon point de vue, c’est-à-dire ma thèse, sur ce problème. Lorsque Mayanni affirme qu’il est le meilleur joueur du monde, elle donne également sa propre thèse sur le même problème. Ainsi, un même problème peut donner lieu à des thèses différentes, voire opposées.
c- La thèse
La thèse est le point de vue de l’auteur sur le problème. C’est ce que l’auteur pense et la réponse qu’il apporte au problème posé. La thèse peut être explicite, lorsqu’elle est formulée clairement dans le texte, ou implicite, lorsqu’elle n’est pas exprimée directement. Dans certains cas, une phrase ou une partie de phrase du texte constitue directement la thèse de l’auteur. Lorsque la thèse est implicite, il revient à l’élève de la formuler, en veillant à rester le plus fidèle possible à la pensée de l’auteur.
Prenons l’exemple du problème du rôle de la philosophie et des philosophes dans la société. Njoh Mouelle écrit : « C’est en effet le rôle de la philosophie et des philosophes de veiller constamment pour pouvoir révéler aux autres le sens du présent et la direction de l’avenir. » Cette affirmation constitue la thèse de l’auteur sur le problème. Elle est explicite, car Njoh Mouelle exprime clairement son point de vue.
Une autre personne pourrait, au contraire, soutenir que le philosophe est un obstacle au progrès social. Cette affirmation constituerait alors sa propre thèse sur le même problème.
À retenir :
Le thème indique de quoi parle le texte. Le problème indique la difficulté autour de laquelle s’organise la réflexion. La thèse indique la réponse ou le point de vue de l’auteur sur ce problème.
3- La recherche des éléments de l’examen analytique (structure logique)
a- Le rappel de la thèse de l’auteur
Après avoir identifié le thème, le problème et la thèse de l’auteur, l’élève doit rechercher les différentes articulations du texte, c’est-à-dire les grandes idées à travers lesquelles l’auteur développe et défend sa thèse. Il est donc important de garder clairement à l’esprit la thèse de l’auteur. Elle constitue en quelque sorte le fil conducteur de l’examen analytique : l’élève doit montrer comment l’auteur construit progressivement son raisonnement pour parvenir à cette position. Par exemple, si la thèse de l’auteur est que le philosophe est utile à la société, l’élève doit rechercher les différentes idées par lesquelles l’auteur cherche à démontrer cette utilité.
b- La recherche des articulations et des illustrations
Les articulations sont les grandes idées ou les différentes étapes du raisonnement développées par l’auteur pour soutenir sa thèse. L’élève doit donc effectuer un découpage du texte afin de repérer ses différentes parties et de comprendre le rôle de chacune dans le raisonnement de l’auteur. La nouvelle méthodologie stipule que le texte d’examen n’excède pas 16 lignes. Il serait donc difficile pour un auteur de développer un grand nombre d’articulations dans un texte aussi court. La plupart du temps, le texte présente donc deux grandes articulations, même si leur nombre peut varier selon la structure du texte.
Pour trouver les articulations, l’élève peut procéder à un découpage linéaire. Il délimite les différentes parties du texte et détermine l’idée principale développée dans chacune d’elles. Par exemple, de telle ligne à telle ligne, l’auteur développe une première idée ; de telle autre ligne à telle autre ligne, il développe une seconde idée. Ces grandes idées constituent les articulations du texte. Cependant, tous les textes ne se prêtent pas à un découpage aussi simple. Dans certains textes, les idées s’entremêlent. Dans ce cas, l’élève peut effectuer un découpage thématique. Il recherche les différentes idées secondaires qui permettent à l’auteur de développer sa thèse et les regroupe en fonction de leur rôle dans le raisonnement.
L’élève doit également rechercher les illustrations utilisées par l’auteur. Une illustration est un exemple, un fait, une référence, une situation ou un élément concret que l’auteur utilise pour appuyer ou rendre plus claire une idée qu’il développe. Ainsi, pour chaque articulation, l’élève doit se demander :
Quelle est l’idée développée par l’auteur ? Et pour trouver l’articulation, il doit poser la question suivante. Par quel élément l’auteur appuie-t-il ou illustre-t-il son idée ? Par exemple, dans un texte sur le rôle du philosophe dans la société, l’auteur peut présenter le philosophe comme le veilleur de la société. Cette idée constitue une articulation. S’il évoque ensuite Karl Marx et sa critique du capitalisme pour appuyer cette idée, cette référence constitue une illustration. L’élève doit donc chercher à comprendre la construction du raisonnement de l’auteur : sa thèse, les différentes articulations par lesquelles il la développe et les illustrations qu’il utilise pour appuyer ces articulations.
À retenir :
Dans l’examen analytique, l’élève doit rappeler la thèse de l’auteur, dégager les articulations du texte et relever les illustrations qui les accompagnent. Il ne doit pas se contenter de paraphraser le texte.
4- La recherche des éléments de la réfutation
La réfutation consiste à examiner de manière critique la pensée de l’auteur et à en montrer les limites. L’élève doit principalement chercher à discuter la thèse de l’auteur. Il peut également discuter l’une de ses articulations ou l’un de ses raisonnements lorsque la thèse elle-même est difficile à réfuter. Il ne s’agit pas de relever les fautes de langue ou les erreurs de rédaction du texte. La critique doit porter sur la pensée de l’auteur et sur son raisonnement. La réfutation doit être construite de manière rigoureuse. L’élève doit présenter une idée critique, puis apporter un ou plusieurs arguments valables pour justifier cette critique. Il peut également utiliser un exemple, une expérience, un fait ou une référence philosophique pour renforcer son argumentation. L’élève peut notamment rechercher une limite de la thèse de l’auteur, une insuffisance dans son raisonnement, une incohérence éventuelle, un aspect important du problème que l’auteur n’a pas pris en compte, une position philosophique qui s’oppose à celle de l’auteur.
Il est particulièrement recommandé à l’élève de mobiliser un autre philosophe qui défend une position différente de celle de l’auteur. Cette confrontation permet de mieux construire la réfutation et montre la capacité de l’élève à mobiliser sa culture philosophique. L’utilisation d’une citation philosophique n’est pas obligatoire pour soutenir la réfutation. Toutefois, lorsque l’élève connaît une citation pertinente et qu’il est certain de son exactitude, celle-ci peut renforcer son argumentation. À l’examen analytique, l’élève reste principalement attaché au texte : il cherche à comprendre et à expliquer le raisonnement de l’auteur à partir de ce qui est présent dans le texte. À la réfutation, en revanche, il peut sortir du texte pour mobiliser ses connaissances, ses arguments et sa culture philosophique afin d’en examiner les limites.
Pour construire sa réfutation, l’élève peut notamment rechercher l’antithèse, c’est-à-dire le point de vue opposé ou différent de celui défendu par l’auteur. Il doit alors se demander : À quelle position l’auteur s’oppose-t-il ? Quel point de vue différent peut-on lui opposer ? Quels arguments permettent de soutenir cette position ?
La réfutation ne consiste cependant pas nécessairement à soutenir exactement le contraire de l’auteur. Il peut simplement s’agir de montrer que sa thèse est insuffisante, trop générale ou qu’elle ne prend pas en compte certains aspects du problème. L’élève doit donc toujours chercher à construire une critique argumentée et pertinente, et non simplement à affirmer que l’auteur « a tort ».
5- La recherche des éléments de la réinterprétation du texte
Réinterpréter le texte, c’est lui redonner sa valeur après en avoir montré les limites. À travers la réfutation, l’élève a examiné de manière critique la pensée de l’auteur. À travers la réinterprétation, il doit montrer que malgré les limites relevées, le texte conserve un intérêt et peut encore nous apporter quelque chose. L’élève doit donc rechercher les intérêts du texte, c’est-à-dire ce que nous pouvons gagner en le lisant et ce qu’il peut nous apporter.
Le texte peut notamment présenter :
un intérêt philosophique, lorsqu’il permet de mieux comprendre une notion philosophique, d’éclairer un problème ou de mettre en évidence différentes positions sur une question ; un intérêt social, lorsqu’il peut contribuer à la compréhension de la société, à l’harmonie sociale ou à l’entente entre ses différentes composantes ; un intérêt culturel, lorsqu’il contribue à défendre, à comprendre, à repenser ou à transmettre une culture ; un intérêt historique, lorsqu’il permet de mieux connaître une période, un événement ou une partie de l’histoire.
Cette liste n’est pas exhaustive. Le texte peut présenter plusieurs intérêts à la fois, selon son contenu. L’élève doit donc se demander : Que pouvons-nous retenir de ce texte malgré ses limites ?Que nous apprend-il ? En quoi peut-il encore être utile ou intéressant ?
La réinterprétation permet ainsi de dépasser la simple opposition entre l'élève et l'auteur. Le but n'est pas de détruire le texte, mais d'en dégager la valeur après en avoir examiné les limites.
II- L’introduction du commentaire de texte philosophique
L’introduction du commentaire de texte philosophique comporte quatre parties : la situation du texte, la formulation du thème et du problème, la formulation de la thèse de l’auteur et la problématique. Il faut toutefois préciser que les avis divergent concernant la place de la thèse dans l’introduction. Certains enseignants estiment qu’elle ne doit pas y figurer et qu’elle doit être présentée uniquement au moment de l’examen analytique. Dans la méthodologie que nous retenons, la thèse de l’auteur a sa place dans l’introduction.
1- La situation du texte
La situation du texte consiste à présenter la source du texte et son auteur. L’élève précise notamment l’œuvre dont le texte est extrait et, lorsque cela est nécessaire et possible, il situe le texte dans son contexte. Il peut également présenter brièvement les éléments de l’œuvre qui précèdent le passage à commenter et qui permettent de mieux comprendre celui-ci. Il peut, par exemple, préciser le thème général de l’œuvre. La présentation de l’auteur fait également partie de la situation du texte. Cette présentation doit cependant tenir compte du niveau de la classe.
En Première A4, l’élève peut donner davantage d’informations sur l’auteur : sa nationalité, sa profession, quelques éléments de sa biographie, ses principales œuvres ou encore le contexte général dans lequel s’inscrit l’œuvre.
En Terminale A4, l’élève doit privilégier la précision et la concision en raison du nombre de lignes limité. Il peut se contenter de préciser le nom de l’auteur, sa nationalité et, si nécessaire, quelques informations essentielles sur l’œuvre. Il n’est pas utile de développer de longs éléments biographiques.
2- La formulation du thème et du problème
L’élève précise ici le thème central du texte à commenter. Il ne s’agit plus du thème général de l’œuvre, mais bien de celui du passage soumis à son étude. Après avoir dégagé le thème, l’élève formule le problème philosophique auquel le texte apporte une réponse ou sur lequel l’auteur prend position. Pour trouver ce problème, l’élève peut se poser les questions suivantes : Quel problème l’auteur cherche-t-il à résoudre ? Quelle difficulté cherche-t-il à éclairer ? Sur quelle question philosophique prend-il position ? Dans cette méthodologie, rappelons que le problème est formulé de manière déclarative.
3- La formulation de la thèse de l’auteur
L’élève précise ici le point de vue de l’auteur par rapport au problème philosophique. Il indique clairement ce que l’auteur pense et la réponse qu’il apporte au problème. La thèse peut être formulée directement par l’auteur ou être reformulée par l’élève lorsque son point de vue est implicite. L’élève doit toutefois faire attention à une difficulté : l’auteur peut présenter ou évoquer une thèse opposée à la sienne afin de la critiquer ou d’en montrer l’insuffisance. Cette thèse adverse ne doit donc pas être confondue avec la thèse réellement défendue par l’auteur. L’élève doit toujours se demander : Quelle position l’auteur défend-il finalement ?
4- La problématique
La problématique est un ensemble de questions qui permettent d’éclairer le problème philosophique soulevé par le texte. Dans cette méthodologie, la problématique joue également le rôle d’annonce du plan. Elle annonce donc le travail que l’élève réalisera dans le développement. En lisant la problématique, l’enseignant doit pouvoir comprendre les principales étapes du raisonnement que l’élève va développer dans son devoir. Elle doit donc correspondre aux différentes parties du développement. Rappelons qu’un enseignant doit pouvoir, à partir de la lecture de l’introduction et de la conclusion, avoir une idée globale du travail réalisé par l’élève, même sans lire immédiatement le corps du devoir. La problématique doit ainsi annoncer clairement les différentes orientations du développement.
Il existe plusieurs manières de construire la problématique. Certains enseignants privilégient deux questions : la première regroupe l’examen analytique et la réfutation, tandis que la seconde porte sur la réinterprétation. D’autres préfèrent une seule question qui englobe les trois parties du développement. D’autres encore ne demandent pas de faire apparaître explicitement la réinterprétation dans la problématique. Ces différences relèvent des pratiques propres aux enseignants ou aux différentes écoles méthodologiques. Dans la méthodologie que nous retenons, l’élève peut formuler deux questions : une question pour l’examen analytique, une question pour la réfutation et une question pour la réinterprétation, ou formuler une seule question qui est celle de la réfutation. La problématique doit donc être cohérente avec le développement : les questions qu’elle pose doivent correspondre au travail que l’élève réalisera effectivement dans les différentes parties de son devoir.
Exemples d’introductions
Voici deux exemples d’introduction : l’un pour la Première A4, l’autre pour la Terminale A4.
a- Exemple d’introduction de Terminale A4
Tiré de l’œuvre De la médiocrité à l’excellence, du philosophe Njoh Mouelle, notre texte est centré sur la philosophie et les philosophes. Il soulève le problème du rôle de la philosophie et des philosophes dans la société. Pour Njoh Mouelle, « c’est en effet le rôle de la philosophie et des philosophes de veiller constamment pour pouvoir révéler aux autres le sens du présent et la direction de l’avenir ». Mais le philosophe ne peut-il pas aussi être inutile à la société ?
Comme on peut le constater, cette introduction ne comporte qu’une seule question, celle de la réfutation. Ce choix s’explique par la contrainte de longueur à laquelle sont soumis les élèves de Terminale A4. Il est donc conseillé de privilégier la précision et la concision et de poser uniquement la question qui introduit la réfutation.
b- Exemple d’introduction de Première A4
Le texte soumis à notre étude est tiré de l’œuvre De la médiocrité à l’excellence, qui explore les voies et moyens du développement de l’Afrique. Son auteur, Njoh Mouelle, est un philosophe et homme politique camerounais. Notre texte porte sur la philosophie et les philosophes et soulève le problème du rôle de la philosophie et des philosophes dans la société. Njoh Mouelle soutient la thèse selon laquelle « c’est en effet le rôle de la philosophie et des philosophes de veiller constamment pour pouvoir révéler aux autres le sens du présent et la direction de l’avenir ». Sur quoi se fonde Njoh Mouelle pour soutenir cette thèse ? Cependant, le philosophe ne peut-il pas être plutôt inutile à la société ?
III- Le développement
Le développement du commentaire de texte philosophique comporte trois parties : l’examen analytique, la réfutation et la réinterprétation.
1- L’examen analytique
L’examen analytique consiste à rendre le texte compréhensible en mettant en évidence la manière dont l’auteur construit et développe sa pensée. Il ne s’agit donc pas de paraphraser le texte, c’est-à-dire de répéter ce que l’auteur a dit en utilisant d’autres mots, parfois au risque de déformer sa pensée.
L’élève doit plutôt faire une étude structurée du texte. Il doit montrer comment l’auteur conduit son raisonnement, en partant du thème, du problème et de la thèse identifiés lors du travail préparatoire.
L’élève doit notamment rappeler la thèse de l’auteur, puis dégager les différentes articulations du texte, c’est-à-dire les grandes idées à travers lesquelles l’auteur développe et défend sa thèse. Il doit également relever les illustrations utilisées par l’auteur pour appuyer ou rendre plus concrètes ces différentes articulations. L’élève peut citer certains passages du texte lorsque ces citations permettent de soutenir ou de préciser l’analyse qu’il développe. Il ne doit cependant pas multiplier les citations sans les expliquer. Dans certains cas, le texte peut être principalement consacré à la définition ou à l’explication d’un ou de plusieurs concepts plutôt qu'au développement d'une argumentation clairement identifiable. Dans ce cas, l’élève doit expliquer ces concepts et montrer leur rôle dans la pensée de l’auteur et leur rapport avec sa thèse.
À l’examen analytique, l’élève doit rester au plus près du texte. Il cherche à comprendre la pensée de l’auteur de l’intérieur, sans encore la juger. Il doit se mettre, autant que possible, à la place de l’auteur afin de comprendre son raisonnement et la stratégie qu’il utilise pour défendre son point de vue. Il doit donc éviter les jugements de valeur tels que : « L’auteur a raison lorsqu’il affirme que… » ou « L’auteur a tort de dire que… »
Ces jugements appartiennent à la réfutation, et non à l’examen analytique.
Enfin, un texte peut être présenté sous la forme d’un seul paragraphe tout en comportant plusieurs idées et plusieurs articulations. L’élève doit donc être capable de découper logiquement le texte, même lorsque sa présentation matérielle ne fait pas apparaître clairement ses différentes parties.
À retenir
Dans l’examen analytique, l’élève doit présenter la thèse, les articulations et les illustrations, tout en restant fidèle au texte.
Voici quelques exemples d’examens analytiques
a- Exemple de la Première A4
Njoh Mouelle soutient la thèse selon laquelle le philosophe est utile à la société. Pour défendre cette thèse, il montre, dans une première articulation, le philosophe comme le veilleur de la société, dans la mesure où sa voix doit être libératrice et contribuer à libérer l’homme de ses chaînes. L’auteur illustre cette idée par l’exemple de Karl Marx, qui a révélé à la société les dangers du capitalisme et les conséquences que ceux-ci peuvent engendrer. Dans une deuxième articulation, le philosophe camerounais présente le philosophe comme l’oracle de la société, c’est-à-dire celui qui doit contribuer à dire ce que doit être la société. Il précise que les révélations du philosophe reposent sur son jugement critique, puisqu’« aucun être mystérieux ne lui souffle ce qu’il doit dire ». Ainsi, Njoh Mouelle présente le philosophe comme un homme qui possède le sens de l’humain.
Ici, on voit clairement :
Thèse : le philosophe est utile à la société.
Articulation 1 : le philosophe est le veilleur de la société.
Illustration : Karl Marx et sa critique du capitalisme.
Articulation 2 : le philosophe est l’oracle de la société.
Illustration : le jugement critique du philosophe, qui n'est guidé par aucun « être mystérieux ».
b- Exemple de la Terminale A4
Pour soutenir sa thèse, Njoh Mouelle présente, dans une première articulation, le philosophe comme le veilleur de la société, dans la mesure où il doit contribuer à réveiller la société. Dans une seconde articulation, l’auteur le présente comme celui qui doit guider sa société. Le philosophe apparaît ainsi comme un homme qui possède le sens de l’humain.
Transitions
La transition permet de relier deux parties du développement. Elle rappelle brièvement ce qui vient d’être établi et introduit la partie suivante. Elle assure ainsi la continuité du raisonnement. Le commentaire de texte philosophique comporte donc deux transitions principales : une première transition entre l’examen analytique et la réfutation ; une seconde transition entre la réfutation et la réinterprétation.
Les pratiques diffèrent toutefois selon les enseignants. Certains demandent de placer la transition directement à la fin de la partie précédente. D’autres recommandent d’aller à la ligne pour la rédiger. D’autres encore préfèrent qu’une ligne soit laissée avant et après la transition. Pour la Terminale A4, il est préférable d’aller simplement à la ligne pour rédiger la transition. Pour la Première A4, il est préférable de sauter une ligne après la partie précédente, de rédiger la transition, puis de sauter une autre ligne avant de commencer la partie suivante. Cette présentation permet d’aérer davantage la copie et de faire ressortir les différentes étapes du développement.
Une transition doit être courte et précise. Elle comporte généralement deux éléments : un rappel de la partie qui vient d’être développée, formulé de manière déclarative ; une introduction de la partie suivante, qui peut être formulée sous forme interrogative ou déclarative. La transition ne doit donc pas constituer une nouvelle partie du devoir. Elle sert simplement à faire passer logiquement l’élève d'une étape du raisonnement à une autre.
Exemples de première transition
a- Exemple pour la Première A4
Bref, nous venons de voir avec Njoh Mouelle que le philosophe doit veiller pour révéler aux autres le sens du présent et la direction de l’avenir. Mais le philosophe ne peut-il pas aussi être inutile à la société ?
La première phrase rappelle l'essentiel de l'examen analytique. La seconde introduit la réfutation.
b- Exemple pour la Terminale A4.
En affirmant sa thèse, Njoh Mouelle ne semble-t-il pas oublier le fait que le philosophe peut aussi être inutile à la société ?
2- La réfutation
La réfutation consiste à examiner de manière critique le point de vue de l’auteur et à en montrer les limites. L’élève doit principalement discuter la thèse de l’auteur. Il peut également remettre en question l’une de ses articulations ou l’un de ses raisonnements lorsque cela permet de mieux faire apparaître les limites du texte. La réfutation doit être argumentée. L’élève présente une idée critique, puis la développe en apportant des arguments qui permettent de la justifier. Il peut également utiliser un exemple, un fait, une référence philosophique ou la pensée d’un autre auteur pour renforcer sa critique.
Il ne suffit donc pas d’affirmer que la thèse de l’auteur est discutable. L’élève doit expliquer pourquoi elle peut être discutée et montrer en quoi son objection est pertinente. La réfutation peut être considérée comme l’antithèse du commentaire, à l’image de l’antithèse dans la dissertation philosophique. L’élève cherche notamment à faire apparaître un point de vue différent de celui de l’auteur et à montrer que le problème peut être envisagé sous un autre angle.
Cependant, réfuter ne signifie pas détruire ou rejeter complètement le texte. Il s’agit d’en montrer les insuffisances, les limites ou les aspects qui n’ont pas été pris en compte. L’élève doit donc éviter les expressions brutales telles que : « L’auteur a tort. » « L’auteur ment. » « L’auteur se trompe. » Il est préférable d'employer des formulations plus nuancées et philosophiquement plus rigoureuses, telles que : « L’auteur semble perdre de vue le fait que… » « L’auteur n’aborde pas suffisamment tel aspect de la question… » « L’auteur ne prend pas en compte le fait que… » « Cette position peut cependant être discutée dans la mesure où… » « On peut toutefois objecter à l’auteur que… »
La réfutation peut également s’appuyer sur la pensée d’un autre philosophe. Cette confrontation permet à l’élève de montrer qu’il est capable de mobiliser sa culture philosophique pour discuter la position de l’auteur.
Exemple de réfutation
a- Exemple de la Première A4
L’auteur ne semble pas avoir suffisamment pris en compte le fait que le philosophe peut aussi être considéré comme peu utile à la société dans la mesure où sa réflexion demeure principalement théorique. En effet, le philosophe ne produit pas nécessairement quelque chose de concret, de visible ou de directement utilisable, contrairement au scientifique qui peut, par ses découvertes, apporter des solutions pratiques à certains problèmes. Une mère dont l’enfant est gravement malade a besoin, dans l’immédiat, de l’intervention de la médecine plutôt que d’un discours philosophique. De même, lorsque le politique prend une décision et la met en application, le philosophe peut rester au niveau de la réflexion et de la théorie. Cette conception a notamment conduit Clément Rosset à écrire : « Il ne faut pas compter sur le philosophe pour trouver des raisons de vivre. »
Ici, on peut facilement distinguer :
Idée critique : le philosophe peut être peu utile à la société parce que son activité est principalement théorique.
Argument 1 : il ne produit pas nécessairement de résultats concrets.
Illustration : la mère confrontée à la maladie de son enfant a besoin de la médecine.
Argument 2 : le politique peut prendre des décisions et les appliquer alors que le philosophe reste dans la réflexion.
Référence philosophique : Clément Rosset.
b- Exemple de la Terminale A4
L’auteur ne semble pas avoir suffisamment pris en compte le fait que le philosophe peut aussi être considéré comme peu utile à la société dans la mesure où sa réflexion demeure principalement théorique. Il ne produit pas nécessairement quelque chose de concret, contrairement au scientifique. Il peut ainsi rester limité à la réflexion alors que d’autres acteurs de la société transforment directement la réalité.
3- La réinterprétation
La réinterprétation consiste à mettre en évidence ce qui demeure intéressant et utile dans le texte malgré les limites qui ont été relevées dans la réfutation. Après avoir analysé la pensée de l’auteur et montré ses limites, l’élève ne doit pas simplement rejeter le texte. Il doit montrer ce que sa lecture peut encore apporter. Il s’agit donc de rechercher les différents intérêts du texte et de les développer.
Le texte peut présenter un intérêt philosophique, social, culturel, historique, politique, didactique, ou encore plusieurs de ces intérêts à la fois.
L’élève n’est cependant pas obligé de préciser explicitement : « Ce texte présente un intérêt philosophique » ou « Ce texte présente un intérêt historique ». Il peut simplement développer l’intérêt qu’il a identifié. Par exemple, s’il considère que le texte présente un intérêt politique parce qu’il peut contribuer à la réflexion sur le développement de l’Afrique, il peut directement expliquer cette contribution sans nécessairement employer l’expression « intérêt politique ».
Pour trouver les éléments de la réinterprétation, l’élève peut se poser les questions suivantes : Que pouvons-nous retenir de ce texte malgré ses limites ? Que nous apprend-il ? En quoi peut-il être utile à la société ? Quelle contribution peut-il apporter à notre réflexion ?
Exemple de réinterprétation pour la Première et la Terminale A4
Malgré les limites que nous avons relevées dans ce texte, celui-ci demeure d’une grande importance pour la réflexion sur le développement de l’Afrique. En effet, au regard des multiples crises qui secouent le continent et de la recherche constante des voies de son développement, la réflexion philosophique peut jouer un rôle important. En tant que guide ou oracle de la société, le philosophe peut contribuer à orienter les peuples africains vers le progrès. Le texte invite également la société à accorder davantage d’importance à la réflexion philosophique et au rôle du philosophe dans la société. Enfin, il permet de mieux comprendre une partie de l’histoire de la philosophie en rappelant la contribution de Karl Marx à la critique du capitalisme.
À retenir
La réinterprétation ne consiste pas à revenir sur la réfutation ni à répéter l’examen analytique. Elle consiste à montrer la valeur du texte après en avoir reconnu les limites. Dans cet exemple, le texte présente notamment un intérêt politique, puisqu’il nourrit la réflexion sur le développement de l’Afrique, et un intérêt historique, puisqu’il évoque la contribution de Karl Marx à la critique du capitalisme. Mais l’élève peut développer directement ces intérêts sans être obligé de leur donner une étiquette.
IV- La conclusion du commentaire de texte philosophique
La conclusion du commentaire de texte philosophique comporte deux principales parties : le rappel du problème philosophique et le bilan du travail effectué.
1- Le rappel du problème philosophique
Dans un premier temps, l’élève rappelle le problème philosophique qui a fait l’objet de son commentaire. Il s’agit du problème qu’il a identifié lors du travail préliminaire et qu’il a formulé dans l’introduction. Il ne doit donc pas introduire un nouveau problème à la conclusion.
2- Le bilan du travail
Après avoir rappelé le problème, l’élève fait un bilan synthétique de son travail. Il rappelle d’abord la position de l’auteur par rapport au problème et résume la manière dont celui-ci développe sa pensée dans le texte : sa thèse, ses principales articulations et, lorsque cela est pertinent, ses illustrations. Il rappelle ensuite la limite ou la critique formulée à l’égard de cette position dans la réfutation. Enfin, il rappelle l’intérêt du texte, c’est-à-dire ce que sa lecture peut nous apporter malgré les limites qui ont été relevées. Il reprend ainsi brièvement les principaux éléments de la réinterprétation. La conclusion doit donc permettre au lecteur de retrouver, en quelques phrases, l’essentiel des trois moments du développement : l’examen analytique, la réfutation et la réinterprétation. Elle doit rester synthétique. Il ne s’agit pas de reprendre dans le détail tout ce qui a déjà été développé.
Exemple de conclusion
Parvenus au terme de notre devoir qui portait sur le rôle de la philosophie et des philosophes dans la société, nous avons vu avec Njoh Mouelle que le philosophe veille constamment pour révéler aux autres le sens du présent et la direction de l’avenir, dans la mesure où il est le veilleur et l’oracle de la société. Cependant, nous avons montré que cette conception peut être discutée, car le philosophe peut aussi apparaître comme peu utile à la société lorsque sa réflexion demeure essentiellement théorique. Malgré cette limite, le texte de Njoh Mouelle demeure important, car il montre le rôle que le philosophe peut jouer dans le progrès de l’Afrique et invite la société à accorder davantage d’importance à la réflexion philosophique.
À retenir
La conclusion répond donc à trois questions : Quel était le problème ? (rappel du problème philosophique) ; Qu’avons-nous découvert ? ( bilan de l’analyse et de la réfutation) ; Que retenons-nous du texte ? (bilan de la réinterprétation.)
V- La présentation de la copie
La présentation de la copie doit être soignée et aérée. Une bonne présentation facilite la lecture du devoir et permet au correcteur de distinguer clairement les différentes étapes du commentaire.
1- L’espacement entre les différentes parties
De manière générale, on peut adopter la présentation suivante : après l’introduction, sauter deux lignes avant de commencer l’examen analytique ;
après l’examen analytique, sauter une ligne avant de rédiger la première transition ; après la transition, sauter une ligne avant de commencer la réfutation ;
après la réfutation, sauter une ligne avant de rédiger la deuxième transition ;
après la deuxième transition, sauter une ligne avant de commencer la réinterprétation ; après la réinterprétation, sauter deux lignes avant de rédiger la conclusion.
Cette présentation peut toutefois varier légèrement selon les consignes de l’enseignant. L’essentiel est de respecter une présentation régulière et cohérente tout au long de la copie.
2- La qualité de la rédaction
L’élève doit prendre le temps de relire son devoir avant de le remettre. Cette relecture permet de corriger les fautes d’orthographe, les erreurs d’accord, les oublis de mots et les erreurs de conjugaison. Il faut également privilégier des phrases courtes, simples et correctement construites. Une phrase simple peut suivre la structure : Sujet + verbe + complément.
Il n’est pas nécessaire d’utiliser des mots compliqués pour donner l’impression d’avoir une grande culture philosophique. Utilisez de préférence des mots dont vous connaissez parfaitement le sens. Un mot mal employé peut rendre votre idée confuse et affaiblir votre argumentation. Le correcteur ne juge pas la copie sur la difficulté des mots employés, mais sur la clarté des idées, la pertinence des arguments, la qualité de l'analyse et le respect de la méthodologie.
3- L’aération et l’alignement de la copie
La copie doit être suffisamment aérée pour faciliter sa lecture. Les différentes parties et transitions doivent être clairement visibles. Il faut également veiller à l’alignement des paragraphes. Si vous choisissez de laisser, par exemple, un espace d’environ 1 cm avant le début d’un paragraphe, utilisez le même espace pour tous les paragraphes. Il faut éviter qu’un paragraphe commence très loin de la marge tandis qu’un autre commence presque contre celle-ci. La régularité de la présentation donne à la copie une apparence soignée et facilite le travail du correcteur.
4- La longueur du devoir
Enfin, la longueur n’est pas le principal critère de qualité d’un commentaire de texte philosophique. Un devoir long n’est pas nécessairement un bon devoir, et un devoir relativement court n’est pas nécessairement mauvais. Le correcteur évalue avant tout la compréhension du texte, le respect de la méthodologie, la pertinence des articulations dégagées, la qualité des illustrations relevées, la solidité de la réfutation, la pertinence de la réinterprétation, la clarté de l’expression.
Avez-vous bien lu ce cours ? Répondez aux QCM suivants
1. Quel est le premier travail à effectuer avant de rédiger un commentaire de texte philosophique ?
A. Rédiger directement la conclusion
B. Lire plusieurs fois le texte
C. Chercher des citations de philosophes
D. Commencer par la réfutation
2. Pourquoi faut-il lire plusieurs fois le texte ?
A. Pour mémoriser toutes les phrases
B. Pour pouvoir le paraphraser
C. Pour mieux comprendre sa pensée et son raisonnement
D. Pour trouver immédiatement une citation
3. Quelle attitude l'élève doit-il adopter lors de la première lecture ?
A. Une attitude critique immédiate
B. Une attitude de neutralité
C. Une attitude de rejet
D. Une attitude favorable à l'auteur
4. Le thème d'un texte philosophique désigne :
A. La conclusion du texte
B. L'opinion personnelle de l'élève
C. L'idée générale sur laquelle porte le texte
D. L'argument principal de l'auteur
5. Pour trouver le thème, l'élève peut se demander :
A. Qui a raison ?
B. Que vais-je réfuter ?
C. De quoi parle le texte ?
D. Quel philosophe dois-je citer ?
6. Dans cette méthodologie, le problème philosophique est :
A. Une faute commise par l'auteur
B. La question centrale à laquelle le texte apporte une réponse ou sur laquelle l'auteur prend position
C. La conclusion du texte
D. Une question choisie au hasard par l'élève
7. Dans la méthodologie étudiée, le problème est formulé :
A. Sous forme de citation
B. Sous forme de question uniquement
C. De manière déclarative
D. Sous forme d'exemple
8. La thèse de l'auteur est :
A. Le thème général du texte
B. Le point de vue de l'auteur sur le problème
C. L'opinion du correcteur
D. Une illustration du texte
9. Une thèse est explicite lorsqu'elle :
A. Est clairement formulée dans le texte
B. Est absente du texte
C. Est uniquement comprise par le correcteur
D. Est contraire à la pensée de l'auteur
10. Une thèse implicite :
A. N'existe jamais dans un texte philosophique
B. Est toujours fausse
C. N'est pas formulée clairement et doit être dégagée par l'élève
D. Est nécessairement une citation
11. Dans la méthodologie retenue, quels sont les principaux éléments recherchés pour l'examen analytique ?
A. Le thème, les fautes et les opinions personnelles
B. La thèse, les articulations et les illustrations
C. La biographie, les citations et la conclusion
D. L'antithèse, la synthèse et l'opinion de l'élève
12. Les articulations du texte sont :
A. Les fautes de construction du texte
B. Les grandes idées ou étapes du raisonnement de l'auteur
C. Les opinions personnelles de l'élève
D. Les citations utilisées par l'élève
13. Pour trouver les articulations, l'élève peut :
A. Faire un découpage du texte
B. Ignorer la structure du texte
C. Chercher uniquement la dernière phrase
D. Inventer des arguments
14. Le découpage linéaire consiste à :
A. Résumer uniquement la dernière partie
B. Délimiter les différentes parties du texte selon leur progression
C. Supprimer les exemples
D. Réécrire le texte
15. Lorsque les idées du texte s'entremêlent, l'élève peut effectuer :
A. Un découpage thématique
B. Un découpage alphabétique
C. Un découpage biographique
D. Un découpage grammatical
16. Une illustration est :
A. Une critique de l'auteur
B. Un exemple, un fait ou une référence utilisé pour appuyer ou rendre plus claire une idée
C. La thèse de l'élève
D. La conclusion du devoir
17. Si l'auteur présente Karl Marx comme exemple de philosophe ayant dénoncé les dangers du capitalisme, Karl Marx constitue :
A. Le problème
B. La thèse
C. Une illustration
D. Une transition
18. L'examen analytique doit principalement :
A. Juger l'auteur
B. Comprendre et expliquer comment l'auteur construit sa pensée
C. Détruire la thèse de l'auteur
D. Donner immédiatement l'opinion de l'élève
19. Quelle expression doit être évitée pendant l'examen analytique ?
A. « L'auteur présente... »
B. « Dans une première articulation... »
C. « L'auteur a raison lorsqu'il affirme... »
D. « L'auteur soutient que... »
20. Pourquoi faut-il éviter la paraphrase ?
A. Parce qu'elle consiste à répéter le texte sans véritable analyse
B. Parce qu'elle est toujours trop courte
C. Parce qu'elle contient nécessairement des citations
D. Parce qu'elle appartient à la conclusion
21. La réfutation consiste principalement à :
A. Répéter la thèse de l'auteur
B. Critiquer la pensée de l'auteur et en montrer les limites
C. Présenter sa biographie
D. Résumer le texte
22. La réfutation doit être :
A. Purement personnelle et sans justification
B. Argumentée
C. Très longue obligatoirement
D. Constituée uniquement de citations
23. Pour construire une bonne réfutation, l'élève doit notamment :
A. Donner une idée critique et la justifier par des arguments
B. Dire simplement « l'auteur a tort »
C. Copier les arguments de l'auteur
D. Éviter toute référence philosophique
24. Réfuter une thèse signifie :
A. Détruire définitivement le texte
B. Montrer ses limites ou lui opposer des objections argumentées
C. Insulter l'auteur
D. Refuser de lire le texte
25. Quelle formulation est la plus appropriée dans une réfutation ?
A. « L'auteur ment. »
B. « L'auteur est complètement ignorant. »
C. « L'auteur semble perdre de vue le fait que... »
D. « L'auteur ne comprend rien. »
26. Pour renforcer sa réfutation, l'élève peut :
A. Mobiliser la pensée d'un autre philosophe
B. Inventer une citation
C. Modifier le texte
D. Ignorer ses connaissances philosophiques
27. À la réfutation, contrairement à l'examen analytique, l'élève peut :
A. Sortir du texte et mobiliser sa culture philosophique
B. Ne plus utiliser aucun argument
C. Modifier la thèse de l'auteur
D. Refuser toute référence extérieure
28. L'antithèse permet principalement :
A. De répéter la thèse
B. De rechercher un point de vue différent ou opposé à celui de l'auteur
C. De trouver le thème
D. De rédiger la conclusion
29. La réinterprétation consiste à :
A. Rejeter définitivement le texte
B. Montrer ce qui reste intéressant dans le texte malgré ses limites
C. Répéter la réfutation
D. Corriger les fautes d'orthographe de l'auteur
30. Dans la réinterprétation, l'élève recherche :
A. Les intérêts et les apports du texte
B. Les fautes grammaticales
C. Un nouveau thème
D. Un nouveau problème sans rapport avec le texte
31. Le texte peut avoir un intérêt :
A. Uniquement philosophique
B. Uniquement historique
C. Philosophique, social, culturel, historique, politique, didactique, etc.
D. Uniquement économique
32. L'élève est-il obligé d'écrire « intérêt philosophique » ou « intérêt historique » ?
A. Oui, toujours
B. Non, il peut simplement développer l'intérêt identifié
C. Oui, uniquement en Terminale
D. Oui, uniquement en Première
33. Combien de parties comporte l'introduction selon cette méthodologie ?
A. Deux
B. Trois
C. Quatre
D. Cinq
34. Laquelle de ces propositions ne fait pas partie des quatre éléments de l'introduction ?
A. La situation du texte
B. La formulation du thème et du problème
C. La formulation de la thèse
D. La réfutation
35. La situation du texte consiste notamment à :
A. Présenter la source et l'auteur du texte
B. Réfuter immédiatement l'auteur
C. Donner son opinion personnelle
D. Résumer toute l'œuvre
36. En Terminale A4, la présentation de l'auteur doit être :
A. Très longue
B. Précise et concise
C. Entièrement biographique
D. Absente
37. Après avoir formulé le thème, l'élève doit :
A. Formuler le problème philosophique
B. Passer directement à la conclusion
C. Donner trois illustrations
D. Réfuter l'auteur
38. Dans cette méthodologie, la problématique est :
A. Une simple répétition du thème
B. Un ensemble de questions permettant d'éclairer le problème et d'annoncer le développement
C. Une citation obligatoire
D. Une conclusion anticipée
39. Pour la Première A4, la problématique peut comporter :
A. Trois questions correspondant aux trois parties du développement
B. Une seule affirmation
C. Uniquement une question sur le thème
D. Aucune question
40. Pourquoi la Terminale A4 peut-elle privilégier une seule question dans la problématique ?
A. Parce que les élèves ne doivent pas connaître la méthodologie
B. En raison de la contrainte de longueur du commentaire
C. Parce que la réfutation est interdite
D. Parce que l'examen analytique est facultatif
41. Le développement comporte :
A. Deux parties
B. Trois parties
C. Quatre parties
D. Cinq parties
42. Les trois parties du développement sont :
A. Thème, problème, thèse
B. Introduction, analyse, conclusion
C. Examen analytique, réfutation, réinterprétation
D. Situation, argumentation, conclusion
43. Combien de transitions principales comporte le commentaire ?
A. Une
B. Deux
C. Trois
D. Quatre
44. La première transition relie :
A. L'introduction et l'examen analytique
B. L'examen analytique et la réfutation
C. La réfutation et la conclusion
D. La réinterprétation et la conclusion
45. La deuxième transition relie :
A. L'examen analytique et la réfutation
B. L'introduction et la conclusion
C. La réfutation et la réinterprétation
D. Le thème et le problème
46. Une transition doit être :
A. Très longue
B. Courte et logique
C. Constituée uniquement d'une citation
D. Sans rapport avec les parties du devoir
47. Dans une transition, le rappel de la partie précédente est généralement :
A. Interrogatif
B. Déclaratif
C. Impératif
D. Exclamatif
48. L'annonce de la partie suivante peut être :
A. Interrogative ou déclarative
B. Uniquement exclamative
C. Toujours négative
D. Toujours sous forme de citation
49. La conclusion comporte principalement :
A. Le thème et la thèse
B. Le rappel du problème et le bilan
C. La biographie de l'auteur
D. La réfutation uniquement
50. Dans le bilan, l'élève rappelle notamment :
A. La thèse, les articulations, la critique et l'intérêt du texte
B. Uniquement son opinion personnelle
C. Toutes les phrases du texte
D. La biographie complète de l'auteur
51. Que doit éviter l'élève dans sa rédaction ?
A. Les phrases courtes
B. La relecture
C. Les mots dont il ne maîtrise pas le sens
D. Les paragraphes bien alignés
52. Pourquoi faut-il relire sa copie ?
A. Pour augmenter artificiellement sa longueur
B. Pour corriger les fautes et améliorer la qualité de la rédaction
C. Pour ajouter des citations au hasard
D. Pour supprimer la conclusion
53. La présentation de la copie doit être :
A. Négligée si les idées sont bonnes
B. Aérée, régulière et soignée
C. Très compacte
D. Entièrement écrite en lettres capitales
54. Si l'élève choisit de laisser un espace avant les paragraphes, il doit :
A. Changer d'espace à chaque paragraphe
B. Garder un alignement régulier
C. Mettre l'espace uniquement avant la conclusion
D. Ne plus faire de paragraphes
55. Quel est le critère le plus important pour évaluer un commentaire ?
A. Sa longueur uniquement
B. Le nombre de citations
C. La valeur des arguments et le respect de la méthodologie
D. La difficulté du vocabulaire
56. Quelle affirmation résume le mieux l'esprit de cette méthodologie ?
A. Il faut écrire le plus longtemps possible.
B. Il faut surtout utiliser des mots compliqués.
C. Il faut comprendre le texte, l'analyser, en montrer les limites et faire ressortir sa valeur.
D. Il faut toujours être en désaccord avec l'auteur.






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